Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

L’école de la FSSPX à Meylan, trop catholique pour le Rectorat qui menace

Publié par Guy de Laferrière le 24 mars 2024

L'école de la FSSPX à Meylan, trop catholique pour le Rectorat qui menace

L’école privée hors contrat Saint-Pierre-Julien-Eymard de Meylan, gérée par la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, est la cible d’un acharnement du Rectorat de Grenoble qui met en demeure le directeur de l’établissement de se mettre en conformité avec ses exigences dans les trois mois.

Une école qui existe depuis 31 ans

43 élèves (20 en maternelle et 23 en primaire) sont scolarisés sans cette école qui existe depuis 31 ans.

Le rapport critique du Rectorat de l’Académie de Grenoble a, quel hasard, été inopinément transmis à quelques médias locaux (Dauphine Libéré, France Bleu Isère,…)  qui en font leurs choux gras et sonnent l’hallali. L’antichristianisme primaire et viscéral qui accompagne cette affaire nous rappelle que, pour certains, il s’agit toujours d’achever la révolution française en combattant la foi catholique authentique, son clergé, ses écoles.

Le rapport tient en une quinzaine de pages et est signé par trois inspecteurs de l’Education Nationale qui se sont rendus dans l’école le 11 janvier dernier.

Le rapport épargne la Maternelle pour mieux se focaliser sur le primaire.

“Des manquements ont été constatés dans le domaine de la formation de la personne et du citoyen ainsi que dans celui des représentations du monde et de l’activité humaine.”, lit-on.

La religion trop prégnante dans les savoirs ?

Les inspecteurs estiment que l’enseignement dispensé mélange trop religion et savoirs. Ont-ils remarqué qu’il s’agit d’une école catholique ? Pourquoi inscrire ses enfants dans une école si c’est pour que la religion y soit absente ?

Selon la presse du système, le rapport critique également des activités sportives genrées et sexistes. “Les garçons font du foot et les filles de la danse ou de la corde à sauter.” Les inspecteurs préféreraient sans doute que ce soit l’inverse ?

Les inspecteurs reprochent aussi à cette école de ne pas suivre la doxa woke du moment.

“Aucun livre n’est à la disposition des élèves sur les sciences ou le corps humain”. La presse aux ordres n’a pas précisé si les livres sur le corps humain devaient émaner d’un auteur militant LGBT. Mais sans doute est-ce préférable pour bénéficier de la mansuétude du rectorat.

“Au jour du contrôle, les élèves n’avaient pas encore abordé la question des recherches sur internet et des moteurs de recherche. (…) Aucun abonnement de presse écrite pour enfant ne permet d’aborder l’actualité et d’ouvrir les élèves sur le monde.” Quel manquement : ces pauvres petits ne sont donc pas informés que Macron aimerait qu’ils grandissent vite pour pouvoir les envoyer se battre contre l’ogre russe.

Les inspecteurs s’irritent aussi que le calendrier scolaire soit conçu en fonction des fêtes religieuses et notent comme un reproche que les élèves commencent leur journée à l’école par une prière suivie de l’instruction religieuse. Le rapport ne précise pas s’il faudrait remplacer la prière du matin par l’écoute d’un extrait de discours d’Emmanuel Macron à la cérémonie pour les 250 ans du Grand Orient de France.

Dans sa lettre à l’abbé Salün, directeur de l’école, la Rectrice d’Académie, Hélène Insel, conclut que l’enseignement délivré ne permet pas aux élèves d’acquérir le socle commun tel que défini par l’article L.122-1-1 du code de l’éducation. Alors que, comme tout le monde le sait, dans les banlieues, les chérubins de la France de demain démontrent chaque jour leur attrait pour ce socle commun…

Pierre-Alain Depauw

 

Source : medias-presse.info

Les commentaires sont fermés.