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Embryons pour produits pharmaceutiques avec l’accord de l’UE ?

Publié par Guy de Laferrière le 15 septembre 2023

Le Parlement européen s'opposera-t-il à l'utilisation d'embryons  pour les produits pharmaceutiques ?

La Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne (COMECE) et le Katholisches Büro de Berlin ont publié conjointement une déclaration dans laquelle ils expriment leur profonde inquiétude quant à l’éventuelle approbation par le Parlement européen de l’utilisation d’embryons pour des produits pharmaceutiques.

Les députés du Parlement européen sont appelés à voter sur le projet et les amendements présentés par la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen (ENVI) relatifs au futur règlement sur les « Normes de qualité et de sécurité pour les substances d’origine humaine destinées à un usage humain », également connu sous le nom de règlement SoHO.

Le Secrétariat de la COMECE, en collaboration avec le Katholisches Büro de Berlin, exprime sa profonde préoccupation quant aux conséquences possibles de la définition large de la « substance humaine » présentée dans le projet, qui pourrait inclure les embryons et les fœtus humains.

“Le danger réside dans la possibilité qu’une telle définition puisse dégrader la dignité et la valeur de la vie humaine, en créant une équivalence inacceptable entre les embryons et les fœtus et les simples cellules de la peau ou le plasma sanguin”, explique le père Manuel Barrios Prieto, secrétaire général de la COMECE.

Eugénisme ?

En outre, la déclaration commune soulève des questions sur l’article 58 du projet. S’il est adopté, cet article autoriserait et exigerait des tests génétiques préliminaires sur les embryons et les fœtus, ouvrant potentiellement la porte à l’eugénisme.

Enfin, le texte souligne la nécessité d’une plus grande clarté dans le projet concernant les droits des différents États membres de l’UE à réglementer ce domaine hautement éthique. La déclaration souligne qu’ “il doit rester la possibilité pour chaque État membre de refuser l’autorisation” de telles pratiques.

 

Source : medias-presse.info

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