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violences sexuelles

  • Transports en commun :  57 000 plaintes pour violences sexuelles ont été enregistrées en 2020. Selon les chiffres ministériels, en Ile-de-France, 62% des auteurs sont étrangers, 29% en province

    Publié par Guy de Laferrière le 31 août 2023

    Crack à Paris : une toxicomane jugée pour avoir poussé une femme sur les rails du métro

    Des dizaines de femmes subissent chaque jour les assauts de délinquants sexuels dans les transports en commun. Une note de police que nous avons consultée confirme l’ampleur du phénomène.

    Mains aux fesses, frottements, caresses sur la poitrine… C’est le lot quotidien des femmes qui circulent dans les transports publics en Île-de-France. Dans la nuit de lundi à mardi dernier, deux agressions sexuelles ont eu lieu à l’encontre de voyageuses sur le réseau francilien. L’une des deux, mineure, a été victime d’attouchement de la part de deux hommes à bord d’un train en provenance de Sens. Les deux auteurs présumés ont été interpellés en gare de Bercy par les policiers de la Brigade des Réseaux Franciliens (BRF) et placés en garde à vue.

    Selon un « procès-verbal de contexte » de 2022 sur les agressions sexuelles dans les transports en commun que nous avons pu consulter, 57 000 plaintes pour violences sexuelles ont été enregistrées en 2020 par les services de police et de gendarmerie. Soit 156 plaintes par jour, près de deux fois et demi de plus qu’en 2011. Cependant, en Île-de-France, durant les sept premiers mois de l’année 2023, ces infractions sont en baisse de 3,9 % par rapport à la même période en 2021 (31 faits en moins), selon la Préfecture de police de Paris.

    Le Parisien via fdesouche

  • Violences sexuelles : Damien Abad nommé ministre malgré un signalement adressé à LREM

    Publié par Guy Jovelin le 25 mai 2022

    Selon franceinfo ce dimanche, confirmant une information de Mediapart, l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique a bien envoyé un « signalement par mail » à La République en Marche et Les Républicains concernant Damien Abad. Nommé ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées vendredi, Damien Abad est accusé de viol par deux femmes. Des faits qui remontent à 2010 et 2011 d’après Mediapart.

    Le parquet de Paris confirme avoir « été destinataire le 20 mai d’un signalement émanant de l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles », créé en février par des féministes à l’origine du mouvement #MeTooPolitique. Ce signalement est actuellement « en cours d’analyse », a précisé le parquet.

    Damien Abad conteste les accusations

    L’une des victimes supposées, qui n’a pas pour le moment déposé plainte, témoigne sur Mediapart, expliquant avoir été droguée par l’ancien patron des députés LR puis violée dans une chambre d’hôtel. Une première femme a accusé Damien Abad et a déposé plainte à deux reprises : « Une première plainte déposée pour des faits de viol a été classée sans suite le 6 avril 2012 du fait de la carence de la plaignante » et « une deuxième plainte déposée par la même plaignante pour les mêmes faits a été classée sans suite le 5 décembre 2017, après une enquête préliminaire, faute d’infraction suffisamment caractérisée« , explique le parquet de Paris à franceinfo.

    Damien Abad dit contester « avec la plus grande force » ces accusations et dénonce « une tentative évidente de déstabilisation à un moment clé de [son] parcours politique« . « Les relations sexuelles que j’ai pu avoir tout au long de ma vie ont toujours été mutuellement consenties« , ajoute-t-il dans un communiqué.

    L’Observatoire des violences sexistes et sexuelles explique à franceinfo avoir prévenu les cadres des deux partis, LREM et LR : « Nous avons transmis le signalement par mail à Stanislas Guérini, Christophe Castaner, Bérangère Couillard et Aurélien Pradié« . Ce mail a été envoyé une première fois le 16 mai, puis une relance a été transmise les 19 et 20 mai, soit juste avant la nomination de Damien Abad au gouvernement.

