Publié par Guy Jovelin le 18 avril 2026

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Publié par Guy Jovelin le 18 avril 2026

Publié par Guy Jovelin le 13 mars 2026
A la faveur du conflit avec l’Iran, Israël avance ses pions, c’est-à-dire ses soldats, évacue et bombarde le Liban Sud pour le coloniser à terme. Telle est en tout cas la crainte des Libanais.
Chaque jour qui passe Israël avance un peu plus en territoire libanais
Les troupes israéliennes ont, cette fois, lancé leurs incursions à peine 48 heures après le début des hostilités avec l’ancienne Perse. Celles-ci sont souvent initiées depuis les cinq positions qu’elles n’ont jamais cessé d’occuper en violation du dernier cessez-le-feu signé en 2024. « Et chaque jour qui passe, écrite le quotidien L’Orient-Le Jour, Israël avance un peu plus. Tel-Aviv semble d’autant plus déterminé à mener une invasion après l’opération massive de la « paille mâchée » lancée par le Hezbollah et l’Iran dans la nuit de mercredi. Dans ce cadre, la nature de cette offensive terrestre se précise. »
L’armée israélienne a mené une frappe aujourd’hui sur la banlieue sud de Beyrouth, rapportent plusieurs médias locaux. Elle a également bombardé cette nuit une plage de Beyrouth. Cette frappe israélienne aurait ciblé des tentes de personnes déplacées dans la zone de la plage de Ramla al-Bayda. On dénombre de nombreux morts et blessés. « Un crime de guerre odieux qui rappelle les massacres perpétrés à Gaza » écrit un journaliste du Moyen-Orient. Tashal bombarde ainsi jour et nuit le Sud Liban et la plaine de la Bekaa. Si ces frappes sont dirigées vers des combattants du Hezbollah que Tsahal estime se trouver parmi les populations, ses bombardements ne font pas de distinction entre civils et combattants.
Le peuple libanais ne veut pas la guerre, il se trouve pris dans une guerre qu’il n’a pas choisie, entre Israël et le Hezbollah
« Le peuple libanais ne veut pas la guerre, et le gouvernement libanais poursuit la mise en œuvre de ses décisions », a lancé hier le représentant de Beyrouth devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, Ahmad Arafa. « Le Liban se trouve pris dans une guerre qu’il n’a pas choisie, entre Israël et le Hezbollah : entre une partie qui ne manifeste aucun respect pour les lois de la guerre et poursuit ses agressions contre le Liban, d’une part, et un groupe armé hors la loi qui ne tient aucun compte de l’intérêt du Liban ni de la vie de son peuple, d’autre part », a-t-il déploré.
Une voix qui n’a pas été entendue puisque Israël demande aujourd’hui l’évacuation de toutes les terres libanaises de sa frontière non plus seulement au fleuve Litani à environ 30 kilomètres au nord de la frontière israélienne, mais jusqu’au fleuve plus au nord, le Zahrani à 40 km de l’État hébreux.
Israël ne manifeste aucun respect pour les lois de la guerre et poursuit ses agressions contre le Liban
Les Libanais, dont nombreux appartiennent à des communautés maronites, craignent à juste titre qu’à terme cette partie de leur pays sera colonisée par l’État hébreux et qu’ils ne pourront donc pas revenir chez eux, dans leurs villages chrétiens. C’est pourquoi nombre d’entre eux refusent de quitter leur maison, leur église, leur cimetière.
« Avertissement urgent aux habitants du sud du Liban. Les activités terroristes du Hezbollah contraignent l’armée israélienne à agir fermement contre lui », a indiqué sur X un porte-parole en langue arabe de l’armée, le colonel Avichay Adraee. Il a ajouté que les habitants du sud du Liban devaient « se déplacer immédiatement au nord du fleuve Zahrani ».
Le ministre de la Défense israélienne Israël Katz a ainsi déclaré : « Israël prendra le territoire »
Israël dit avoir ordonné à l’armée de se préparer à « étendre » ses opérations au Liban et prévient les dirigeants libanais qu’il « prendra des territoires » s’ils n’agissent pas contre le Hezbollah. Le ministre de la Défense israélienne Katz Israël Katz a ainsi déclaré :
« Si le Liban n’arrête pas le Hezbollah, Israël prendra le territoire ».
Et d’ajouter :
« Le Premier ministre et moi avons ordonné à Tsahal de se préparer à élargir son activité au Liban afin de rétablir le calme et la sécurité dans les localités du nord. »
Le ministre israélien a également adressé un avertissement direct aux autorités libanaises, estimant que la responsabilité de contenir le Hezbollah leur incombe. « J’ai averti le président du Liban que si le gouvernement libanais ne sait pas contrôler son territoire et empêcher le Hezbollah de menacer les localités du nord et de tirer vers Israël, nous prendrons le territoire et nous le ferons nous-mêmes », a-t-il affirmé.
Les ministres israéliens ne cachent pas vouloir annexer intégralement le Liban
Fort justement, l’analyste Laurent Ozon commente cette hypocrisie israélienne qui s’énonce réalistiquement comme ceci :
« Ce serait sympa si vous pouviez vous battre entre vous pendant qu’on vous bombarde, que nous tuons vos gosses et que nous vous colonisons. »
Et Ozon d’ajouter :
« Israël cherche désormais à déclencher une guerre civile au Liban, tandis qu’il progresse dans l’occupation du Liban et que ses ministres ne cachent pas vouloir l’annexer intégralement. »
Bibi Netanyahu est bien parti dans une guerre de conquête pour réaliser son rêve et celui de trop de ses concitoyens : annexer tout le Liban, au nom de la lutte contre le terrorisme, comme en Palestine, le tout au profit du Grand Israël. Avec la bénédiction des États-Unis et de leurs valets européens.
Et tant pis pour les chrétiens qui vivent dans ce Liban Sud depuis 2000 ans. L’union judéo-chrétienne n’est qu’une fable pour gogos… le réel la pulvérise en un coup de bombardements tueurs…
Francesca de Villasmundo
Source : medias-presse.info
Publié par Guy Jovelin le 12 mars 2026
Publié par Guy de Laferrière le 01 décembre 2024

