Le fléau urbain des familles bobos à vélo-cargo. (04/05/2026)
Publié par Guy Jovelin le 04 mai 2026
Ils sont le cauchemar des boulevards, les seigneurs de la piste cyclable qui déborde : voici la famille « Mobilité Douce ». À bord de leur vélo cargo à 6.000 €, véritable tank à pédales en bois d'eucalyptus, ils transportent leur progéniture, le chien et leurs convictions bio avec une lenteur majestueuse.
Pour eux, ralentir une file de cinquante voitures n'est pas un manque de civisme, c'est un acte de désobéissance civile contre « l'hégémonie de l'objet-bagnole ». Quand un artisan en retard klaxonne, ils ne se poussent pas ; ils se retournent avec un sourire condescendant, celui de ceux qui sauvent la planète à 12 km/h. Ils ne circulent pas, ils professent. Chaque coup de pédale est un doigt d'honneur à la thermodynamique et à l'urgence des autres.
Il est 8h15. Marc ajuste le casque de la petite Zaya dans la caisse avant de son engin, pendant que Clémence vérifie la pression des pneus. « Aujourd'hui, on réquisitionne l'espace public, mes amours », lance-t-elle avec la ferveur d'une révolutionnaire en Gore-Tex.
Leur trajet vers l'école alternative est une procession sacrée. Marc se place délibérément au centre de la chaussée, ignorant la bande cyclable jugée « trop étroite pour leur rayonnement ». Derrière eux, le bus scolaire et trois ambulances s'impatientent. Marc savoure : « Regarde, Clémence, cette frustration derrière nous, c’est le cri d’agonie du patriarcat fossile. »
À chaque feu rouge, ils engagent la conversation avec les automobilistes vitres baissées : « Vous savez qu'en leur faisant inhaler ces particules fines, vous commettez un acte de violence environnementale sur mes enfants, à la limite de l’écocide ? »
Si un chauffeur de taxi ose protester, Marc dégaine son arme fatale : son téléphone pour filmer la « haine routière » et la poster sur son groupe Facebook "Vélorution Totale".
À 9h, après avoir garé leur convoi sur trois places de livraison (« un geste politique pour libérer le sol »), ils s'en vont boire un latte à l'avoine. Ils sont fiers : ils n'ont pas seulement emmené les enfants à l'école, ils ont offert vingt minutes de méditation forcée à deux cents travailleurs stressés.
Source : https://x.com/KimJongUnique
15:49 | Tags : bobos à vélo-cargo | Lien permanent | Commentaires (0)