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  • J’exige que l’OAS laisse Sandrine Rousseau tranquille !

    Publié par Guy Jovelin le 19 février 2026

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  • « UNE VIE HEROÏQUE AU SERVICE DE DEUX PATRIES : GYULA SARI »

    Publié par Guy Jovelin le 11 février 2026

    Après le décès de Lajos Marton il y a quelques semaines, c’est un deuxième hongrois à la vie exceptionnelle, qui vient de s’éteindre, nonagénaire.
    Gyula Sari était, comme Marton, membre de l’équipe OAS qui mena l’attentat le plus connu contre De Gaulle (au Petit-Clamart, en 1962) après la trahison de celui-ci, qui livrait au couteau des barbares du FLN des milliers d’Européens et des centaines de milliers d’indigènes algériens.

    Louis de Condé, le dernier en vie du « Petit-Clamart », retrace la vie de son ami :

    « C’est le titre que j’avais donné à la notice rédigée en hommage à mon camarade et frère d’armes Lajos Marton décédé le 7 décembre dernier. Or notre camarade et frère d’armes Gyula Sari a suivi de près dans la tombe son compatriote, puisqu’il nous a quittés le dimanche 11 janvier de cette année.
    Né en Hongrie en 1931, 3 mois après la naissance de Lajos, lui le miraculé de Dien-Bien-Phu, a survécu à ses blessures jusqu’à 94 ans ! Sa vie mérite d’être contée.
    À 19 ans, athlète de 1m80 et 80 kg, est champion d’aviron dans son pays. Les communistes soviétiques qui tiennent la Hongrie en esclavage ont une politique bien précise dans le domaine du sport et de la propagande : faire des sportifs russes et des pays satellites des champions olympiques, et pour leur permettre de se consacrer entièrement à l’entraînement, leur faciliter la vie, en les dispensant de tout travail, en fabriquer des officiers.
    C’est ainsi que Gyula est convoqué à l’Académie militaire à Moscou. Sa détestation du communisme est telle qu’il préfère franchir le rideau de fer et gagner l’Autriche. Avec un camarade, ils éliminent les garde-frontières pour voler les plans des champs de mines et emprunter les passages sécurisés.
    Parvenu à Vienne, il se présente à l’ambassade des États-Unis et demande un visa pour l’Amérique… qui lui est refusé : ses interlocuteurs le prennent pour un espion, puisque personne jusqu’alors n’a franchi cette frontière réputée… infranchissable ! En 1950, “la guerre froide” redouble d’intensité !
    Il s’engage alors dans notre Légion Étrangère pour 5 ans. Il connaît l’Algérie et le Maroc, puis l’Indochine. Alors qu’il sert comme caporal-chef au 2ème REI, sa compagnie défend Éliane 2 à Dien-Bien-Phu contre les Viets ; il est nommé sergent au feu, mais cette nomination n’est pas homologuée, car son chef vient d’être tué. Très grièvement atteint à son tour, on le croit mort et ses camarades le déposent sur une pile de cadavres. Sous l’assaut de l’ennemi, la position se resserre, et les légionnaires survivants déplacent les cadavres vers l’intérieur pour ne pas les laisser aux Viets. Un camarade s’exclame alors : « mais il n’est pas mort celui-là, il respire encore ! » (Ce témoignage figure dans un ouvrage écrit en Hongrois et traduit en Français, que malheureusement je ne possède pas). Après la reddition du camp retranché, il fait partie des très grands blessés évacués en extrême urgence sur l’hôpital de Saïgon, où son voisin de lit est un légionnaire parachutiste, hongrois comme lui, nommé… Sarkozy… On a su plus tard qu’il s’agissait de l’oncle du président Nicolas.
    Après 4 ans de Légion, il est réformé et se réfugie à Paris. Il devient l’un des responsables de l’association des “Hongrois libres”, et à ce titre, il est reçu à l’Élysée par le Président René Coty.
