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krach - Page 2

  • Krach et effondrement monétaire pour 2020 ou 2021 : les risques géopolitiques s’ajoutent maintenant aux raisons systémiques

    Publié par Guy Jovelin le 06 janvier 2020

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    Marc Rousset

    Le krach et l’effondrement monétaire à venir pour 2020 ou 2021 : « Y penser toujours, n’en parler jamais », comme disait Gambetta, après la perte de l’Alsace et de la Lorraine, en 1871. La moindre étincelle, telle que l’assassinat du général iranien Soleimani, peut mettre le feu aux poudres. Au troisième jour de l’année 2020, les réalités géopolitiques viennent déjà jeter le trouble chez les boursiers qui ne veulent pas croire ce qu’ils voient. L’once d’or, après une année 2019 marquée par une hausse de 19 %, a grimpé de 1,6 %, ce vendredi, à 1.552,40 dollar sur le Comex et le lingot à 44.610 euros sur le marché parisien. On n’attend plus que les représailles iraniennes sur les tankers ou les installations pétrolières, une explosion de l’Irak ou la guerre dans le golfe Persique, nonobstant un nouveau conflit sur le modèle syrien en Libye.

    2019 a été une année record depuis 12 ans à la Bourse de Paris, avec un gain de 28 %, mais cette hausse est due exclusivement aux politiques monétaires généreuses et laxistes de la Fed et de la BCE. De plus, dix valeurs seulement du CAC 40 ont généré plus des deux tiers de la hausse de l’indice, avec un bond de plus de 60 % pour LVMH, de 59 % pour Airbus et de 95 % pour STMicroelectronics. Le montant des rachats d’actions a dépassé les 250 milliards d’euros en Europe, ce qui a aussi contribué à faire monter les indices.

    Fin novembre 2019, 57 % des obligations souveraines de la zone euro évoluaient à des taux négatifs, soit 4.520 milliards d’euros sur un marché de 8.000 milliards d’euros. 2020 pourrait nous réserver des surprises avec le Brexit, l’élection américaine en fin d’année et le risque très important de l’endettement des entreprises dans le monde. Il est probable que les politiques monétaires ont atteint leurs limites, sous peine d’explosion du Système.

    Avec 1 % de rendement en 2019 pour les fonds en euros, des problèmes vont se poser aux épargnants spoliés. Dans un monde de taux négatifs, au-delà du problème de rentabilité pour les banques, le système complémentaire de capitalisation pour les retraites, envisagé par Macron avec des BlackRock, devient une escroquerie pure et simple. De plus, un épargnant avisé n’achète pas des actions quand elles sont au plus haut.

    Et dix ans après la crise de 2008, les contribuables européens continuent de sauver les banques, contrairement aux nouvelles règles et aux promesses de la Commission européenne. Depuis 2016, après Veneto Banca et Banca Popolare di Vicenza, Monte dei Paschi di Siena, Banca Carige, Caixa Geral de Depósitos, Cyprus Cooperative Bank, deux nouvelles banques, début 2020, sont sur la sellette : Banca Popolare di Bari, en Italie, et Norddeutsche Landesbank Girozentrale, en Allemagne. NORD/LB vient de recevoir le feu vert de l’Union européenne pour bénéficier de 2,8 milliards d’euros en injection de capital, ainsi que 5 milliards d’euros de garanties. Les fonds seront apportés par deux Länder ainsi que par des banques d’épargne publiques. Quant à Banca Popolare di Bari, elle a accumulé trop de créances douteuses et une nouvelle banque de développement créée par le gouvernement italien devra se restructurer avec une aide publique financière de 900 millions d’euros. D’autres candidats tels que Deutsche Bank et de nouvelles banques italiennes pourraient s’ajouter à la longue liste en 2020.

