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  • En vendant le domaine de Grignon à un promoteur immobilier, l’État brade 200 ans d’Histoire

    Publié par Guy Jovelin le 19 août 2021

    contre-info

    Le régime républicain français, incapable de gérer correctement le budget de l’Etat malgré les prélèvements délirants sur les citoyens, brade de plus en plus le patrimoine national.

    « En 2017, un rapport de la commission des Finances du Sénat pointait la gestion désastreuse du patrimoine immobilier de l’État : « Mauvaise valorisation des biens, inventaire lacunaire, maîtrise d’ouvrage incompétente »… bref, ni fait ni à faire.

    Pourtant, depuis 2006, l’État vend les bijoux de famille. Disons plutôt qu’il les brade en raison d’une incompétence notoire. De notoriété publique, cette agence immobilière (France Domaines) aurait en effet disparu depuis longtemps si elle était tenue par des privés et non pas par des fonctionnaires.

    Le patrimoine français est si riche qu’il se vend sans problème, a fortiori s’il est sous-évalué, et tant pis si, au bout du compte, c’est le contribuable qui est spolié. L’État a récolté par ce biais 500 millions d’euros par an en moyenne, plus de 7 milliards entre 2006 et 2017. Suite au rapport du Sénat, les gens de Bercy l’avaient promis-juré : on allait faire appel à des spécialistes. Plus question de laisser partir des merveilles, encore moins de vendre à des maquignons… et pourtant.

    Et pourtant, un nouveau scandale éclate au milieu de l’été : la vente du magnifique domaine de Grignon, un site agronomique de 310 hectares occupé, depuis deux siècles, par les étudiants d’AgroParisTech et les chercheurs de l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement).

    C’est le premier promoteur immobilier de France, Altarea, qui a remporté la mise. Dans son projet, des logements, bien sûr, avec « une programmation résidentielle au sein de bâtiments existants, de nouvelles constructions » et « une programmation touristique » avec un pôle gastronomique porté par un chef étoilé. Une restauration de luxe, voire un Disneyland de la bouffe, diront les mauvais esprits dans mon genre.

    Ce projet est contesté depuis longtemps par les élus, les étudiants et les chercheurs qui travaillaient là et sont, pour beaucoup, réunis au sein de l’association Patrimoine AgroParisTech-Grignon 2000. Ayant elle-même déposé un projet alternatif (Grignon 2026), présenté avec la communauté de communes Cœur d’Yvelines, l’association dénonce aujourd’hui dans un communiqué : « Au cœur de l’été, l’État brade Grignon et reste sourd à un projet d’intérêt général concernant le changement climatique. L’État nie la compétence des collectivités territoriales à gérer le développement de leur territoire et préfère détruire deux siècles d’Histoire et d’actifs scientifiques d’une valeur inestimable au profit d’un promoteur qui saura faire son métier : acheter du foncier à un prix dérisoire et le vendre par lot au prix fort. »

    Le site Réussir.fr avance des chiffres pour ce rachat : « L’association évoque la rumeur d’une offre à 13,9 millions d’euros de la part d’Altarea contre 13 millions proposés dans le cadre du projet Grignon 2026. » Altarea a été consulté mais « n’a pas souhaité » commenter ce chiffre, indiquant ne « jamais communiquer sur les montants de ses opérations ». Aucun commentaire, non plus, du côté des ministères concernés, pourtant saisis par la sénatrice des Yvelines Sophie Primas et le président du Sénat Gérard Larcher pour demander un réexamen de la décision avec les élus locaux.

    Sophie Primas dénonce ainsi, sur Twitter, « une décision prise sans aucune concertation avec les élus et qui propose d’artificialiser des terres, alors que nous venons de voter la loi Climat qui vise à en limiter la consommation ! » Ça ne fait jamais qu’une incohérence de plus… »

    de Marie Delarue
    sur BdVoltaire

  • Jean-François Buil, père d’un soldat tué en Afghanistan : “Ce sont des gens qui vivent avec 800 ans de retard, ils resteront toujours avec 800 ans de retard. 89 soldats français sont morts pour rien”

    Publié par Guy Jovelin le 18 août 2021

    Jean François Buil, un habitant de Saint Augulin en Charente-Maritime crie sa colère devant le retrait des occidentaux d’Afghanistan où les talibans ont repris le pouvoir. Son fils Damien a laissé sa vie dans une embuscade à Uzbin il y a 13 ans avec neuf autres soldats français.

