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pirates

  • Voitures électriques : un régal pour les pirates

    Publié par Guy de Laferrière le 02 mars 2023

    Le Parlement européen a approuvé le 14 février dernier les nouveaux objectifs en matière de réduction des émissions de CO2 pour les voitures et les camionnettes neuves : zéro émission de CO2 en 2035. Au passage, notons que les hyper-riches ne sont pas concernés. Comme l’indique le communiqué du Parlement européen, “les constructeurs qui immatriculent moins de 1.000 véhicules neufs par an continueront d’être exemptés”. Les milliardaires amateurs de bolides de luxe ne devront toujours pas partager les soucis de la plèbe… Pour atteindre les objectifs zéro carbone, les institutions de l’Union Européenne misent sur les voitures électriques. Or les problèmes s’accumulent : manque d’infrastructures de recharge électrique, explosion du coût de l’électricité et… probabilité de piratage en pagaille.

    Car les voitures électriques regorgent de systèmes connectés, bien plus que les voitures à essence. C’est sur ce spectre du piratage des voitures électriques ainsi que des bornes de recharge que nous nous arrêterons aujourd’hui. Le Wall Street Journal a publié une intéressante enquête sur le sujet. Et propose quelques exemples de piratages récents à grande échelle.

    “En février dernier, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les chargeurs pour voitures électriques installés sur une autoroute russe se sont éteints et leurs écrans ont affiché des messages pro-Kiev.”

    “En avril dernier, les chargeurs de l’île de Wight ont subitement diffusé des films pornographiques.”

    Ce ne sont là que des exemples qui démontrent que les voitures électriques sont une cible privilégiée pour les cyberattaques. Pour comprendre pourquoi, il faut savoir qu’une voiture de luxe à essence contient environ 150 puces électroniques alors qu’une voiture électrique en contient près de 3.000, parce que tout est électronique dans une voiture électrique. Et tout peut donc être piraté à distance, la direction, le freinage, les accélérations… Il est même possible de créer des départs d’incendie.

    Et les bornes de recharge ont également des connexions Internet cellulaires. L’un des risques est que des pirates parviennent à infecter une voiture avec un certain type de logiciel qui pourrait ensuite infecter la borne de rechargement puis l’ensemble du réseau de charge via les ordinateurs reliés aux bornes centrales de recharge publiques. De la sorte, le pirate entrerait dans l’ensemble du système d’un grand nombre de voitures électriques. Un autre risque majeur est lié aux mises à jour électroniques envoyées par les constructeurs automobiles à leurs véhicules électriques. Par ce vecteur, des cyberpirates pourraient introduire des logiciels malveillants dans des milliers voire des millions de véhicules électriques.

    “Les pirates pourraient ensuite prendre le réseau en otage et demander une rançon, ou l’utiliser pour attaquer le réseau électrique.”, explique le Wall Street Journal.

    Pour couronner le tout, ajoutons que les voitures électriques sont aussi les plus faciles à voler, sans effraction, via un simple boîtier électronique.

     

    Source : medias-presse.info

  • Méditerranée : des migrants détournent le navire qui les a secourus et se dirigent vers l’Europe (MàJ : intervention de l’armée maltaise)

    Publié par Guy Jovelin le 28 mars 2019

    28/03/19

    La marine maltaise a annoncé jeudi matin avoir pris le contrôle de l’Elhiblu I, un pétrolier ravitailleur détourné par les migrants qu’il avait secourus mardi soir au large de la Libye. « Le pétrolier, son équipage et tous les migrants sont actuellement escortés par la marine (…) pour être remis à la police pour des investigations« , a ajouté la marine, précisant que le navire était attendu à Malte vers 8H30 (7H30 GMT).

    La Provence


    27/03/19

    Des migrants recueillis à bord d’un pétrolier ont détourné le navire et mis le cap sur Malte après avoir appris qu’ils retournaient en Libye. Une action «criminelle» menée par «des pirates», selon le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini. Les garde-côtes maltais sont prêts à intervenir.

    L’équipage de l’Elhiblu1, un navire pétrolier appartenant à une société turque, croyait bien faire en venant en aide à 108 migrants mardi soir, en mer Méditerranée. Mais le lendemain du sauvetage, ceux-ci ont contraint le commandant de bord à changer de cap. Le bateau se dirigeait initialement vers la Libye et a fait demi-tour pour le Nord aux alentours de 17 heures mercredi, en direction de Malte. Cette affaire, révélée par le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini, a été confirmée par les autorités maltaises. «Ce ne sont pas des migrants en détresse. Ce sont des pirates. Ils ne verront l’Italie qu’à la jumelle», a fustigé le chef de file de la Ligue d’extrême droite. Ce dernier a fait savoir que le bateau ne serait pas autorisé à pénétrer dans les eaux italiennes s’il choisissait de faire route vers l’île de Lampedusa ou la Sicile.

    Aux alentours de 18 heures, le navire, qui bat pavillon à Palau (Océanie), est rentré dans les eaux maltaises. Il se dirigerait vers Malte ou Lampedusa, selon les garde-côtes. Les autorités de l’archipel ont indiqué avoir tenté de joindre le commandant de bord, sans succès. Elles ont précisé que l’armée interviendra dès que le bateau franchira la limite des eaux territoriales, situées à 38 kilomètres des côtes. «C’est la démonstration la plus évidente qu’on ne parle pas d’opérations de secours de pauvres naufragés fuyant la guerre mais d’un trafic criminel d’êtres humains géré de manière criminelle», s’est indigné Matteo Salvini.

    Le Figaro via fdesouche