Ils s’appellent Hippolyte et Blandine et sont « éco-anxieux ». Pour eux, faire naître un enfant, c’est assassiner un bébé phoque du Groenland. (28/04/2026)
Publié par Guy Jovelin le 28 avril 2026
Ils s’appellent Hippolyte et Blandine et sont « éco-anxieux ». Pour eux, faire naître un enfant, c’est assassiner un bébé phoque du Groenland.
Hippolyte et Blandine ne sont pas en couple, ils sont en « coalition de résilience urbaine ». Logés dans un 45m² sous les toits de la rue Montorgueil, ils observent le tumulte parisien avec la mine dévastée de ceux qui ont lu trop de rapports du GIEC entre deux épisodes de série Netflix. Pour eux, le 2e Arrondissement est le dernier bastion de la civilisation avant que la Seine ne submerge définitivement les terrasses de café.
Leur grand œuvre ? Le « non-enfant ». Ils ont décidé de ne pas procréer pour ne pas offrir une « chair à carbone » à une planète agonisante, un sacrifice qu’ils partagent avec une ferveur missionnaire lors de dîners entre amis, souvent interrompus par les sanglots de Blandine devant sa salade de quinoa bio issue du commerce équitable et transportée par avion depuis le Pérou (qui a le bilan carbone d’un an de trajet en bagnole Crit'air3 d’un banlieusard de Cergy qui taffe à Paname). « Faire un enfant aujourd'hui, c'est littéralement fabriquer un futur réfugié climatique », soupire Hippolyte en ajustant ses lunettes en acétate recyclé, tout en caressant leur chat de race, qui, lui, ne semble pas peser sur leur conscience écologique.
Ils militent pour la « sobriété ostentatoire et la décroissance radicale », mais seulement si elle est compatible avec la fibre optique et la livraison de paniers AMAP à domicile. Ils sont capables de fustiger la surpopulation mondiale tout en louant leur appartement sur Airbnb (sous un faux nom, pour la cause) dès qu'ils partent en « retraite de reconnexion » dans le Perche.
Ils rêvent d'un effondrement qui épargnerait miraculeusement les épiceries fines et les pistes cyclables. Convaincus d'être l'élite lucide d'une espèce condamnée, ils continuent de vivre leur éco-anxiété comme une marque de luxe, persuadés que leur refus de la parentalité sauvera la banquise, tandis qu'ils commandent leur troisième latte au lait de chanvre de la matinée.
Source : https://x.com/KimJongUnique
10:51 | Tags : éco-anxieux, enfants | Lien permanent | Commentaires (0)