    Jean-François Buil crie sa colère et son désespoir depuis bientôt 13 ans. Depuis le 18 aoüt 2008, date à laquelle son fils est mort dans une embuscade des talibans à Uzbin, avec 9 autres de ses camarades de l’armée française. “J‘ai toujours dit que nos soldats, les 89 soldats français étaient morts pour rien” confie-t-il à nouveau ce lundi, depuis son domicile de Saint Aigulin. 

    Mais ces derniers jours, devant sa télé, en voyant la progression des talibans et le retrait des américains puis la fuite des occidentaux ce lundi sa colère a encore augmenté : “Je confirme, ils sont bien morts pour rien ainsi que les 3 ou 4 000 américains, et puis tous les soldats de l’OTAN qui son morts“. 

    (…)

    Pour Jean-François Buil l’armée française n’aurait jamais du intervenir en Afghanistan : “Les américains viennent, fracassent tout et nous, avec l’OTAN on suit à cause du 11 septembre 2001” et au final c’est “une mission zéro, catastrophique” dit-il. “Ce sont des gens qui vivent avec 800 ans de retard et ils resteront toujours avec 800 ans de retard, c’est un pays de tribus“. 

    France Bleu via fdesouche

  • « On s’est fait menacer au téléphone, menacés de mort » : la pharmacie de la Négresse à Biarritz, change de nom

    Publié par Guy Jovelin le 18 août 2021

    La pharmacie “La Négresse” ne s’appellera plus ainsi. Le propriétaire a décidé de changé de nom, une décision que salue l’association “Mémoire et Partages” qui dénonce depuis des années la dénomination du quartier.

    […]

     

    Il y a quinze jours, la pharmacie a fait recouvrir la partie “de la Négresse” de sa devanture. “Et nous allons changer d’ici la fin de l’année” explique Thierry Ramon, propriétaire de la pharmacie depuis 15 ans. “On veut arrêter toutes ces polémiques. On a autre chose à faire que de se battre sur ce nom là”. En effet, le propriétaire de la pharmacie recevait régulièrement des menaces à ce sujet “On s’est fait menacer au téléphone, menacés de mort, je trouve que ça a quand même un petit peu loin, donc  on a décidé de changer”.

    Une décision que salue donc l’association “Mémoire et Partages” qui avait lancé une procédure devant le tribunal administratif de Pau pour faire changer le nom du quartier. Son représentant local Galery Gourret Houssein, se satisfait du changement de nom “En le découvrant, j’étais très content que soient enlevés les mots ridicules de “la Négresse”. Une étape supplémentaire pour le président de l’association basé à Bordeaux, le conseiller régional Karfa Diallo: “Pour nous, ça représente très clairement une évolution qu’il faut lier au réveil de la mémoire de l’esclavage, de la traite des Noirs et de la conscience que nous avons des symboles du racisme sur l’espace public”.

    […]

     

    France Bleu via fdesouche

  • Trappes (78) : Ali Rabeh (Génération.s) perd son mandat de Maire suite à un recours de la liste d’opposition d’Othman Nasrou (LR)

    Publié par Guy Jovelin le 18 août 2021

    Le Conseil d’État a définitivement annulé ce mercredi 18 août l’élection municipale de 2020 à Trappes (Yvelines) remportée par Ali Rabeh (Génération.s), en lui reprochant d’avoir fait la promotion de sa candidature entre les deux tours.

    En février, le tribunal administratif de Versailles avait annulé ce scrutin, après le dépôt d’un recours par la liste d’opposition Engagement Trappes Citoyens et l’élu Othman Nasrou, proche de Valérie Pécresse. Le tribunal avait dénoncé des «actions de propagande» menées par Ali Rabeh, proche de Benoît Hamon, entre les deux tours de l’élection de 2020. L’homme politique, qui contestait cette décision, avait fait appel devant le Conseil d’État, qui a finalement rejeté son recours.

