Publié par Guy Jovelin le 06 juin 2026
La découverte du corps de la jeune Lyhanna, disparue depuis plusieurs jours dans le Gers, plonge notre pays dans l’effroi et la tristesse. Jusqu’au prochain drame qui reléguera celui-ci aux oubliettes. Soyons honnêtes : la plupart d’entre vous ont déjà oublié l’affaire qui provoquait leur indignation avant celle-ci.
À sa famille, à ses proches et à tous ceux qui espéraient encore un dénouement heureux, j'adresse mes pensées d’usage.
Mais l'émotion ne peut pas tenir lieu de politique publique.
Au fil des révélations, les Français découvrent qu'un homme aujourd'hui au cœur de cette affaire aurait déjà fait l'objet de plusieurs signalements, plaintes ou procédures pour des faits graves impliquant des mineurs.
Certaines auraient été classées, d'autres n'auraient pas donné lieu aux suites que l'on pouvait attendre.
L'ensemble de ces éléments devra naturellement être examiné avec rigueur par la justice. « LOL », comme disent les jeunes.
Une question demeure néanmoins : comment un individu déjà connu de plusieurs services a-t-il pu continuer à évoluer librement au contact d'enfants sans qu'aucun signal d'alerte suffisant ne soit déclenché ?
Depuis des années, nos gouvernants promettent une justice plus efficace, une meilleure prise en compte de la parole des victimes et une coordination renforcée entre les administrations.
Dans les faits, les affaires se succèdent et les mêmes interrogations reviennent inlassablement.
L'affaire Lyhanna ne doit pas devenir un simple fait divers de plus. Elle doit conduire - comme les précédentes et celles de demain - à une remise en question profonde des dysfonctionnements institutionnels qui permettent parfois à des individus signalés à plusieurs reprises d'échapper pendant des années à toute réponse adaptée.
La protection des enfants devrait constituer la priorité absolue de l'État.
Lorsqu'une succession d'alertes n'aboutit à aucune mesure efficace, ce n'est pas seulement un échec individuel : c'est un échec collectif.
Nous demandons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame, mais également - et surtout en ce qui me concerne - sur les éventuelles défaillances administratives, judiciaires ou institutionnelles qui auraient pu contribuer à le rendre possible.
Face aux crimes les plus graves, notamment lorsqu'ils visent des enfants, le Parti de la France réaffirme sa volonté de rétablir la peine capitale. Nous entendons également supprimer la justice des mineurs et l’irresponsabilité pénale pour les dingues. Tout le monde logés dans le même baraquement. Un point c’est tout.
Nous considérons que certains actes d'une barbarie extrême doivent être sanctionnés à la hauteur de leur gravité et que la société doit pouvoir se défendre avec la plus grande fermeté contre ceux qui commettent l'irréparable.
Les Français ont droit à la vérité.
Ils ont également droit à des responsables qui assument leurs responsabilités.
Pierre-Nicolas Nups - Secrétaire général du Parti de la France