    Une première correction boursière de 20 à 30 % pourrait bien apparaître en 2020, dans les mois qui viennent. L’abandon de toute discipline monétaire et budgétaire dans les grands pays développés, Chine et Japon inclus, renforce la probabilité d’une crise économique mondiale, d’un nouveau krach mondial et d’effondrements monétaires à venir. Les étincelles dans la poudrière de l’économie mondiale pourraient être : l’explosion de la zone euro qui a déjà commencé avec les colombes et les faucons au sein de la BCE, l’augmentation des taux d’intérêt suite à la perte de confiance des prêteurs, une guerre avec un pays tel que la Turquie ou l’Iran, un krach des actions, un krach obligataire, une faillite bancaire retentissante, une récession mondiale.

     

    Source : synthesenationale

  • Économie : propos lénifiants et réalités catastrophiques

    Publié par Guy Jovelin le 09 décembre 2019

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    Marc Rousset

    Vendredi, le Dow Jones a fini en hausse de 1,2 % car on apprenait que l’économie américaine avait créé 266.000 emplois en novembre, contre 180.000 attendus, et que le taux de chômage officiel était retombé à 3,5 %. Lagarde, de son côté, n’a pour l’instant trouvé rien de mieux que de « verdir » le bilan de la BCE.

    Si les actions ont augmenté de 25 % en 2019, après la reculade de fin 2018, c’est uniquement parce que la Fed a décidé de diminuer ses taux au lieu de continuer à les augmenter. Le mardi de la même semaine, on nous annonçait pourtant que l’indice mesurant la volatilité de la bourse new-yorkaise, le VIX, avait atteint son plus haut en un mois et demi. Et mercredi, en contradiction avec le vendredi, on nous avait annoncé que le secteur privé avait créé, en novembre, seulement 67.000 emplois, avec 85.000 emplois dans les services et une destruction de 18.000 emplois dans l’industrie de production.

    Les informations en provenance du secteur bancaire, tout comme celles du secteur automobile en Allemagne, sont très préoccupantes. En France les dépôts bancaires représentent 2.185 milliards d’euros, tandis que le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) ne dispose que de 4,2 milliards d’euros, soit une couverture de 2/1000 pour les déposants français. Quant à la Deutsche Bank, au bord de la faillite, elle va être encore sanctionnée pour un blanchiment d’argent de 200 milliards d’euros dans le scandale « Danske Bank ».

    UniCredit, le premier établissement italien, va de nouveau supprimer 8.000 emplois, après en avoir déjà supprimé 14.000 en deux ans. 51.000 emplois ont déjà été perdus en dix ans, dans le secteur bancaire italien, tandis que Société générale, Deutsche Bank et HSBC ont déjà supprimé, en 2019, plus de 52.000 postes. En fait, l’horizon des banques s’assombrit dans le monde avec les risques croissants de récession, la chute des taux d’intérêt et les taux négatifs, la guerre commerciale États-Unis/Chine et le protectionnisme grandissant.

    Le Japon est un cas d’école de la folie économique contemporaine. La Banque centrale japonaise possède la moitié de la dette publique japonaise et 40 % des actions de la Bourse de Tokyo par l’intermédiaire de fonds d’investissement ! La situation, même si tout se passe entre Japonais seulement, est d’autant plus ubuesque que la dette publique représente 250 % du PIB japonais. Alors que la croissance sera seulement de 0,5 % en 2020, le Premier ministre Shinzō Abe ne trouve rien de mieux que d’augmenter les taux de la TVA et de continuer à bétonner inutilement le pays, avec un programme d’investissements de 200 milliards d’euros.

    La Bourse de Wall Street monte alors que les États-Unis font face à une dette des entreprises sans précédent menaçant l’économie mondiale. La dette privée des entreprises américaines s’élève à 10.000 milliards de dollars, soit 47 % du PIB des États-Unis. Le FMI et le fonds d’investissement BlackRock sont d’autant plus inquiets que 50 % de ces obligations, contre seulement 17 % en 2001, sont notées aujourd’hui BBB, d’où des défaillances importantes à venir d’entreprises zombies en cas de récession.