    Selon la décision du Conseil d’État consultée par l’AFP, l’association «Cœurs de Trappes» a bien «assuré la promotion de la candidature d’Ali Rabeh», son fondateur, entre les deux tours. L’association a notamment organisé une distribution «d’environ 15.000 masques», «au cours d’une période où les masques chirurgicaux n’étaient disponibles qu’en faible quantité», est-il écrit. Ces lots de masques comportaient «une notice d’utilisation où figurait une photo de M. Rabeh (…) identique à celle utilisée pour ses documents et affiches de propagande électorale».

    Le figaro via fdesouche

  • Afghanistan : le contrôle du marché de la drogue, l’autre victoire des talibans

    Publié par Guy Jovelin le 18 août 2021

    leblogalupus

     
    La production d’opium génèrerait actuellement environ 2 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an. United Nations Photo / FlickrCC BY-SA

    La longue guerre en Afghanistan a atteint un tournant le dimanche 15 août lorsque les talibans ont investi le palais présidentiel à Kaboul après la fuite du président Ashraf Ghani qui a reconnu leur victoire. Cette prise de pouvoir intervient à l’issue d’une offensive au cours de laquelle une douzaine de villes majeures du pays sont tombées aux mains des combattants islamistes en quelques jours.

    Parmi celles-ci figure notamment Zaranj, une ville frontalière poussiéreuse de quelque 50 000 habitants située à la frontière afghano-iranienne, dans le sud-ouest du pays. Bien que géographiquement et politiquement marginal, Zaranj fut le premier centre provincial à tomber.

    Au cours des semaines précédentes, les avancées des talibans concernaient d’abord des zones rurales, avec la prise de contrôle de plus de la moitié des 421 districts du pays. Mais enhardis par ces succès et par le moral en berne des forces armées afghanes, les combattants se sont tournés vers les grands centres de population. Après leur percée à Zaranj, ils ont ainsi repris la ville voisine de Farah et sept autres capitales provinciales du nord.

    Cette offensive a été favorisée par le soutien du Pakistan aux talibans, ainsi que par la libération de 5 000 combattants emprisonnés, une condition de l’accord conclu en février 2020 avec les États-Unis qui engageait Washington à retirer ses troupes du pays. Les pourparlers de paix ultérieurs, soutenus par les puissances internationales et régionales, n’ont pas réussi à endiguer la violence ou à proposer un plan de paix crédible.

     

    Cependant, l’échec du processus de paix ne suffit pas à expliquer la situation : des facteurs économiques influencent également les événements en cours, dont le commerce de l’opium et de l’héroïne que la dizaine de milliards de dollars investis par Washington depuis 2002 dans la lutte anti-drogue n’ont pas réussi à endiguer.

    L’histoire se répète

    Cela nous ramène à Zaranj. Ce n’est pas une coïncidence si les talibans se sont d’abord concentrés sur les villes frontalières, car celles-ci ont une importance économique considérable. Les combattants contrôlent désormais une dizaine de points de passage internationaux. Outre Zaranj, ils ont Spin Boldak, une porte vers le Pakistan, Islam Qala, le principal point de passage vers l’Iran, et Kunduz, qui leur confère le contrôle des routes vers le Tadjikistan.

    L’histoire récente a largement démontré l’importance de ces villes. Lorsque les factions en guerre en Afghanistan ont cessé de recevoir une aide militaire et financière, principalement de la part des Russes, à la fin des années 1980, puis de la part des Américains, le contrôle du commerce est devenu essentiel.

    Évolution de la surface dédiée à la culture du pavot entre 1994 et 2020 en Afghanistan (en hectares). Unodc.org (mai 2021).

     

    Cela comprenait notamment l’économie de la drogue, qui s’est développée massivement à partir du début des années 1990 pour aujourd’hui générer environ 2 milliards de dollars de chiffre d’affaires, un montant qui représente 10 % du PIB national. Selon d’autres estimations, entre 4 et 5 millions de personnes (sur une population totale de 25 millions d’habitants environ à l’époque) étaient impliquées dans la filière dans les années 2000.

