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À 20 ans, Nathalie est une femme « libre ».

Publié par Guy Jovelin le 30 avril 2026

Thomas Joly

À 20 ans, Nathalie est une femme « libre ». Nourrie de théories sociologiques, elle voit dans la famille une prison et dans la maternité une aliénation. Elle enchaîne les CDD en marketing, les week-ends à Lisbonne et les rencontres éphémères sur Tinder. Sa spiritualité ? Un mélange de yoga à 30 € la séance et de retraites « détox » à Bali pour soigner ses chakras entre deux verres d'Aperol.
​À 31 ans, elle assiste, narquoise, au mariage de sa cousine Marine, « rangée » trop tôt. Pourtant, face à l'éclat de Marine, Nathalie sent un vide qu'elle étouffe aussitôt. À 35 ans, le verdict tombe : sa fertilité décline. Elle congèle ses ovocytes, persuadée d'avoir « hacké » la nature.
​Mais à 40 ans, le réveil est brutal. Les hommes de son âge cherchent des femmes plus jeunes. Son appartement de 30 m² est devenu le royaume de son chat, Marcel, et ses soirées se résument à du vin blanc devant Instagram, où Marine affiche le bonheur d'une famille nombreuse. Pour masquer ses regrets, Nathalie se convertit à l'écologie radicale : ne pas avoir d'enfant devient un acte politique héroïque pour sauver la planète. Personne ne lui avait dit que la biologie ne se négociait pas.

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