    Dans l’article de Mediapart, Christophe Castaner dit n’avoir rien reçu, quand Aurélien Pradié et Stanislas Guérini expliquent n’avoir pas consulté leur boîte mail.

    Elisabeth Borne « pas au courant »

    En déplacement dans le Calvados dimanche, la Première ministre a déclaré qu’elle n’était « bien évidemment (…) pas au courant » de ces accusations. Elisabeth Borne a affirmé avoir « découvert l’article de Mediapart hier [samedi]« .

    « Je vais être très claire, sur tous ces sujets de harcèlement, d’agressions sexuelles : il ne peut y avoir aucune impunité« , a-t-elle souligné, disant vouloir « continuer à agir pour que les femmes qui peuvent être victimes d’agression ou de harcèlement puissent libérer leur parole, qu’elles soient bien accueillies pour déposer plainte« .

    Damien Abad va-t-il rester au gouvernement ? Elisabeth Borne dit s’en remettre à la justice : « Je n’ai pas plus d’éléments que le fait que l’affaire a été classée sans suite, je peux vous assurer que s’il y a de nouveaux éléments, si la justice est à nouveau saisie, on tirera toutes les conséquences de cette décision« .

    Source

  • Une gérante d’hôtel à Nice accueil Mohamed A., un migrant tunisien en situation irrégulière, il l’agresse sexuellement et la bat

    Publié par Guy Jovelin le 28 juillet 2021

    Elle l’a accueilli dans son hôtel qu’elle gère sur la Côte. “Il ne savait ou aller et vivait une situation très précaire dans un squat” déclare-t-elle vendredi à la barre du tribunal judiciaire de Grasse. Elle l’a connu par l’intermédiaire de son cousin et aussi ex-amant. “Il était gentil et courageux, il logeait dans la chambre de bonne”.

    Au fil du temps une relation amoureuse lie le couple mais se détériore dès après le premier confinement. Le 26 juin, Mohamed Aloulou, un Tunisien de 36 ans, pénètre dans la loge de la victime, en rez-de-chaussée par la baie vitrée restée ouverte. Alcoolisé (0,64g par litre d’air expiré) il lui impose une relation sexuelle et un rapport violent avec pénétration, la gifle, et s’enfuit en ayant été pris à partie par un client de l’hôtel avec lequel il échange des coups.

    […]

     

    Le tribunal dans son délibéré condamne Mohamed Aloulou à une peine de quatre ans de prison, assortie d’une interdiction du territoire français pendant dix ans, avec inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.

    Nice Matin via fdesouche

  • Violences sexuelles dans le football : Ahmed G., éducateur, recruteur et prédateur…

    Publié par Guy Jovelin le 12 février 2020

     

     

    Un éducateur d’Ile-de-France a été incarcéré pour des viols et agressions sur des joueurs mineurs. Les faits remontent à plusieurs années.

    La scène remonte à mai 2012 et rappelle que le patinage n'est pas le seul sport touché par les violences sexuelles. En plein tournoi de football à Leers (Nord), un joueur de 16 ans de Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne) rapporte des faits « étranges et graves » concernant son entraîneur Ahmed G. À l'un de ses éducateurs. « Il est venu me voir en me disant qu'il avait quelque chose d'important à me dire sur Ahmed, raconte Wissam (NDLR : le prénom a été changé). Il avait découvert des textos «très spéciaux» envoyés à d'autres joueurs, partis faire des essais à Guingamp (Côtes-d'Armor). Il était écrit : Vous me manquez, j'ai envie de vous faire l'amour… »

    Au retour en région parisienne, les dirigeants de Bussy-Saint-Georges convoquent l'intéressé qui nie en bloc et reste sur la défensive. Ils affirment avoir signalé les faits au parquet des mineurs de Meaux et avoir exclu Ahmed G, licencié au club depuis cinq ans.

