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dédiabolisation

  • Le piège de la dédiabolisation obsessionnelle.

    Publié par Guy Jovelin le 02 octobre 2026

    L’étau ne se resserre pas. Il se referme. Mediapart a sorti, le 1er octobre, ce qu’il présente comme ses preuves : extraits Messenger de 2013, extraction demandée à Meta, constat d’huissier, détails biographiques qui collent au jeune Bardella de 17 ans. Le président du RN répond « montages grossiers », porte plainte en diffamation et pour faux.
    C’est le piège de la dédiabolisation obsessionnelle. Pendant dix ans, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont purgé et désavoué au moindre mot de trop, au moindre cadre qui dérangeait la presse de gauche. Le parti s’est vidé de sa substance pour acheter une respectabilité que personne ne lui vendait. Le voilà prisonnier de sa propre lessive. À force d’avoir exigé la pureté des autres, il ne peut plus invoquer la bêtise de l’âge.
    À 17 ans, on dit des conneries. Il aurait pu répondre ça, ou « rien à foutre », et laisser passer l’orage. Bardella a choisi le déni absolu. Chaque démenti durcit l’accusation. Chaque « faux grossier » appelle une nouvelle capture. Le piège n’est pas dans les messages. Il est dans l’impossibilité, désormais, de les relativiser.
    Marine Le Pen et son entourage de fouines le soutiennent encore, le temps de mesurer le trou dans la coque. Rien n’interdit de penser que certaines fuites viennent de l’intérieur : la dédiabolisation a toujours eu ses liquidateurs maison. Quand ils estimeront que le coût dépasse le bénéfice (ce qui ne devrait pas tarder), ils le pousseront au retrait, le temps que sa plainte aboutisse ou s’enlise. Un intérim propre, Louis Aliot ou un autre tocard de confiance, le congrès de fin octobre en chant du cygne. Bardella aura servi. On le rangera au placard.
    Voilà ce qu’on gagne à donner sans cesse des gages à une communauté pour qui l’on n’en fait jamais assez, et dont les intérêts sont rarement ceux de la France et des Français. On croit obtenir la paix, on n’achète qu’un sursis, et la corde.
    Thomas Joly - Président du Parti de la France
  • Ce n’est plus de la dédiabolisation, c’est une capitulation en rase campagne : Louis Aliot remet la médaille de Perpignan à Serge et Beate Klarsfeld

    Publié par Guy Jovelin le 15 octobre 2022

    Auteur : 

    Dernière phase de la dédiabolisation : Louis Aliot décore les Klarsfeld

    Dans une tribune publiée dans L’Opinion, Louis Aliot, candidat à la présidence du RN, assure que le “Grand Remplacement” est un thème d’une « grande ambiguïté », une « marotte qui transforme ses ambassadeurs en Sandrine Rousseau de droite ».

    Sa tribune est titrée : «Sortir de la nostalgie radicale pour entrer dans l’espérance nationale».

    Non content de cette reculade indigne,  mercredi 13 octobre, Louis Aliot a continué sa « dédiabolisation » en remettant la médaille de la ville de Perpignan à Serge Klarsfeld et son épouse Beate.

    Chaque année, à l’occasion des vœux de la ville, cette médaille est décernée à des personnes investies dans l’animation de la ville. Les époux Klarsfeld, couple franco-allemand, ont été choisis pour leur engagement en faveur de la cause des déportés juifs en France.

    Dans l’émotion qui l’a étreint à cette occasion, il a écorné, dans le tweet visible ci-dessus,  le nom de Beate qu’il nomme « KLARSFEKD » avec un « k » – symbole du potassium – au lieu d’un « l ». Espérons que la Licra ne va pas l’attaquer pour ce « geste manqué »…

    Nul doute que l’invitation à se rendre à Jérusalem va bientôt arriver à la mairie de Perpignan qui la transmettra immédiatement à Marine qui l’attend depuis si longtemps : la boucle est bouclée.

    Vae victis !

     

    Source : medias-presse.info