Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

crise financière

  • La prédiction du mage Attali pour août 2023 : une immense crise financière

    Publié par Guy de Laferrière le 15 avril 2023

     
    Ce qui est marrant, enfin, pas pour tout le monde, c’est quand un gros bonnet de la finance nous annonce une crise financière majeure.

    On se dit : le gars, qui est juge et partie, il n’a rien pu faire contre le tsunami qui arrive, et dont lui et ses amis ont bien profité ?

    Une immense crise financière menace. À moins d’agir vite, elle frappera, probablement au cours de l’été 2023. Et si, par procrastination générale, elle est reportée, elle n’en sera, plus tard, que plus sévère. Nous avons encore tout pour la dominer vraiment, à condition de comprendre que c’est tout notre modèle de développement qui est en cause.

    La situation mondiale ne tient aujourd’hui que par la force du dollar, lui-même légitimé par la puissance économique, militaire et politique des États-Unis, qui restent le premier refuge des capitaux du monde. Or ils sont aujourd’hui menacés par une très grave crise budgétaire, financière, climatique et politique :

    La dette publique américaine atteint 120 % du PIB, sans tenir compte des garanties données par l’administration fédérale aux divers systèmes de retraites des agents fédéraux ni du financement nécessaire des futures catastrophes climatiques. Or, depuis la mi-janvier 2023 le Trésor américain a atteint la limite de ce qu’il a le droit d’emprunter ($31.4Tr) ; les salaires des fonctionnaires et de l’armée ne sont plus payés que par des expédients (que la Secrétaire au Trésor dit ne pas pouvoir prolonger au-delà de début juillet 2023). Les Républicains, qui contrôlent la Chambre des représentants, se préparent à proposer ce que la Maison Blanche dénonce déjà comme des « coupes dévastatrices qui affaibliraient la sécurité nationale tout en accablant les familles de travailleurs et de la classe moyenne ». Et le projet des Démocrates, qui vise à une réduction du déficit en 10 ans, par une hausse massive des impôts des plus riches, n’a pas plus de chance d’être adopté par le Congrès. Les Américains pourraient une fois de plus s’en tirer par une nouvelle hausse du plafond de la dette, dont personne ne veut. Et qui ne résoudrait rien.

    La dette privée n’est pas dans un meilleur état : elle atteint 16 900 milliards de dollars soit 2 750 milliards de plus qu’avant la crise du Covid-19 ; soit 58 000 dollars par adulte américain ; ou encore 89 % du revenu disponible des ménages américains. Une bonne partie ne finance que des dépenses de consommation et l’achat de logements ; en particulier, la dette immobilière atteint 44 % du revenu disponible des ménages américains, soit le plus haut niveau historique, supérieur à celui de 2007, quand elle a déclenché la crise précédente. Et les Américains les plus pauvres continuent d’emprunter, avec la garantie de la Federal Housing Administration, pour acheter des logements avec un apport personnel limité à 5 % mais des mensualités pouvant aller jusqu’à 50 % de leurs revenus ! Système intenable. (…)

    À cela s’ajoute un climat révolutionnaire, où plus personne n’exclut une crise constitutionnelle, pouvant même conduire, selon certains, à la sécession de certains États.

    […]

    Comment l’éviter ?

    Il y a à cela quatre solutions : des économies radicales, dans le même mode de développement, (qui ne feront que créer de la misère et de la violence) ; une relance budgétaire et monétaire (qui ne fera que reporter l’échéance) ; la guerre (qui conduira au pire, avant peut-être d’ouvrir des opportunités pour les très rares survivants).

    Lire l’article entier sur attali.com

  • Vers une crise financière ? La Banque de France sonne l’alarme

     

     
    Ignace - Effondrement de la bourse chinoise
    Ignace – Effondrement de la bourse chinoise

    La Banque de France alerte sur un risque de « correction » des marchés financiers alors que les Bourses ont battu des records en 2021.

    « Une crise boursière et financière est le principal risque qui pèse à moyen terme sur le secteur financier, et il pourrait augmenter, a alerté lundi 10 janvier l’institution dans son rapport semestriel sur les risques financiers. « Certains indicateurs de valorisation boursière pointent un niveau d’exubérance persistant, qui rend les marchés d’actifs risqués vulnérables à une correction brutale pouvant aussi éventuellement déstabiliser des acteurs financiers non bancaires ayant recours au levier de la dette et se propager à d’autres segments de marché« , a estimé la banque centrale.

    Sur les cinq principaux risques identifiés par l’institution, le risque de marché est le seul dont la probabilité est estimée à « très élevé » — celle des autres risques étant jugée « élevé » : il s’agit de  l’endettement élevé, les pressions sur la rentabilité des banques et sur le rendement des placements des assurances, le risque de cyberattaque, et l’exposition au changement climatique.

    La presse russe, qui s’inquiète du surendettement croissant d’une partie de la population à la sortie de la crise du Covid (7.1 millions de ménages seraient en faillite ou proches de l’être), estime cependant que s’il y a une crise financière globale, elle ne viendra pas de la Russie. Vzgliad pointe le risque de bulle dans l’immobilier chinois – après le défaut d’Evergrande fin 2021, les promoteurs Kaisa, Shimao et d’autres semblent aussi en difficulté. D’autant que cette crise se répercute déjà sur la sidérurgie chinoise et les cours de l’acier, et menace d’atteindre les activités de production de ciment, verre et d’autres industries de transformation qui pèsent lourd dans le PIB chinois.

     

    Source : medias-presse.info