    Mais l'intéressé rebondit dans le département voisin du Val-de-Marne, au Perreux puis à Villiers-sur-Marne. « Ça m'a dégoûté du milieu d'autant qu'il débauchait des joueurs de chez nous pour le rejoindre, confie l'éducateur de Bussy à l'origine du signalement. Quand je voyais des jeunes entourés d'adultes, je devenais parano… Je suis parti. »

    Diaby et Lassana Diarra entendus comme témoins

    Ahmed G. continue, lui, son parcours dans le foot renforcé par son statut de recruteur pour les clubs pros. Il œuvre auprès de l'AJ Auxerre et du FC Nantes. L'intéressé, qui s'était marié durant sa période à Bussy sans réussir à devenir papa, divorce. « J'ai toujours dit que c'était un excellent éducateur, précise Laurent Sabotier, le président de Bussy-Saint-Georges. Mais en cherchant un peu, on s'est rendu compte que c'était un grand manipulateur et surtout un vrai prédateur. »

    Ahmed G. jouit surtout d'une belle réputation depuis qu'il a « façonné » un certain William Vainqueur jusqu'à ses débuts pros à Nantes. Il fréquente depuis l'âge de 10 ans le natif de Seine-Saint-Denis qui a grandi seul avec sa mère. Il parle du joueur « comme si c'était (son) fils ». Mais aujourd'hui âgé de 31 ans, le milieu de terrain de Toulouse (L1), passé notamment par le Standard de Liège, le Dinamo Moscou, l'AS Roma ou Marseille, a coupé les ponts depuis plus dix ans. « Il n'a pas eu de problèmes avec lui », précise l'entourage du joueur qui a été entendu en tant que témoin dans cette affaire. Selon des sources proches de l'enquête, les ex-internationaux Abou Diaby et Lassana Diarra, qui connaissaient Ahmed G, ont également été entendus par les enquêteurs de la brigade de protection des mineurs de la PJ de Paris.

    «Une pluralité de victimes»

    Mis en examen en février 2016 « pour corruption de mineur de 15 ans, propositions sexuelles faites à un mineur de 15 ans, agression sexuelle et viol sur mineur de 15 ans ou encore viol commis par une personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction », Ahmed G. avait été incarcéré avant de sortir de prison. Il a ensuite violé son contrôle judiciaire avant d'être à nouveau placé en détention le 9 février 2019. « Savoir que cette ordure est enfin derrière les verrous, ça rassure », confie un ancien agent opérant dans l'ouest de la France. Si le nombre d'enfants abusés n'a pas été précisé, une source judiciaire évoque « une pluralité de victimes ».

    À l'été 2012, l'éducateur avait failli être lynché en pleine tribune du stade de Torcy par le frère d'une victime qui l'avait reconnu. Il avait échappé au pire grâce à l'intervention de la police.

    Source : Le Parisien via lesobservateurs

  • « À l’inverse des affaires de pédophilie dans l’Église catholique, les violences sexuelles en milieu sportif restent peu médiatisées en France. »

    Publié par Guy Jovelin le 12 décembre 2019

    « À l’inverse des affaires de pédophilie dans l’Église catholique, les violences sexuelles en milieu sportif restent peu médiatisées en France. »

    Lu dans Le Télégramme :

    Après huit mois d’enquête dans le milieu sportif, Disclose dévoile 77 affaires marquées par des dysfonctionnements graves. Révélations sur une faillite du monde du sport qui a fait au moins 276 victimes, la plupart âgées de moins de 15 ans au moment des faits.

    Des rêves de podium brisés. De jeunes athlètes murés dans le silence. Des enfants traumatisés, n’osant plus courir, nager ou combattre. Des centaines de victimes démunies face à l’omerta, au déni et à l’ignorance de la grande famille du sport. Pendant huit mois, Disclose a enquêté sur les violences sexuelles en milieu sportif.

    Cette plongée inédite dans le monde fermé des clubs amateurs et professionnels démontre la faillite de tout un système, des associations sportives aux fédérations, jusqu’aux services de l’État. De 1970 à nos jours, notre enquête révèle que 77 affaires ont été marquées par des dysfonctionnements majeurs. Football, gymnastique, équitation, athlétisme mais aussi tir à l’arc, roller ou échecs… 28 disciplines sportives sont concernées.

