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fonds européens

  • Des fonds européens pour un partenariat entre la région Occitanie et le gouvernement autonome de Catalogne visant à repeupler les Pyrénées avec des migrants mineurs non accompagnés clandestins

    Publié par Guy Jovelin le 21 avril 2021

    En leur fournissant logement et formation dans une région vieillissante des Pyrénées catalanes, le projet Avenir vise à les aider à trouver du travail tout en revitalisant le territoire.

    Smaïl se lève tôt tous les matins pour arriver à 8h à son travail, une déchetterie où il range et nettoie les objets à recycler. Il rentre chez lui à 14h et occupe parfois son après-midi à livrer des revues ou des repas à domicile. Il est marocain, il a 19 ans et il vit à Tremp, une ville de 6.000 habitants située en bordure des Pyrénées, au nord-ouest de la Catalogne.

    C’est en 2020 que lui et neuf autres jeunes migrants non accompagnés sont arrivés dans cette commune pour participer pour la première fois au projet «Avenir». En leur assurant un logement et une formation dans cette région dépeuplée, ce programme aspire à leur offrir un avenir digne tout en redynamisant le territoire avec ces jeunes avides de travailler.

    «Il s’agit de zones rurales de plus en plus désertées par les jeunes», constate Violeta Quiroga, professeure en travail social à l’Université de Barcelone, qui a pris part au programme. Il en résulte une population très vieillissante et inactive. Pour résoudre ce problème, conjugué à celui des mineurs migrants non accompagnés, le gouvernement autonome de Catalogne et la chambre de métiers et de l’artisanat de région Occitanie, en France, ont lancé ce projet commun. Ce dernier est doté d’une subvention de près de 700.000 euros provenant du Fonds européen de développement régional (FEDER).

    Issus de centres d’accueil pour jeunes migrants, les participants sont dirigés vers cette zone de montagne. Ils y sont hébergés et encadrés 24 heures sur 24 par une équipe de sept professionnels qui les aident dans leurs tâches quotidiennes. «L’objectif est de faire en sorte qu’ils puissent sortir et trouver un emploi, mais avec un travail préalable d’accompagnement à l’émancipation», explique Mireia Badia, la directrice du personnel. Ces accompagnateurs leur apprennent notamment à cuisiner des plats sains, à gérer leur argent et à utiliser une machine à laver.

    (…) Slate via fdesouche

  • Fonds européens contre les migrants : ainsi l’Espagne bloque les flux et le Maroc empoche

    Publié par Guy Jovelin le 26 août 2019

    Après l’urgence migratoire de 2018, en Espagne les flux ont diminué. La tactique de Madrid : renforcer les rapports avec le Maroc pour bloquer l’immigration grâce aux fonds européens.

    En 2018, l’Espagne était le pays qui a subi le plus grand nombre de débarquements de clandestins : selon l’UNHCR, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, sont arrivés outre 65 000 « migrants ». La même année les débarquements en Grèce ne représentaient que 32 000 et ceux en Italie 23 000.

    L’an dernier, le gouvernement espagnol a été confronté à une vraie invasion, particulièrement dans son enclave de Ceuta. Pour palier ce phénomène, Madrid a donc renforcé ses rapports avec le Maroc, pays clé pour la gestion des flux migratoires.

    La seconde moitié de 2019 a vu une inversion de la tendance. Comme rapporte le quotidien italien La Stampa l’Aquarius en 2018 et la tentative de secours d’Open Arms représentent des exceptions, ce sont plutôt des petites embarcations qui arrivent sur les côtes espagnoles, rendant l’invasion plus imperceptible par la population locale même si cette question de l’immigration inquiète de plus en plus d’Espagnols.

    C’est aux confins avec le Maroc que se joue la partie de l’immigration, entre les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla et l’Union européenne : les rapports entre l’Espagne et le Maroc sont depuis toujours des secrets d’État et Madrid use son voisin arabe comme le méchant policier qui fait le sale travail, mais dont elle subit ensuite le chantage.

    Le pays nord-africain a compris qu’il peut utiliser la traite des êtres humains à son avantage, comme un levier financier continuel. Et ainsi, en diverses occasions, il a ouvert et fermé le robinet de l’immigration. Et de Madrid et Bruxelles continue à arriver de l’argent dans les poches de Rabat pour bloquer les flux migratoires. Après la colonisation européenne en Afrique, c’est au tour de l’Afrique de coloniser l’Europe…

    Francesca de Villasmundo

     

    Source : medias-presse.info