    En octobre 1956, quand éclate la révolte à Budapest contre l’occupant soviétique, les Hongrois libres sont les premiers à monter dans un train pour rejoindre Vienne et leur capitale. Après s’être battus héroïquement contre les chars soviétiques, ils sont les tous derniers à reprendre le train du retour vers Paris.
    Il fréquente alors les mouvements nationaux français qui luttent contre la trahison et l’abandon au FLN de l’Algérie française. Parce que foncièrement anti-communiste, avec ses camarades hongrois le jeune Lazlo (dit Ladi) Varga, prématurément disparu, qui avait 14 ans quand il se battit à Budapest en octobre 1956, et Lajos Marton, sans se connaître, ils se retrouvent tous trois dans l’équipe formée autour de “Didier”, le Colonel Bastien-Thiry.
    Pendant le procès, il est en fuite et clandestin ; Il est membre d’une équipe qui cherche à faire évader son chef… Il est condamné par défaut à la peine de mort. (Curieusement, dans l’ouvrage consacré au “procès du Petit-Clamart compte rendu sténographique” paru chez Albin Michel, tome ** page 1010, son nom n’est pas cité ! Erreur du sténographe ou de l’éditeur ?) Il est arrêté un an après le 11 mars, date de l’exécution du Colonel, et condamné à 20 de réclusion criminelle. Il est libéré par grâce amnistiante le 22 mars 1968…, le même jour où Cohn-Bendit crée dans la faculté de Nanterre son mouvement du 22 mars…
    Parc qu’il n’avait que 30% d’invalidité, je confiais son dossier médical au docteur Delaunay, médecin chargé dans son département d’évaluer les pensions de retraite pour invalidité. Après 2 ans d’études des expertises médicales, il constata que lors d’un examen était prise en compte une blessure grave causée par balles et dans un autre examen une série de blessures causée par multiples éclats de grenades, mais non les deux ensemble ! D’ailleurs pendant toute sa vie, sa peau était parsemée de taches bleues, tndis que lui sortaient de toutes les parties du corps de minuscules éclats de cette grenade ! Ainsi un autre éclat était situé si près du cœur qu’il ne pouvait être opéré ! (et s’il pénétrait dans l’organe, c’était la mort immédiate). Sa pension fut portée à 70%, une misère, mais l’armée française montre ainsi son ingratitude envers ceux qui l’ont servie. Il ne put obtenir la nationalité française à laquelle pourtant il avait droit après 4 ans de Légion. Il n’obtint pas non plus la médaille militaire malgré ses états de services, blessures et citations.
    Jusqu’à sa retraite il fut le gardien de nuit des bateaux-mouches du pont de l’Alma, aidé d’un chien qu’il avait dressé lui-même…
    Son épouse hongroise Ilonka (= Hélène), connue à Paris, avait quitté son pays en franchissant l’hiver sur la glace une rivière servant de frontière avec la Yougoslavie ; elle est décédée subitement en 1993 ; ainsi il éleva seul leur fille Hélène, à qui je transmets à nouveau mes très sincères condoléances.
    Et je mesure avant tout son extrême dignité, car je ne l’ai jamais entendu se plaindre, malgré la douleur due à cette disparition, et les vicissitudes ‘une vie difficile.
    De mon ami Gyula, je me souviens qu’il adhéra aussitôt au Cercle National des Combattants crée par le cher Roger Holeindre.
    Enfin je note une curiosité : son nom Sari est italien et particulièrement usité en Corse ; d’après ses recherches généalogiques, il descend d’un soldat des armées napoléoniennes, blessé au combat et laissé sur place (en Autiche ?) qui aurait terminé ses jours en Hongrie…
    Il a été inhumé au cimetière de Levallois dans la plus stricte intimité le vendredi 30 janvier. Une gerbe du cercle bastien-Thiry fut déposée sur sa tombe. Une “messe de la trentaine” sera célébrée pour lui le samedi 28 février à 11 heures dans la Chapelle de Notre-Dame de la Consolation, rue Jean Goujon à Paris, comme pour son camarade Lajos Marton le 14 décembre.
    Je regrette beaucoup que Lajos n’ait pas décrit la vie exceptionnelle de notre camarade. »

