Publié par Guy Jovelin le 15 janvier 2026

La relative pénurie d’œufs que connaît aujourd’hui la France n’est pas un simple accident conjoncturel. Elle révèle avant tout une paupérisation inquiétante des Français, contraints de se tourner vers l’œuf faute de pouvoir encore s’offrir de la viande. Cette réalité sociale est le fruit d’un déclassement continu, que nos gouvernants refusent de reconnaître.
Cette pénurie est également la conséquence directe de l’enfer écolo-bureaucratique dans lequel la France s’est enfermée. L’interdiction des nouveaux élevages en cage depuis 2018 et la transition forcée vers le hors-cage, moins productive et longue à mettre en œuvre, ont fragilisé toute la filière sans réelle anticipation ni soutien.
À cela s’ajoute un délire sanitaire permanent : au premier cas de grippe aviaire, on abat systématiquement des élevages entiers, sans proportion ni discernement, détruisant en quelques jours des années de travail. La création d’un nouvel élevage relève désormais du parcours du combattant, entre études d’impact environnemental interminables, normes changeantes, recours administratifs et blocages financiers, pour des délais pouvant dépasser deux ans.
Il y en a assez de cet État incapacitant qui prétend tout régenter et finit par tout paralyser. En affaiblissant l’agriculture, il affaiblit la Nation tout entière et plombe, secteur après secteur, l’avenir du pays.
Thomas Joly - Président du Parti de la France