Les kebabs comme commerces de façade pour des réseaux criminels (26/01/2026)
Publié par Guy Jovelin le 26 janvier 2026
Une étude alerte sur le rôle de certains kebabs comme commerces de façade pour des réseaux criminels : au moins 42 % d’entre eux sont soupçonnés de blanchir de l’argent.
Entre 2000 et 2022, le nombre de fast-foods en France est passé de 13.000 à 48.300. Les kebabs représentent aujourd’hui environ 14.000 établissements, soit 3.000 de plus qu’il y a cinq ans.
Selon une étude de l'Institut pour la Justice, le phénomène du blanchiment via certains kebabs est « massif ». L’IPJ identifie plusieurs facteurs favorables au blanchiment : paiement majoritairement en espèces, marges incohérentes, comptabilité approximative, facilité d’ouverture et montages juridiques simples.
L’étude repose sur cinq critères précis issus de l’expérience d’enquêteurs, magistrats et experts-comptables. Un établissement est considéré comme fortement suspect dès lors qu’il remplit au moins deux critères.
Appliquée à 67 kebabs étudiés à Montpellier, Nantes et Lille, la méthode aboutit à un chiffre marquant : 42 % des établissements analysés sont soupçonnés de blanchir de l’argent.
Plus encore, selon les standards des experts-comptables — qui peuvent saisir Tracfin dès un seul indice suspect — 89,6 % des kebabs étudiés présenteraient au moins un signal d’alerte.
Ces commerces ne serviraient pas uniquement à blanchir de l’argent, mais aussi à asseoir une emprise territoriale, donner une façade légale aux trafics et fournir des fiches de paie à des proches de réseaux criminels.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi contre le narcotrafic, 96 fermetures administratives de commerces soupçonnés de blanchiment ont déjà été prononcées.
Source : https://x.com/BastionMediaFR
18:41 | Tags : commerces de façade, kebabs | Lien permanent | Commentaires (0)