    Louis de CONDÉ

     

    Source : contre-info

  • C’était un 3 avril…

    Publié par Guy de Laferrière le 03 avril 2024

    1962 : à Alger, attaque par l’OAS de la clinique du Beau-Fraisier, repaire des terroristes du FLN : 9 morts, 30 blessés. C’est aussi l’occasion de voir à l’œuvre l’une des premières grandes opérations de manipulation médiatique…

    « Les patients étaient tous des FLN connus et fichés comme tels ». Ces propos sont rapportés par des officiers du 2e Bureau (renseignement militaire) tandis que dans le même temps, le préfet Vitalis Cros déclarait: « les patients de l’établissement n’avaient rien à voir avec les rebelles ».

    L’opération à l’encontre de la clinique est précédée par la découverte de « sépultures improvisées » (charniers) d’Européens dans le secteur de la clinique. Il est à préciser que la période pendant laquelle fut menée l’action est une période de désengagement de l’armée française, les accords d’Evian ayant entraîné le « cessez-le-feu ».
    L’armée n’avait plus à fournir la protection des Européens. La découverte de ces sépultures a lieu dans un secteur dont le commandement militaire était, sinon favorable à l’OAS, tout du moins se sentait impliqué dans la protection des Européens.
    Les « commandos Delta » de l’OAS, intervenant donc sur un renseignement d’origine militaire, verront leur entreprise se solder par un discrédit majeur pour l’organisation. Ce discrédit ne toucha que l’opinion métropolitaine mais convainquit beaucoup que l’OAS pratiquait « un terrorisme aveugle ».
    Les médias furent invités à venir constater sur place les dégâts causés par les « Deltas ». Le Monde du 4 avril titra en première page: « l’OAS commet de nouveaux crimes en Algérie ». La découverte du charnier précédent n’avait, elle, pas fait l’objet de révélations dans la presse… (source)
    Sur ce thème, on peut lire Une autre histoire de l’OAS, de Pierre Descaves.

     

    Source : contre-info

  • Rappel à Dieu de Jean-Claude Pérez, l’un des principaux chefs de l’OAS

    Publié par Guy de Laferrière le 31 mars 2023

    Jean-Claude Pérez avait 95 ans.
    Médecin diplômé en 1954, il exerça son métier d’abord à Alger dans le quartier de Bab El-Oued, puis à Paris jusqu’en 1995.

    N’appartenant à aucun parti politique, mais sensible aux événements se déroulant en Algérie, il s’impliqua dès 1953 dans la défense de cette province française où il faisait bon vivre pour toutes les populations.
    Alors qu’il était totalement étranger à l’attentat, il fut incarcéré quelques mois en 1957 dans le cadre de l’enquête sur l’« affaire du Bazooka » (tentative de meurtre du général Salan, vraisemblablement manigancée par les milieux gaullistes).
    Il devint  plus tard l’un des chefs de l’Organisation Armée Secrète.
    Il fut incarcéré encore de façon épisodique dans diverses prisons algériennes et métropolitaines jusqu’en 1965, et fut condamné à mort par contumace pour son rôle au sein du commandement national de l’OAS. Il fut amnistié en 1968 en même temps que les autres résistants patriotes encore condamnés.
    Sa deuxième fille, Emmanuelle, a épousé Ali Boualam, un des fils du bachagha Boualam.

    ► On peut se procurer ici quelques livres écrits par le Dr Pérez, ainsi que le remarquable Mémoires d’Empire auquel il a contribué.

