Publié par Guy Jovelin le 09 septembre 2026
Alors que les sapeurs-pompiers entament ce mardi 8 septembre un mouvement national de grève qui doit se poursuivre jusqu'au 20 octobre, le Parti de la France leur apporte son soutien total.
Les soldats du feu viennent tout juste de sortir d'un intense et pénible épisode de lutte contre les incendies de forêt, et pourtant ils ont rarement été aussi mal dotés pour accomplir leur mission, les chiffres parlant d'eux-mêmes.
En 2024, les dépenses des SDIS se sont élevées à 6,045 milliards d'euros, contre 4,642 milliards en 2012, soit une hausse de plus de 30 % en douze ans. Dans le même temps, les interventions et les risques auxquels sont confrontés les sapeurs-pompiers ne cessent de se multiplier : en 2025, ils ont réalisé plus de 4,75 millions d'interventions, soit une intervention toutes les 6,6 secondes !
Mais qui finance cette indispensable mission de protection des Français ? Les départements assuraient 55 % des recettes des SDIS en 2024, tandis que les communes et intercommunalités en finançaient 35 %. Autrement dit, neuf euros sur dix proviennent des collectivités territoriales.
Les pompiers alertent sur des effectifs insuffisants, une usure croissante et des moyens matériels qui ne sont plus adaptés à l'augmentation des risques. L'intersyndicale réclame notamment un recrutement massif et un financement pérenne des SDIS.
Cette situation est d'autant plus absurde que la France repose largement sur le dévouement de ses citoyens : sur les 256 400 sapeurs-pompiers recensés fin 2024, près de 199 000 étaient des volontaires. Notre modèle de sécurité civile fonctionne donc grâce à l'engagement de Français qui donnent de leur temps, de leur énergie et parfois de leur santé pour protéger leurs compatriotes.
Rappelons au passage que l'une des revendications à l'origine de cette grève est que cette profession soit enfin reconnue comme dangereuse, les deux pompiers morts au feu en juillet dernier illustrant tragiquement cet état de fait…
Le Parti de la France exige une révision immédiate des priorités budgétaires de l'État.
Nous proposons la réaffectation de 10 points de la taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA), actuellement affectés à la Caisse nationale des allocations familiales, vers les départements, avec une obligation légale de consacrer intégralement cette nouvelle ressource au financement des services départementaux d'incendie et de secours.
Cette mesure dégagerait environ 830 millions d'euros supplémentaires chaque année pour nos services de secours, sans créer de nouvel impôt ni alourdir les charges des Français. Ces crédits devront financer prioritairement le recrutement, le renouvellement des véhicules et des équipements, ainsi que l'adaptation des SDIS aux nouveaux risques.
Victor Jan De Lagillardaie – Délégué général adjoint du Parti de la France
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