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Le Parti de la France - Page 656

  • Tensions sociales : Darmanin prévient les ministres qu’ils risquent d’être agressés par la population en colère

    Publié par Guy de Laferrière le 16 janvier 2023

    Auteur : 

    « Il faudra que vous limitiez vos déplacements pendant les périodes de tension, car les forces de l’ordre seront mobilisées pour répondre aux manifestations. Et aussi parce que des ministres risquent d’être agressés. » Tel est l’avertissement qu’a lancé Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, à ses collègues, lors de la réunion des ministres du 5 janvier traitant de la réforme des retraites.

    Le ministre de l’Intérieur, et il n’est pas le seul au sein du gouvernement, prévoit en effet une réaction violente d’une part de la population lorsqu’on sera entré dans la phase critique du débat sur la réforme des retraites qui viendra s’ajouter aux tensions sociales liées à la hausse des prix de l’énergie, à l’inflation, aux faillites de commerçants et petites entreprises et à l’appauvrissement de la majorité des Français. D’ores et déjà, le ministre de l’Intérieur constate que les syndicats ont totalement perdu la main sur leurs affiliés et ne seront par les interlocuteurs en mesure de calmer la situation.

    On sait que cette réforme des retraites devrait trouver une majorité parlementaire grâce à l’appoint d’Eric Ciotti et des députés LR qui suivront les directives de leur président. Mais le débat parlementaire promet d’être animé et ralenti par les dizaines de milliers d’amendements que comptent déposer les députés LFI.

     

    Source : medias-presse.info

  • Sondage : près d’un Français sur deux ne se sent pas en sécurité dans les transports en commun

    Publié par Guy de Laferrière le 15 janvier 2023

    Près d’un Français sur deux éprouve un sentiment d’insécurité en montant dans un train ou un métro, selon un sondage CSA pour CNEWS* publié le 13 janvier. Rames bondées, retards quotidiens, couloirs non surveillés, agressions verbales et physiques courantes… Les usagers sont exténués. Si à l’échelle nationale, 46% des citoyens ne se sentent pas en sécurité dans les transports, le chiffre monte à 50% à Paris, où la qualité du service n’a eu de cesse de baisser ces dernières années.

    Toujours selon le sondage CSA, les femmes sont les plus sensibles à ces situations : 49% d’entre elles ne se sentent pas en sécurité contre 42% des hommes. Les jeunes quant à eux s’en sortent encore moins bien, 54% sont stressés à l’idée de prendre un métro, RER ou TER.

    Un chiffre relativement constant. Déjà en 2018, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, 45% des usagers des transports en commun ne se sentaient pas en sécurité. Les femmes étaient déjà les plus touchées avec 51% d’entre elles concernées contre seulement 38% pour les hommes.

    *Sondage réalisé par questionnaire auto-administré, du 12 au 13 janvier 2023, sur un panel de 1.007 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

    Le Figaro via fdesouche

  • Montauban (82) : Aïcha, 41 ans, écrouée après avoir perturbé la messe et agressé un policier

    Publié par Guy de Laferrière le 15 janvier 2023

    Une femme écrouée pour avoir perturbé la messe à Montauban

    (…) La Dépêche via fdesouche

  • Disparition du timbre rouge, des cabines téléphoniques… Des personnes âgées dépassées par la nouvelle ère numérique : “Le monde dans lequel j’ai vécu disparaît petit à petit”

    Publié par Guy de Laferrière le 15 janvier 2023

    Certaines personnes âgées se désolent de la disparition progressive du monde qu’elles ont connu. Et s’inquiètent de l’avènement d’une nouvelle ère numérique. “Ça me désole et ça m’affole un peu.” À 74 ans, Evelyne est un peu “nostalgique” de l’ancien monde. Celui où l’on trouvait encore des cabines téléphoniques à chaque coin de rue, des machines pour composter les billets de train et des timbres rouges pour envoyer le courrier. La petite vignette a disparu des enveloppes depuis le 1er janvier, remplacée par une procédure dématérialisée.

    Le monde dans lequel j’ai vécu disparaît petit à petit”, témoigne la septuagénaire, professeure de français à la retraite. “La plus grande partie de ma vie, je l’ai vécue sans téléphone portable et même sans téléphone tout court.”

    Evelyne se souvient de son enfance lorsqu’il fallait se rendre à La Poste du village pour téléphoner et se revoit encore jeune mère descendre au taxiphone le plus proche, quand elle n’avait pas encore le téléphone à domicile. En 2019, la France ne comptait plus qu’une centaine de cabines en état de fonctionnement contre 300.000 à la fin des années 1990. Et en septembre dernier, il n’y en avait plus que 14, selon Le Dauphiné libéré. “C’est vrai qu’avec le téléphone portable, c’est beaucoup plus pratique“, admet Evelyne. “Mais je réalise que le monde que j’ai connu n’existe presque plus.”

    Annie, 84 ans, est quant à elle “en colère”. Notamment en ce qui concerne la fin du timbre rouge. “On passe d’un truc à un autre sans se préoccuper de savoir comment les vieilles dames de plus de 80 ans vont faire“, s’indigne-t-elle pour BFMTV.com. “Je suis révoltée.” Impossible pour cette ancienne professeure des écoles d’imprimer des timbres à domicile. “Ça me complique l’existence, il faut tout un tas de matériel informatique que je ne maîtrise pas. Je suis totalement du siècle dernier.”