    ► Voici l’émouvant témoignage de l’un de ses cousins :

    « Mon cousin, le docteur Jean-Claude Pérez, vient de nous quitter et c’est une partie de ma jeunesse qui est partie avec lui. Pas un seul homme ne fut un aussi grand défenseur de l’Algérie Française que Jean-Claude. Est-il nécessaire de rappeler qu’il fut le « patron » des commandos « Delta » et eu sous ses ordres le lieutenant Degueldre et, bien avant, l’organisateur des « Barricades » en janvier 1960 avec Pierre Lagaillarde. J’étais alors à ses côtés.
    Jean Claude était le « docteur » de Bab-el-Oued, de tout ce petit peuple qui un jour du mois de Mars 1962 s’éleva contre l’abandon de la France et fut bombardé et assiégé par l’armée française, sous les ordres de De Gaulle et du général Ailleret.

    Je me souviens d’une anecdote qui m’a beaucoup marqué : une bombe avait éclaté boulevard de Provence, à l’arrêt du tram.
    Il était dix-neuf heures. Je me précipite et tombe sur mon cousin, le docteur Jean-Claude Pérez, dont le cabinet se situait juste sur la place, au premier étage.  Il est occupé à secourir un homme allongé sur le sol, le ventre ouvert, d’où s’échappe une bouillie sanglante faite de boyaux et de graisse, c’était horrible.
    –  « Passe-moi ce journal, là, par terre, allez dépêche-toi ».
    Je le ramasse et le lui tends. Il enfonce, avec ses mains, tous les boyaux à l’intérieur de l’abdomen, place le journal plié sur la plaie béante et, à l’aide du pantalon et de la ceinture, referme le tout.
    –  « Reste à côté de lui jusqu’à l’arrivée de l’ambulance ».
    Jean-Claude est déjà reparti vers un autre blessé.  Deux personnes s’éloignent en bavardant, l’une boite, le docteur se précipite.
    –  « Monsieur, monsieur, asseyez-vous par terre, vite ».
    L’homme le regarde, surpris.
    –  « Vite, allongez-vous, vous êtes blessé au pied ».
    L’homme baisse les yeux et s’aperçoit qu’il marche sur un moignon, il n’a plus de pied droit.  Il tombe comme une masse.
    Les ambulances arrivent, avec la police.  Les blessés sont emportés, les morts restent là; toujours bronzés, sous les réverbères, ils n’ont pas encore ce teint blanc de pâte à modeler sale, qu’ils auront demain matin, allongés sur le carrelage de la morgue de l’hôpital de Mustapha.
    Quelques semaines plus tard, lors d’une visite à l’hôpital Maillot, j’apprends avec joie que notre blessé, avec son journal en guise de pansement, est bien vivant.  Il vient me saluer, plié en deux et compressant de la main une cicatrice de quarante centimètres.

    J’admire Jean-Claude Pérez. Peu d’hommes ont le courage de passer des paroles aux actes, surtout quand ces actes peuvent vous coûter la vie.  Il était fait de cette matière, de ce courage physique, dont sont construits les « braves ».
    C’est lui qui, en mai 1958, m’a ouvert les yeux sur le « machiavélisme » de De Gaulle. Alors que j’étais journaliste à « La Dépêche d’Algérie » il me dit, au cours d’une discussion : « Vous vous trompez tous sur de Gaulle, ce n’est pas l’homme que vous croyez, vous verrez c’est lui qui nous coulera, à cause de lui nous perdrons l’Algérie ».

    J’étais de nouveau à ses côtés lors du « Procès des Barricades », cette manifestation qui fit trembler le pouvoir parisien. Si les Français d’Algérie ne réagissaient pas l’Algérie française était morte.
    Mon journal, « L’Aurore », m’avait demandé de couvrir ce procès des barricades où, parmi les accusés, se trouvait, outre mon cousin, un ami de longue date de ma famille, Marcel Ronda, fils de commerçants de la rue Bab-el-oued.
    Jean-Claude Pérez fut ensuite emprisonné à la prison de la Santé. Il bénéficiait d’un régime réservé aux « politiques », ce qui me permit de lui rendre souvent visite.

    Le soir même de sa remise en liberté, et avant son retour à Alger, j’organisai une soirée, en compagnie de Jean-Claude et de son épouse. Tout d’abord un monstrueux plateau de fruits de mer, à « l’Auberge alsacienne » du faubourg Montmartre, que Jean-Claude dévora presque à lui tout seul, puis, ensuite, des crêpes arrosées de cidre à la Brasserie Maxeville, sur les grands boulevards.

