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volodymyr zelensky

  • Volodymyr Zelensky appuie sur le petit boutons rouge de la religion

    Publié par Guy de Laferrière le 04 décembre 2022

     

    Le président ukrainien s’apprête à remettre en cause le statut de l’Église orthodoxe ukrainienne, dépendante du Patriarcat de Moscou, mais dont le siège est à Kiev.

    Lors de son allocution vidéo de jeudi soir, Volodymyr Zelensky a discrètement décoché vers la Russie un missile politique, de tout premier plan. En annonçant que Kiev s’apprête à limiter les activités sur son territoire des organisations religieuses liées à la Russie, le chef de l’État ukrainien évoque ni plus ni moins la fermeture de l’Église orthodoxe ukrainienne dépendante du patriarcat de Moscou.

    Depuis plusieurs années, le puissant bras armé religieux du Kremlin en Ukraine perd cependant du terrain face à son rival, le Patriarcat de Kiev, érigé en Église unifiée ukrainienne, reconnue par Constantinople. Ces derniers temps, les forces de l’ordre ont multiplié les perquisitions dans plusieurs églises affiliées à Moscou à travers le pays, notamment au monastère des Laures de Petchersk, le siège ecclésiastique du Patriarcat de Moscou à Kiev.

    Officiellement, il s’agit de rechercher des agents et des espions qui seraient hébergés dans les sanctuaires. Mais en réalité, c’est à la racine même de cette guerre coloniale entre la Russie et l’Ukraine que touche Volodymyr Zelensky. L’empire russe naissant avait transféré au XVIIe siècle le siège de l’Église orthodoxe de Kiev à Moscou, établissant quatre siècles de domination spirituelle, de la Russie sur l’Ukraine.

    Source RFI

  • L’exemple ukrainien

    Publié par Guy Jovelin le 22 avril 2019

    Par Patrick Parment

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    La victoire d’un acteur de série télévisée en Ukraine, Volodymyr Zelensky, aurait de quoi surprendre si le niveau de corruption et l’incapacité de Petro Porochenko à ramener la paix dans le pays n’avaient largement exaspéré une population au bord de la crise de nerf. Aussi, est-ce sans surprise que le programme de Zelensky se soit borné à une lutte contre la corruption et au retour de la paix. Ce qui veut dire également qu’il sera contraint, mais non forcé, de prendre langue avec son puissant voisin russe qui détient les clés du Donbass. Au même tire que de renégocier avec l’Union européenne.  Mais sur quelles bases ? C’est sur ce terrain – par-delà la corruption – que Porochenko s’est un peu emmêlé les crayons, suscitant la défiance des uns et des autres. L’autre leçon que l’on peut tirer de cette élection surprenante, c’est que les peuples savent trancher quand il le faut.

    Voici qui nous renvoie à l’élection européenne du mois de mai où se manifeste également une forte suspicion à l’égard d’une institution de plus en plus critiquée dans ses modes de fonctionnement. Certes, a priori, le clan des libéraux est suffisamment amarré dans cette Europe pour en attendre un tsunami populiste. Mais le futur Parlement se verra dans l’obligation de tenir compte des fortes tendances qui vont inexorablement se faire jour. Le Brexit fait déjà office de coup de semonce. Sauf qu’il s’agit d’un phénomène typiquement Bristih, c’est-à-dire insulaire. Car, dans les pays continentaux, nul ne souhaite la mort de l’Europe. Mais beaucoup souhaite un mode de fonctionnement plus démocratique, plus « nationaliste », à savoir une Europe des patries et non plus celle de fonctionnaires anonymes et irresponsables. Sinon, à terme, l’Europe pourrait subir un séisme ukrainien.

     

    Source : synthesenationale