    L’agence Bloomberg précise que le montant des dettes dans le monde s’élève à 230.000 milliards de dollars (une somme trois fois supérieure à la production, qui est de 80.000 milliards de dollars), soit une somme d’environ 30.000 euros par être humain (100.000 euros pour un ménage de quatre personnes).

    Les médias, les bulles boursières, les banques centrales laxistes et les dirigeants emprunteurs ne font que reporter la crise, mais seront dans l’impossibilité d’éviter le krach en cas de récession car tout le monde, partout dans le monde, est hyper-endetté. L’or est la nouvelle obsession des dirigeants des pays de l’Europe de l’Est, tandis que Bloomberg Intelligence promet de nouveaux sommets et que Trump songe déjà à augmenter de nouveau les dépenses ainsi que la dette publique aux États-Unis pour être réélu.

     

    Source : synthesenationale

  • Les banques centrales ont capitulé. Que va-t-il se passer ?

    Publié par Guy Jovelin le 25 mars 2019

    PAR  LE 

    Express.be 22/03/2019

    « Tous ceux qui me suivent depuis 20 ans savent que je ne suis pas un grand fan des banques centrales. Ce sont des bureaucrates pontifiants avec un sens académique de l’infaillibilité qui croient avoir la vision d’une puissance supérieure dans l’économie et les marchés. Mais mercredi, le monde des banquiers centraux a atteint un nouveau creux. La banque centrale américaine FED a alors jeté l’éponge sur le ring pour de bon.

    C’est ce que Steen Jakobsen, économiste en chef et directeur des investissements de la banque danoise Saxo, écrit dans un courrier électronique adressé à notre rédaction. 

    En décembre, le même Jakobsen avait écrit que le monde était « un mois, voire deux d’une panique économique mondiale ». « A quoi ressemblera cette panique ? Les politiciens feront tout ce qui est en leur pouvoir pour maintenir à flot une économie en perte de vitesse. Une économie qui souffre encore des conséquences des erreurs commises au cours des dix dernières années et tout cela six mois à peine après que l’on nous ait annoncé la fin de la criseQuel dommage ! « , écrivait alors le Danois.

    Et il semble qu’il ait maintenant raison. La banque centrale américaine a annoncé mercredi que le taux d’intérêt principal resterait inchangé. De plus, le système des banques centrales n’augmentera plus les taux d’intérêt pour le reste de l’année. La FED cessera également de réduire son bilan après septembre. Selon Powell, cela n’est plus nécessaire car «le bilan est de taille saine». Mais lorsque l’on examine le graphique ci-dessous [le rectangle rouge indique le moment où la baisse progressive a été stoppée en septembre] on peut avoir une opinion différente. Il semble fortement qu’une sortie n’est plus possible. Les dollars supplémentaires qui ont été mis en circulation après la crise ne disparaîtront donc jamais.

    La théorie monétaire moderne (MMT) n’en est pas une

    Selon Jakobsen, dans la prochaine étape, les banques centrales n’agiront plus que comme des auxiliaires des gouvernements, en prolongement de leur politique fiscale. Cela sous couvert de l’application de la soi-disant MMT, ou théorie monétaire moderne. Celle-ci sera introduite rapidement et avec des mesures puissantes, probablement après un été de stagnation économique. [Qui se traduira par une détérioration des données économiques, un cadre géopolitique opposé au multilatéralisme et sous l’impulsion d’agendas nationalistes hasardeux).

    « Pour mémoire, la théorie monétaire n’est ni moderne, ni monétaire, ni même une théorie » écrit le Danois. [Selon les tenants de la MMT, des taux d’intérêt auxquels les pays empruntent sont depuis longtemps inférieurs à la croissance de la production. En d’autres termes, la richesse que nous créons grâce à cette dette est supérieur au montant que nous devons rembourser].

