Publié par Guy Jovelin le 03 janvier 2026
C'est proprement scandaleux qu’en 2026 on remette sur la table l’idée d’un contrat à deux vitesses : un CDI « jeunes » qu’on pourrait rompre sans motif les premières années et qu’on paierait… moins qu’un vrai salaire ! On croyait ces idées enterrées depuis l’échec retentissant du CPE en 2006, et voilà que le MEDEF ressuscite, en plus cynique, ce CDI pliable et fragile pour les primo-entrants sur le marché du travail.
Proposer un salaire en dessous du SMIC à des jeunes qui n’ont déjà pas de pouvoir d’achat, c’est humiliant et injuste. Le SMIC est déjà trop bas pour vivre dignement en France : comment accepter des propositions qui entérinent une précarité structurelle pour ceux qui commencent leur vie active ?
Si l’on veut vraiment plus de flexibilité pour l’embauche ou le licenciement, qu’on l’applique à tous les salariés, qu’on réforme le Code du travail dans sa globalité ! Il ne s’agit pas de sacrifier une génération en échange d’un peu plus de liberté pour le patronat. La valeur du travail ne se discute pas par classe d’âge ou par habilité à payer moins cher.
Et on ne peut pas parler des salaires sans évoquer le véritable boulet de notre économie : le poids des prélèvements sociaux. Chaque entrepreneur et chaque salarié supporte un fardeau énorme, financé par des cotisations et des taxes qui plombent le coût du travail et réduisent le net perçu. Pendant ce temps, ils doivent assumer le financement de retraites déjà promises à des boomers qui vivent souvent mieux que les actifs, un système d’assistanat généralisé et une immigration de masse qui pèse sur les services publics et les salaires. L’État obèse, sa bureaucratie étouffante et ce système fiscal confiscatoire étouffent toute initiative.
Au lieu de créer une société à deux vitesses, on devrait libérer la croissance, alléger les charges sociales, donner du pouvoir d’achat réel et permettre à tous les Français, jeunes ou moins jeunes, de travailler dignement pour un vrai salaire. C’est là que réside la véritable réforme.
Thomas Joly - Président du Parti de la France