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vagues de chaleur

  • Sécheresse et vagues de chaleur

    Publié par Guy Jovelin le 04 septembre 2026

    Peut être de l’art

    Cet été, la sécheresse et les vagues de chaleur ont frappé de plein fouet nos campagnes.
    Prairies brûlées, récoltes amputées, maïs et fourrages en difficulté, bétail qu’il faut parfois nourrir avec plusieurs semaines d’avance : derrière les statistiques climatiques, ce sont des exploitations déjà fragiles qui voient leurs revenus fondre tandis que leurs charges, elles, ne disparaissent jamais.
    Comme toujours, la réponse française tient en un mot : aides.
    Un nouveau chèque, une nouvelle enveloppe exceptionnelle, quelques millions ou quelques milliards distribués par Paris ou Bruxelles.
    C’est la vieille mécanique de l’État-providence : étrangler d’abord, subventionner ensuite.
    Car avant de se demander combien d’argent public il faudrait encore verser aux agriculteurs, on pourrait commencer par se demander combien l’État leur prend et combien de contraintes il leur impose.
    Fiscalité foncière, prélèvements sociaux, taxes et redevances sur l’énergie et l’eau, contrôles administratifs, normes phytosanitaires, règles sur les nitrates, contraintes d’irrigation, conditionnalité de la PAC, obligations environnementales, traçabilité, normes sanitaires, règles applicables aux élevages : l’agriculteur français est devenu simultanément producteur, comptable, juriste et fonctionnaire de sa propre exploitation.
    À cela s’ajoutent les choix réglementaires français qui, dans certains domaines, vont au-delà du minimum exigé au niveau européen.
    Et pendant que l’on explique à nos paysans comment cultiver leur propre terre, on ouvre largement notre marché à des produits venus de pays où les coûts et les normes ne sont pas comparables.
    C'est une absurdité totale.
    On impose davantage de contraintes au producteur français, puis on lui demande d’affronter à armes inégales la concurrence internationale.
    Une politique agricole cohérente devrait d’abord réduire ce carcan fiscal et administratif et garantir une concurrence réellement équitable.
    Lorsqu’un produit peut être cultivé, élevé ou transformé en France dans des conditions raisonnables, favoriser la production nationale et protéger les filières stratégiques constitue au minimum une question légitime de souveraineté alimentaire.
    La France possède des terres, des savoir-faire, des agriculteurs et une tradition agricole exceptionnelle. Elle ne devrait pas considérer ses paysans comme les assistés permanents d’un système qui les affaiblit avant de prétendre les sauver.
    Les agriculteurs ne rêvent pas de remplir des formulaires pour obtenir une indemnité supplémentaire. Ils veulent produire. Ils veulent vendre leur travail à un prix qui leur permette d’en vivre. Ils veulent investir, transmettre leur exploitation et regarder l’avenir autrement qu’en attendant la prochaine intempérie et le prochain guichet administratif.
    Le véritable enjeu n’est donc pas de transformer les agriculteurs français en mendiants de Paris ou de Bruxelles. Il est de créer les conditions économiques et administratives qui leur permettent de ne plus avoir à tendre la main.
     
    Thomas Joly - Président du Parti de la France
  • Des auditeurs de France Inter réagissent aux récentes vagues de chaleur et à “l’éco-anxiété” ambiante : certains d’entre-eux renonceraient à avoir des enfants ou songent à dire à leurs enfants de ne pas devenir parents plus tard

    Publié par Guy Jovelin le 26 juillet 2022

    Ces vagues de chaleur sont (…) souvent source d’anxiété, à des degrés divers. Plusieurs des personnes ayant répondu à notre appel à témoignages disent souffrir “d’éco-anxiété”, comme plus de la moitié des jeunes dans dix pays du monde, selon une étude de la revue The Lancet. Annabelle, “éco-anxieuse”, raconte avoir développé “des tocs de vérification, de l’insomnie”, durant les fortes chaleurs ou d’autres évènements météorologiques exceptionnels. Pour Sylvie, cela se manifeste depuis deux ans par “de la tristesse”, un “manque de dynamisme” et du “désespoir”.

    Par ailleurs, le réchauffement climatique a parfois des conséquences sur le désir de maternité ou de paternité. “Avoir des enfants dans ces conditions nous parait inconcevable“, témoigne Noémie, 34 ans, résidant en Dordogne. “Quelles conditions allons-nous leur offrir ?“, s’interroge-t-elle. Même chose pour Sophie, fonctionnaire territoriale à Caen et qui ne se voit pas “donner naissance à un enfant dans un tel monde. “Il est trop tard pour moi, qui ait eu trois enfants, mais c’est sûr que si j’étais plus jeune je n’aurais pas d’enfants“, témoigne de son côté Armella, cadre administrative retraitée du CNRS. “Je comprends l’angoisse de mon fils qui a deux petites filles et s’interroge sur leur avenir“, poursuit-elle. Nina, infirmière et maman de deux enfants envisage de leur dire qu’ils devraient songer à ne pas devenir parents plus tard…

    France Inter via fdesouche