    […] Parmi les failles mises au jour : l’absence de contrôle des éducateurs bénévoles, le maintien en poste d’encadrants sous le coup d’une procédure judiciaire ou déjà condamnés, le défaut de suivi sociojudiciaire et l’inaction de dirigeants ayant choisi d’étouffer le scandale plutôt que défendre l’intégrité de leurs licenciés. Au mépris des lois françaises.

    La récidive. L’enquête révèle un premier chiffre alarmant, mettant directement en cause le suivi judiciaire des délinquants sexuels. D’après nos données, près d’une affaire d’infractions sexuelles sur deux est un cas de récidive. Par récidive, nous entendons une répétition de faits à caractère sexuel, dans sa définition courante et non juridique. […]

    Le maintien en poste. Deuxième donnée inquiétante : dans 77 % des cas recensés, l’agresseur a soit poursuivi son activité malgré une procédure judiciaire en cours, soit retrouvé un poste dans le milieu sportif après une condamnation pour une infraction à caractère sexuel. Une situation qui augmente le péril de la récidive et fait courir des risques aux jeunes sportifs. Pourtant, un article de loi stipule précisément qu’une personne condamnée pour un crime ou un délit à caractère sexuel ne peut entraîner des athlètes ou encadrer une activité sportive. Il s’agit de l’article 212-9 du code du sport, un ensemble de lois et décrets applicables au domaine du sport. […]

    Le soutien donné à l’agresseur. Dans 18 affaires, le club, la fédération, la collectivité locale ou l’institution scolaire ont pris fait et cause pour l’agresseur. Une défense souvent accompagnée d’un mépris pour la parole des victimes, voire de tentatives d’intimidation. Des condamnations pour des faits de violences sexuelles ou des décisions de justice ont parfois été remises en cause, certains soutiens allant même jusqu’à invoquer l’erreur judiciaire.

    La négligence de signaux forts. Enfin, dans une dernière catégorie, nous avons recensé neuf affaires où des alertes, pas toujours de nature à être caractérisées sur le plan pénal, ont été prises à la légère avant que l’éducateur ne commette des agressions. Par exemple, un entraîneur passant la nuit seul dans une chambre avec un athlète. Ou un autre ayant pour habitude de prendre sa douche, nu, au milieu de ses élèves. Dans ces cas-là, les professionnels de la protection de l’enfance – brigade des mineurs et associations contre les violences sexuelles, recommandent d’alerter les autorités.

    La justice. Dans 53 % des cas, les défaillances viennent de la justice. Avec des situations qui interpellent : comment se fait-il qu’une personne condamnée pour une infraction sexuelle sur mineur ne fasse pas systématiquement l’objet d’une interdiction d’exercer auprès d’enfants ? Pourquoi le suivi sociojudiciaire ne dure-t-il parfois que quelques années ? Quels critères conduisent à ce qu’une condamnation pour des délits ou crimes sexuels disparaisse des différents extraits du casier judiciaire ?

    Les clubs et les fédérations. Viennent ensuite les clubs, à l’origine de dysfonctionnements dans 35 % des cas. Notre enquête révèle que les informations ne remontent pas toujours jusqu’aux fédérations, la préfecture ou la justice, souvent par volonté de protéger le club d’un scandale. […]

    L’entourage des victimes. Il arrive aussi que les familles des victimes elles-mêmes éprouvent une réticence à parler. La reconnaissance et l’attachement à l’égard de l’entraîneur peuvent être des freins à la dénonciation. « Dans l’Église, on parle d’une emprise morale, mais c’est pareil dans le sport », souligne Marie Mercier, rapporteuse de la mission d’information sur les infractions sexuelles sur mineurs mise en place par le Sénat en 2019.

    Les autorités. À l’inverse des affaires de pédophilie dans l’Église catholique, les violences sexuelles en milieu sportif restent peu médiatisées en France. […]

     

    Source : lesalonbeige