Publié par Guy Jovelin le 30 avril 2026

Le Conseil d’État a confirmé, jeudi 30 avril 2026, la dissolution de la Jeune Garde antifasciste, rejetant le recours déposé par le groupuscule d’extrême gauche cofondé par le député LFI Raphaël Arnault. Cette décision intervient dans le contexte de la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, passé à tabac à Lyon le 12 février dernier et décédé deux jours plus tard.
Selon les éléments rapportés, plusieurs membres de la Jeune Garde sont suspectés d’être impliqués dans ce drame. Le mouvement avait déjà été dissous le 12 juin 2025 par l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Le décès de Quentin Deranque avait suscité l’émoi en France, tandis que la responsabilité de militants de la Jeune Garde était pointée.
Le Conseil d’État a relevé « les provocations à des agissements violents à l’encontre des personnes et des biens » ainsi que « la proportionnalité » de la mesure de dissolution. À l’audience, le rapporteur public a dénoncé « la dérive totalitaire » de la Jeune Garde, estimant qu’elle ne souhaiterait « pas seulement combattre par l’idéologie des idéologies mais qui entend éliminer physiquement ses opposants de l’espace public et se transforme en milice ».
« Dès lors, il n’y a pas d’objection à ce que la République se défende et protège ses enfants, et pour cela utilise l’arme de la dissolution », a conclu le rapporteur public. L’avocat du groupuscule, Me Paul Mathonnet, a défendu la Jeune Garde en affirmant qu’il ne s’agissait « pas un groupuscule secret et autonome », mais « un mouvement social de terrain ».