    Ce phénomène se reproduit aujourd’hui. Dans les années 1990, par exemple, Zaranj était une sorte de Far West qui s’est développé comme plaque tournante du commerce illicite, s’appuyant sur des connexions transfrontalières de longue date entre les tribus baloutches spécialisées dans la contrebande de carburant, de drogues et de personnes.

    Des activités similaires s’y poursuivent aujourd’hui : l’opium et l’héroïne, provenant des champs de pavot des provinces voisines de Farah et du Helmand, passent en contrebande de l’autre côté de la frontière. Tout comme le trafic d’êtres humains, qui est en plein essor.

    En parallèle, Zaranj est devenue une ville de passage clé pour le commerce légitime, notamment pour le carburant, les matériaux de construction, les biens de consommation et les denrées alimentaires. Situé sur la route reliant Kaboul au port iranien de Chabahar, le gouvernement afghan a investi dans les infrastructures frontalières dans le cadre d’un effort plus large visant à renforcer les relations avec l’Iran et à réduire sa dépendance vis-à-vis du commerce avec le Pakistan.

    Dans les années 2000, entre 4 et 5 millions Afghans travaillaient dans la filière de l’opium. Shah Marai/AFP

     

    Ce mélange de commerce licite et illicite a permis de débloquer des investissements étrangers et d’attirer une population croissante des régions avoisinantes, tout en constituant une importante source d’impôts. En effet, les droits d’importation représentent aujourd’hui environ la moitié des recettes intérieures du gouvernement afghan. Islam Qala génère à lui seul plus de 20 millions de dollars américains par mois.

    Ainsi, le contrôle de ces points de passage clés remplit les coffres des talibans, à un moment où le financement externe des donateurs internationaux est en baisse. Il permet également aux talibans d’imposer des restrictions économiques sur les produits importés, tels que l’essence et le gaz, ce qui leur donne une influence supplémentaire. La perturbation des flux d’importations et d’exportations a d’ailleurs déjà affecté les prix du carburant et des denrées alimentaires.

    La culture du pavot explose

    Les talibans contrôlent donc désormais une grande partie de l’économie afghane, dont la production du pavot et les routes commerciales de la drogue vers le Pakistan, l’Iran et le Tadjikistan. Ce contrôle apparaît encore plus essentiel que par le passé. En effet, selon la dernière enquête de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, la superficie des terres afghanes affectées à la culture du pavot a augmenté de 37 % en 2020 après une décrue ces dernières années. Une augmentation qui concerne en premier lieu les régions du sud et de l’ouest du pays.

    Évolution de la surface dédiée à la culture du pavot entre 2019 et 2020 dans les provinces afghanes. Unodc.org (mai 2021)


     

     

    Cette évolution est liée à une série de facteurs, dont l’instabilité et les conflits politiques, les sécheresses dévastatrices, les inondations saisonnières importantes, la diminution des financements internationaux et des possibilités d’emploi.

    Cette tendance est aujourd’hui appelée à se poursuivre, car les moteurs structurels de l’économie de l’opium – conflits armés, faible gouvernance et pauvreté généralisée – pèsent fortement. Tant dans les campagnes que dans les villes frontalières, l’économie de l’opium constitue en effet une importante bouée de sauvetage pour les Afghans, dont beaucoup vivaient déjà une crise humanitaire.

    La recrudescence du conflit intervient ainsi alors qu’une grave sécheresse affecte le pays et fait grimper les prix des denrées alimentaires, tandis que l’épidémie de Covid-19 connaît par ailleurs une flambée. Depuis le début de l’année, quelque 360 000 personnes ont déjà été déplacées en raison de tous les troubles qui secouent le pays.

    Avec la victoire des talibans, il est donc peu probable que l’économie de la drogue connaisse un ralentissement. Certes, les combattants islamistes, qui avaient banni la culture du pavot en 2001 quelques mois avant l’intervention américaine, restent officiellement opposés aux drogues illicites, mais les moteurs sous-jacents restent trop puissants et la manne financière trop importante. En conséquence, le conflit actuel devrait contribuer à alimenter le marché mondial de l’héroïne, dont près de 90 % est produite en Afghanistan, ainsi que le problème croissant de la drogue dans la région.

    https://theconversation.com/afghanistan-le-controle-du-marche-de-la-drogue-lautre-victoire-des-talibans-166209