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Salaire de 200 000 euros par an, Audi Q7 de fonction, cartes prépayées, séminaires fastueux… : ce que contient le rapport accablant sur Equalis, une association d’aide aux migrants et aux SDF (MàJ)

Publié par Guy de Laferrière le 15 février 2023

15/02/2023

Voitures de fonction, salaires, séminaires… Les dirigeants de la structure censée venir en aide aux précaires, aux sans-abri et aux migrants, ont dépensé sans compter à leur profit. Au siège d’Equalis, à Mareuil-lès-Meaux (Seine-et-Marne), les inspecteurs de la préfecture ont recensé l’argent public dilapidé par la trentaine de directeurs.

Non seulement les cadres sont nombreux. Mais en plus, ils sont trop payés selon les calculs des inspecteurs. Le mieux loti est le directeur général, Arthur Anane, licencié depuis. Il a perçu 203 000 euros au cours de l’année 2020. Si l’on applique la loi, cela correspondrait par projection à la rémunération d’une personne à la tête d’une association qui génère 1 milliard d’euros de chiffres d’affaires. « Ce qui n’existe pas en France. » Les neuf directeurs du comité exécutif (Comex) ont toutes et tous perçu au moins 100 000 euros annuels, ce qui correspond au salaire normal « du directeur général de toutes les associations similaires étudiées ».

Comme dans les grosses entreprises privées, chez Equalis on organise des séminaires. En juin 2019, un voyage est organisé avec hébergement pour les 29 directrices et directeurs « dans un hôtel de luxe ». Coût total : 71 000 euros. « Lors de ce séminaire, un apéritif a également été organisé sur un voilier », rapportent les inspecteurs. En juin 2019, « une journée partenaires » est montée au théâtre du Trianon à Paris (XVIIIe). Budget : 123 000 euros. Equalis planifie une soirée pour ses agents qui coûtera 140 000 euros à Malakoff (Hauts-de-Seine). D’ailleurs, pour rester dans le domaine automobile, « les infractions routières sont prises en charge par l’association ».

38 véhicules nominatifs à… 17 000 euros par mois

L’ancien directeur d’Equalis roulait dans une magnifique Audi Q7 louée par l’association pour 2 100 euros par mois. Equalis loue un total de 329 voitures ce qui représente une dépense de 73 000 euros par mois. La plupart de ces voitures servent aux agents à remplir au mieux leurs missions. Mais, relève le rapport, sur l’ensemble, 38 véhicules sont nominatifs et coûtent chaque mois 17 000 euros.

Equalis paie beaucoup de choses à ses grands chefs. Ils disposent tous de carte de crédits prépayées plafonnées entre 2 000 et 10 000 euros en fonction de la place occupée. Inutile de dire que les dépenses payées avec ces cartes ne sont pas toujours en lien avec le travail. « De nombreux cadres utilisent leur carte de paiement pour des dépenses de restauration dont les montants ne se justifient pas. » L’ancien directeur général s’est même fait payer des meubles et de l’électroménager pour équiper son logement pourtant loué meublé par Equalis. Et c’est sans parler des nuits régulières à hôtel quatre étoiles à Paris payées par Equalis à son directeur général.

(…) Le Parisien

12/10/2021

Le directeur de l’association caritative Equalis, basée à Mareuil-lès-Meaux (Seine-et-Marne), a eu une ascension hors du commun dans l’univers de l’aide sociale. Retour sur le parcours d’un homme qui gagne plus de 18000 euros mensuels brut et roule dans un 4×4 de fonction de très grosse cylindrée.

Il s’est retrouvé au cœur de la tourmente. La presse a révélé qu’Arthur Anane, le directeur général de l’association Equalis, basée à Mareuil-lès-Meaux, qui vient en aide aux migrants et aux personnes sans domicile fixe, percevait un salaire confortable de 18 000 euros brut mensuels. Mais ce n’est pas tout. Ce responsable associatif a comme voiture de fonction un très gros 4×4 allemand d’une valeur de plus de 90000 euros loué plus de 2000 euros par mois par l’association. Enfin, il dispose d’un logement de fonction. Mais qui est ce monsieur discret et affable ?

Le destin d’Arthur Anane, aujourd’hui âgé de 61 ans, commence en 1986 à Mulhouse (Haut-Rhin). L’homme était arrivé en France de Côte d’Ivoire en 1983. Il débarque dans un centre d’hébergement et de réinsertion comprenant 120 personnes. Le directeur d’alors de cette structure s’appelle René Sanchez. Il est aujourd’hui à la retraite. Joint par téléphone, il se souvient très bien d’Arthur Anane. « J’étais à la tête de ce centre. Il arrivait d’Afrique. Il était sans ressource. Il venait en France pour suivre des études d’économie, je crois. Mon veilleur de nuit devait prendre des congés. Arthur Anane était dans l’établissement depuis deux ou trois mois. »

[…]

 

Le Parisien


 

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