    Il m’informa qu’il rentrait à Alger pour reprendre la lutte, jusqu’à la mort s’il le fallait, et ce n’était pas une parole en l’air.
    A ma question : « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? »
    Il me répondit : « Reste à Paris, rends-toi utile ici, grâce à ton métier, chaque fois que tu en auras l’occasion, et attends. »

    En Algérie l’O.A.S. s’organisait sous le commandement du Colonel Godard et Jean-Claude Pérez se voyait confier l’O.R.O., branche dure, avec comme adjoint le Lieutenant Degueldre, ancien officier du 1er REP, responsable de la formation et de la direction opérationnelle des futurs commandos Deltas.

    Il m’avait fait part de sa fierté de savoir que j’avais représenté Georges Bideault lors de la création officielle de l’OAS à Madrid, auprès du général Salan et de Pierre Lagaillarde.

    Fin mars 62 tous les responsables militaires de l’OAS avaient quitté le pays et il ne restait, pour le dernier baroud d’honneur, que le Dr Jean-Claude Pérez, le lieutenant Degueldre, et les commandos « Delta » de Bab-el-oued.

    Après avoir échappé à deux attentats, mitraillage par une voiture et bombe placée dans sa Mercedes, Jean-Claude Pérez dut quitter Alger à son tour le 15 juin.  Il était accompagné par plusieurs membres de ses commandos et ils ont embarqué à bord d’un bateau espagnol.

    Le Dr Jean-Claude Pérez s’installera provisoirement à Salou, en Espagne et je garde en souvenir cette magnifique matinée passée sur le port de Cambril’s, face à la Méditerranée.

    Nous avons eu quelques trop rares occasions de nous embrasser par la suite, notamment lors de quelques conférences organisées à Nice.

    Adieu, Jean-Claude, tu resteras à jamais l’un des plus ardents et des plus brillants défenseurs de Algérie Française. Repose en paix. »

    Source L’Héritage

  • C’était un 3 avril…

    Publié par Guy jovelin le 03 avril 2022

    contre-info

     1962 : à Alger, attaque par l’OAS de la clinique du Beau-Fraisier, repaire des terroristes du FLN : 9 morts, 30 blessés. C’est aussi l’occasion de voir à l’œuvre l’une des premières grandes opérations de manipulation médiatique…

    « Les patients étaient tous des FLN connus et fichés comme tels ». Ces propos sont rapportés par des officiers du 2e Bureau tandis que dans le même temps, le préfet Vitalis Cros déclarait: « les patients de l’établissement n’avaient rien à voir avec les rebelles ».

    L’opération à l’encontre de la clinique est précédée par la découverte de « sépultures improvisées » (charniers) d’Européens dans le secteur de la clinique. Il est à préciser que la période pendant laquelle fut menée l’action est une période de désengagement de l’armée française, les accords d’Evian ayant entraîné le « cessez-le-feu ».
    L’armée n’avait plus à fournir la protection des Européens. La découverte de ces sépultures a lieu dans un secteur dont le commandement militaire était, sinon favorable à l’OAS, tout du moins se sentait impliqué dans la protection des Européens.
    Les « commandos Delta » de l’OAS, intervenant donc sur un renseignement d’origine militaire, verront leur entreprise se solder par un discrédit majeur pour l’organisation. Ce discrédit ne toucha que l’opinion métropolitaine mais convainquit beaucoup que l’OAS pratiquait « un terrorisme aveugle ».
    Les médias furent invités à venir constater sur place les dégâts causés par les « Deltas ». Le Monde du 4 avril titra en première page: « l’OAS commet de nouveaux crimes en Algérie ». La découverte du charnier précédent n’avait, elle, pas fait l’objet de révélations dans la presse… (source)
    Sur ce thème, on peut lire Une autre histoire de l’OAS, de Pierre Descaves.