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Les kebabs comme commerces de façade pour des réseaux criminels

Publié par Guy Jovelin le 26 janvier 2026

Thomas Joly

Une étude alerte sur le rôle de certains kebabs comme commerces de façade pour des réseaux criminels : au moins 42 % d’entre eux sont soupçonnés de blanchir de l’argent.
Entre 2000 et 2022, le nombre de fast-foods en France est passé de 13.000 à 48.300. Les kebabs représentent aujourd’hui environ 14.000 établissements, soit 3.000 de plus qu’il y a cinq ans.
Selon une étude de l'Institut pour la Justice, le phénomène du blanchiment via certains kebabs est « massif ». L’IPJ identifie plusieurs facteurs favorables au blanchiment : paiement majoritairement en espèces, marges incohérentes, comptabilité approximative, facilité d’ouverture et montages juridiques simples.
L’étude repose sur cinq critères précis issus de l’expérience d’enquêteurs, magistrats et experts-comptables. Un établissement est considéré comme fortement suspect dès lors qu’il remplit au moins deux critères.
Appliquée à 67 kebabs étudiés à Montpellier, Nantes et Lille, la méthode aboutit à un chiffre marquant : 42 % des établissements analysés sont soupçonnés de blanchir de l’argent.
Plus encore, selon les standards des experts-comptables — qui peuvent saisir Tracfin dès un seul indice suspect — 89,6 % des kebabs étudiés présenteraient au moins un signal d’alerte.
Ces commerces ne serviraient pas uniquement à blanchir de l’argent, mais aussi à asseoir une emprise territoriale, donner une façade légale aux trafics et fournir des fiches de paie à des proches de réseaux criminels.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi contre le narcotrafic, 96 fermetures administratives de commerces soupçonnés de blanchiment ont déjà été prononcées.

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