Publié par Guy Jovelin le 02 décembre2020

Une mise à jour de la loi canadienne sur les langues officielles est dans la mire d’Ottawa, après que le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé que le français était en déclin au Québec. Le débat fait rage dans la Belle Province… et ailleurs au pays.
“Je sens que nous sommes au bord d’une crise”, a déclaré à La Presse la ministre canadienne des Langues officielles, Mélanie Joly, qui a ajouté : « La question de la langue au Québec est fondamentale. Et on doit tout faire pour la protéger.”[…]
Le démographe Marc Termote rappelle au journal Métro que l’usage du français à Montréal “connaît un déclin encore plus marqué” que ce qu’annonçaient les dernières prévisions de l’Office québécois de la langue française (OQLF). Il cite des statistiques de 2016, selon lesquelles seulement 49,6 % des résidents de l’île de Montréal déclaraient le français comme langue maternelle, bien en deçà de la moyenne provinciale de 78 %. Un rapport de l’OQLF de 2019 révélait que 24 % des immigrants au Québec utilisaient plutôt l’anglais en milieu de travail. […]
Mais le président de l’Association d’études canadiennes, Jack Jedwab, fait remarquer à la chaîne CTV News que l’usage de l’anglais est également en déclin. “Le vrai changement, c’est qu’il y a un plus grand mélange de langues à Montréal que jamais auparavant, avec des changements démographiques en raison de l’immigration – en d’autres termes, il y a plus de gens maintenant dont la langue maternelle n’est ni l’anglais ni le français.” […]



A Marseille, la police, Préfet en tête, vérifie le port du masque et la possession d’une attestation autorisant la sortie, ce qu’en d’autres temps on appelait l'”ausweis”. On verbalise les distraits à tour de bras. Dans un quartier connu pour son trafic de drogue, le Préfet est rayonnant : les trafiquants ne sont pas venus avec leur attestation. Ils reviendront plus tard, quand l’opération sera finie. Ce haut-fonctionnaire ne semble pas avoir conscience de l’inversion des priorités et des personnes : le trafic est manifestement une habitude plus ou moins tolérée, le port du masque naguère présenté au sommet de l’Etat comme inutile voire dangereux est une obligation cruciale qui justifie un contrôle sévère et une répression sans faille. Que le premier soit le fait de délinquants, et le second de tous les citoyens, lui échappe totalement, à moins que la difficulté dans un cas et la facilité dans l’autre rassurent un homme dont toute la carrière est fondée sur le principe du “pas de vague”. Quant à l’assignation à résidence de tous les citoyens, sauf ceux qui peuvent transformer leur quartier en poudrière si on s’avisait de les contrôler de trop près, son caractère liberticide est une idée étrangère à un homme heureux de faire respecter la loi à ceux qui ne souhaitent nullement l’enfreindre. Pour les autres c’est plus risqué !