Bally Bagayoko avait annoncé dans son programme vouloir « agir avec la préfecture pour empêcher les expulsions locatives sans solution de relogement ». Et le nouveau maire (LFI) de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) passe rapidement aux actes. Ce 1er avril, la Ville de Saint-Denis et la commune déléguée de Pierrefitte ont adopté un arrêté « anti-expulsion ».
Cet arrêté, signé par le maire, interdit les expulsions locatives lorsqu’aucune solution de relogement n’est proposée, et ce à partir du 1er avril, date de la fin de la trêve hivernale, jusqu’au début de la prochaine, le 31 octobre.
« Toute mesure de nature à priver une personne physique de son lieu de résidence, et notamment toute mesure d’expulsion, doit être précédée d’un relogement préalable de la personne concernée », peut-on lire dans l’arrêté, qui dispose que le préfet est tenu, « au plus tard 24 heures avant toute mesure d’expulsion (…) de transmettre au maire la justification du relogement préalable de la personne concernée ».
« Cette mesure constitue un socle essentiel pour renforcer la protection des ménages les plus vulnérables et apporter une première réponse à la crise du logement qui touche notre territoire », écrit Bally Bagayoko sur ses réseaux sociaux.
Le Parisien via fdesouche