    Elle s’alarme également d’une éventuelle fin de la tournée quotidienne de son facteur – démentie par La Poste, après l’annonce d’une expérimentation afin de réorganiser les tournées de distribution de courrier. “Pour les personnes qui ne sont pas connectées, on devient vraiment des citoyens de seconde zone“, regrette Annnie. “Le nouveau monde me dépasse.

    Plus que les modifications dans l’espace public, ce sont les changements dans les interactions sociales qui peuvent être lourds“, observe pour BFMTV.com Mélissa-Asli Petit, sociologue spécialiste du vieillissement. “Elles se réduisent, ce qui créé une mise à distance entre ces personnes et la société.” […]

    Un sentiment d’exclusion dénoncé également par Michel Billé, sociologue spécialiste des questions relatives au veillissement. “On leur reproche de ne pas savoir faire, mais où auraient-elles appris? On fait comme si c’était spontané, naturel. Or, ce n’est pas le cas.” S’il reconnaît que l’on peut se réjouir “pour mille raisons” de toutes ces innovations, “elles s’imposent à des personnes qui n’ont pas forcément les moyens techniques ou financiers d’y accéder.

    Et qu’il s’agisse de manier son smartphone pour présenter son billet de train, déclarer ses revenus en ligne ou payer à la caisse automatique, une partie de la population se retrouve ainsi “dans l’impossibilité technique de faire“. “Les vieux sont déconsidérés, disqualifiés“, dénonce-t-il pour BFMTV.com.

    Une violence symbolique“, pour ce sociologue, également auteur de La Tyrannie du bien vieillir. On aurait le droit de vieillir à condition de rester jeune. Mais en réalité, on assiste à un refus de la vieillesse et de ses attributs. Les vieux sont constamment renvoyés au fait que la société leur signifie qu’ils n’ont plus de place.

    bfmtv via fdesouche

  • Les « sensitivity readers », ces relecteurs qui traquent les préjugés ethniques et sexuels pouvant offenser les minorités dans les livres, émergent dans l’édition en France

    Publié par Guy de Laferrière le 15 janvier 2023

    Dans le secteur anglo-saxon du livre, ces relecteurs d’un nouveau genre scrutent dans les manuscrits les descriptions qui pourraient offenser les minorités et déclencher des polémiques sur les réseaux sociaux.

    Les Filles comme nous, le premier roman de l’Américaine d’origine philippine Daphne Palasi Andreades, 30 ans, vient de paraître, le 12 janvier, en France. Brown Girls (son titre original) retrace la trajectoire d’une cohorte de filles et de femmes originaires du Queens, quartier populaire de New York. Des Américaines issues de l’immigration qui tentent de trouver leur place.

    Quelques mois avant la publication, la directrice éditoriale des Escales, Sarah Rigaud, cherche la juste traduction en français du terme « brown girls », qui revient tout au long du texte. Elle fait appel à la maîtresse de conférences en civilisation américaine de l’université de Tours Maboula Soumahoro pour trouver le mot juste et relire attentivement le manuscrit. Engagée dans les débats sur la question décoloniale, « afropéenne » revendiquée, cette chercheuse voit dans sa mission (rémunérée) une simple question de « bon sens, d’honnêteté et de recherche de qualité ».

    (…) Scruter dans un texte les descriptions de personnages issus de minorités ethniques, sexuelles et culturelles afin d’éviter les stéréotypes offensants est une démarche peu courante en France. Pourtant, en quelques années, cette approche est devenue omniprésente dans le monde anglo-saxon, sous le nom de sensitivity reading (relecture en sensibilité).

    Ce nouveau métier se développe à grande vitesse, dans un climat assimilé par certains à un retour de la censure et jugé par d’autres nécessaire pour que l’industrie, majoritairement blanche et privilégiée, prenne conscience de ses préjugés racistes, sexistes ou homophobes. Officiellement ou non, toutes les grandes maisons d’édition y ont recours et les agences spécialisées se multiplient.

    (…) « Désormais, au moindre doute sur un aspect du livre qui pourrait créer un débat, tous les éditeurs anglo-saxons font appel à des sensitivity readers, confie, sous couvert d’anonymat, l’éditeur de littérature étrangère d’une grande maison française. Ils risquent trop gros, ils ont très peur. »

    (…) Autrice de dix-sept romans, dont le best-seller Il faut qu’on parle de Kevin(2003), l’Américaine Lionel Shriver, 65 ans, est connue pour ses positions très affirmées contre les efforts du milieu littéraire en faveur de l’inclusivité et de la diversification des écrivains et des personnages de fiction. « Le plus gros problème avec le wokisme [terme péjoratif appliqué aux luttes contre les discriminations], ce sont ses méthodes : l’injure et la vengeance », claironnait-elle ainsi, le 16 juin 2021, dans le quotidien conservateur britannique Evening Standard.

    Jointe par téléphone quelques jours avant Noël, Lionel Shriver n’en démord pas : « Le sensitivity reading est un travail d’édition totalement subjectif. S’exciter sur ce qu’un groupe de personnes va penser d’un livre est une erreur et un gaspillage d’énergie qui force les auteurs à la prudence. Or, plus on est prudent, moins on est créatif. Si l’on a peur de marcher sur les pieds des gens, on ne danse pas ! »

    (…) Le Monde via fdesouche