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bas les masques

  • De Knokke-Heist et Blankenberge à Saint-Malo, bas les masques !

    Publié par Guy Jovelin le 19 août 2020

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    La chronique de Philippe Randa

    En cet été 2020, il semble moins risqué de sortir les fesses à l’air que le nez à découvert : la police, à qui on ne la fait pas en matière de respect de la loi – enfin, en dehors des zones de non-droit, cela va se soi désormais – se montre ainsi digne du maréchal des logis-chef Cruchot de Saint-Tropez, leur célèbre prédécesseur passé à la postérité du 7e Art.

    Mais leur tâche est parfois rude et peut-être tout autant incomprise. Ainsi, en Belgique, il a fallu en arriver à interdire les stations balnéaires flamandes de Knokke-Heist et de Blankenberge aux « touristes d’une journée », soit des « jeunes » qui ne respectaient qu’assez modérément les mesures contre la pandémie de Covid-19… Une vidéo prise par un vacancier audacieux est toutefois assez explicite sur ces « jeunes », intimant aux forces de l’ordre d’aller rendre hommage à leur mère, plutôt que de perturber leur interprétation, assez personnelle certes, du « vivre ensemble » outre-Quiévrain.

    Enfin, c’est en Belgique, n’est-ce pas ! et les histoires n’ont pas forcément vocation à toujours être drôles…

    Et en France ? Ambiance plus bon enfant en la Cité corsaire de Saint-Malo. Scène vécue en ce début août : le masque étant obligatoire à l’air libre à l’intérieur des célèbres remparts (si le gouvernement l’impose, c’est que ce doit être utile et qu’importe le bon sens) : en matinée, durant le déjeuner et une partie de l’après-midi, peu de réfractaires aperçus bravant la loi ; en fin de journée, c’est déjà beaucoup moins le cas… et surtout, prévenons les anxieux du Covid qu’ils ont tout intérêt à ne pas s’approcher d’un (excellent) glacier où la file d’attente avant d’être servi est d’importance.

    Une boule ? 2 ? 3 ? (elles sont gigantesques et les yeux sont souvent plus grands que le ventre, parole de gourmand)… Et, à peine servi, tout le monde, d’un même geste machinal, retire ensuite son masque pour déguster comme il se doit sa rafraichissante gourmandise : se forme alors un attroupement d’une cinquantaine de personnes, de 7 à 77 ans, qui s’écoule ensuite d’un pas nonchalant dans les rues adjacentes, laissant place libre à d’autres…

    Ce jour-là, point de pandores aperçus… ou peut-être arrivés trop tard comme les carabiniers d’Offenbach !

    Qu’il est donc difficile d’aider notre gouvernement à écouler son stock de plusieurs millions de ces si onéreux masques commandés si tard et arrivés si malencontreusement après la bataille ; masques d’abord inutiles, puis brusquement si indispensables qu’il a bien fallu les rendre obligatoires.

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    Source : synthesenationale