Publié par Guy Jovelin le 30 avril 2019

Cinq tentatives d’attaques terroristes ont été déjouées depuis le début de l’année 2019. L’arrestation vendredi 26 de quatre individus suspectés de vouloir commettre un attentat contre les forces de l’ordre rappelle que la menace terroriste reste forte en France.
La menace terroriste reste particulièrement élevée en France. Depuis le début de l’année 2019 pas moins de cinq attentats liés à l’islamisme radical ont été déjoués par les services de sécurité. Ainsi, quatre personnes soupçonnées de préparer une attaque pouvant viser les forces de l’ordre « à brève échéance » ont été interpellées vendredi et sont encore en garde à vue ce lundi 29, dans le cadre d’une enquête ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».
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Si cette période est sacrée pour les musulmans du monde entier, les groupes djihadistes considèrent qu’il s’agit d’une période propice au djihad . Déjà en 2015, Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de l’État islamique à l’époque, diffusait un message expliquant que
« Les meilleurs actes qui vous rapprochent de Dieu résident dans le djihad, alors accourez durant ce mois sacré pour envahir (des territoires) et tomber en martyrs, musulmans et djihadistes partout dans le monde, faites en sorte que le Ramadan soit un mois de malheurs pour les mécréants« . Et d’ajouter: « Celui qui est doué de raison doit prendre soin d’être constamment au djihad pendant le Ramadan car aucune adoration n’équivaut au djihad. Le djihad pendant le Ramadan n’équivaut en rien au djihad dans un autre mois« .
Face à cette menace d’attentats, les forces de l’ordre sont en première ligne. En effet, les dirigeants de l’Etat islamique avaient appelés leurs partisans à s’en prendre spécifiquement aux policiers et aux gendarmes. En 2014, le même Abou Mohammed al-Adnani expliquait déjà:
« Levez-vous, monothéistes, et défendez votre Etat depuis votre lieu de résidence, où qu’il soit (…). Attaquez, tuez les soldats des tyrans, leurs forces de police et de sécurité, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs« .
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L’article dans son intégralité sur France Soir
Source : fdesouche



On peut craindre la réaction d’un Iran ainsi mal traité. Un Iran qui avait déjà fait savoir en 2008 et 2011 qu’en cas d’attaque militaire ou de sanctions commerciales il pourrait bloquer le détroit d’Ormuz, empêchant ainsi toute exportation de pétrole par les pays arabes du Golfe : casus belli aux conséquences incalculables, notamment pour les pays d’Europe, lesquels seraient les premiers exposés après s’être pourtant soumis au diktat de Washington.
Sans rapport apparent, se tient en fin de semaine à Pékin le deuxième Forum des « Routes de la soie », ces liaisons maritimes et ferroviaires entre Chine et Europe notamment, avec les infrastructures qu’elles nécessitent : cent vingt-trois pays souvent représentés au plus haut niveau ! Quand l’unilatéralisme américain se manifeste avec brutalité, Pékin semble faire preuve de souplesse dans une approche qui se veut pacifique et multilatéraliste. Mais l’objectif stratégique de prépondérance reste le même et les éventuels partenaires européens ont de bonnes raisons de rester méfiants. Il y a ce que l’on sait déjà : les banques chinoises prêtent volontiers leurs dollars mais au prix d’un endettement qui peut vite devenir insupportable ; quant aux travaux, les entreprises chinoises en ont le monopole, ce qui a pour effet, outre de les renforcer, de favoriser l’exportation de certains excédents. Il est par ailleurs impensable que cette forme d’entrisme chinois au coeur de l’Europe (exemple de l’accord sino-italien) puisse ne pas avoir de suite géopolitique.
N’ayant ni le besoin ni le souci de régner sur le reste de la terre, les Européens devraient en revanche se protéger et des Chinois et des Américains, des foucades de ceux-ci et des tentatives de séduction de ceux-là. Les pays européens n’en finissent pas de perdre un temps précieux, fourvoyés qu’ils sont dans une Union utopiste et impuissante qui, plus de soixante ans après ses premiers balbutiements, reste vouée à n’être qu’un nabot politique et militaire. Nous voici à moins d’un mois des élections européennes. On peut être à peu près sûr qu’il n’en sortira rien, sauf en cas de séisme électoral populiste qui aurait au moins le mérite d'ébranler les bases du temple. 