    MMT : la légende politique doit justifier la capitulation de la FED

    «C’est une légende politique aussi bien à la disposition des banquiers centraux que des politiciens. […] Ce qui compte vraiment, c’est que le MMT est la réponse évidente aux déséquilibres créés par le QE (Quantitative Easing) et aux cris des populistes. Dans le contexte d’ascension du trumpisme et du socialisme démocratique aux États-Unis et des révoltes populistes de tous crins dans toute l’Europe, nous savons que lorsque les négociations budgétaires débuteront au sein de l’UE après les élections européennes du mois de mai et aux États-Unis en octobre les gouvernements commenceront à promouvoir le programme de MMT. Sous le prétexte d’investir dans les infrastructures, de réduire les inégalités et de réformer le code des impôts en faveur des emplois pour la classe moyenne inférieure. »

    « La Fed a eu besoin d’un peu plus de temps que la BCE pour capituler, mais mercredi, elles avaient cédé toutes les deux ». Selon Jakobsen, les bourses ont déjà pris en compte la conclusion d’un accord commercial parfait entre la Chine et les Etats-Unis. Alors même que cette conclusion demeure très incertaine. Le coût du Brexit qu’elles ont pris en compte est aussi très mal calculé, dit-il. En d’autres termes, les marchés boursiers sont révélateurs de tout ce qui ne va pas dans le monde financier.

    Le marché boursier avec ses «valorisations de type 1929»

    Le graphique ci-dessous montre comment les banques centrales ont inondé à plusieurs reprises les marchés avec de nouvelles liquidités. C’est ce qui s’est passé au cours des 10 dernières années, lorsque que les marchés boursiers ont commencé à baisser.

    Selon l’analyste Jesse Colombo (Real Investment Advice), cela a conduit à des « valorisation boursières de type 1929, qui rendent inévitables une correction douloureuse ».

    Un krach ultime est inévitable

    «En intervenant constamment sur les marchés, la FED est à la base d’un aléa moral d’une ampleur sans précédent. Une génération entière de traders et de spéculateurs en bourse est devenue convaincue que les marchés ne peuvent jamais chuter. Parce que la Fed interviendra encore et encore pour les sauver. Cela signifie qu’ils pensent pouvoir continuer à prendre des risques sans entrave. La Fed ne fait qu’encourager la prise de tels risques. Mais au final, sa capacité d’intervention pour sauver les marchés sera anéantie. C’est alors que l’ultime krach se produira. »

    Aux USA, les inquiétudes liées à l’économie mondiale sont de retour. Ce vendredi 22 mars, le Dow Jones a lâché 1,77 % tandis que le NASDAQ dévissait de 2,50 % et le S&P 500 de 1,90 %, soit la pire séance depuis le 3 janvier. Autre fait marquant, le taux d’intérêt de la dette américaine à dix ans est même passé un petit moment en dessous de celui de la dette à 3 mois de 2,455 %, phénomène anormal communément appelé « inversion de la courbe des taux » qui a toujours précédé de quelques trimestres la quasi-totalité des récessions américaines des dernières décennies.

    Et comme la BCE, la Fed révise à la baisse ses prévisions de croissance, de dépenses des ménages et d’investissement des entreprises en indiquant qu’elle n’augmentera plus ses taux d’intérêt en 2019, qu’elle inversera même en septembre 2019 sa politique de « QE » à l’envers, autrement dit qu’elle cessera de réduire son portefeuille accumulé, depuis 2008, de bons du Trésor. Le déficit commercial américain se creuse malgré les droits de douane de Trump, tandis que la dette privée continue d’augmenter et que la dette publique américaine a explosé de 217 % entre 2007 et 2016. La hausse des actions, depuis le début de l’année, semble donc un simple rebond au sein d’un marché baissier, alors que les cours du pétrole retombent.

     

    Source : leblogalupus