Petits arrangements de dernière minute entre Emmanuel et Benjamin
En échange de la présence de la France dans les négociations sur l’accord de cessez-le-feu entre le Hezbollah et l’armée israélienne, Paris a fait savoir que Benjamin Netanyahou ne serait pas arrêté s’il venait sur le territoire français et ceci malgré le mandat d’arrêt émis par la CPI contre le Premier ministre israélien.
Alors que Benjamin Netanyahou voulait écarter la France des négociations sur une trêve au Liban, le volte-face de la diplomatie française l’a fait changer d’avis.
Michel Barnier avait pourtant déclaré le 26 novembre, soit quelques heures avant l’annonce du cessez-le-feu au Liban, que la France «appliquera rigoureusement […] les obligations qui lui incombent» en termes de droit international.
Quelques heures plus tard, le Quai d’Orsay a apporté des clarifications sur l’éventuelle application par la France du mandat d’arrêt émis par la CPI à l’encontre de Benjamin Netanyahou et de son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant.
Ainsi, le jour même où le Premier ministre israélien accepte de mettre fin à la guerre conduite par Israël au Liban, Paris lui donne généreusement des gages en faisant savoir qu’il n’appliquera pas nécessairement le mandat d’arrêt de la CPI à son encontre.
Complices un jour, complices toujours…
Rastignac
Source : medias-presse.info
Publié par Guy de Laferrière le 29 novembre 2024

On comprend mieux pourquoi Benjamin Nétayahou a souhaité négocier rapidement un cessez le feu
Comme je l’avais prédit dans un article début octobre 2024, Tsahal a outrageusement dominé la bataille aérienne avec l’aide inconditionnelle des américains, bombardant soi-disant des caches du Hezbollah et rasant des villages et quartiers de ville entièrement comme à Gaza.
Cependant, elle a perdu la bataille terrestre au sol avec plus de 150 militaires tués (source militaire ouverte) et donc environ 450 blessés en deux mois (c’est le ratio de un pour trois dans une guerre de haute intensité de ce type). Soixante chars Merkava ont été détruits, sans compter le reste des blindés d’infanterie et autres véhicules d’accompagnement ou du génie. Cela fait environ au moins un bon régiment de chars de combat au tapis et je ne compte pas le reste dont les renseignements sont parcellaires.
C’est bien pire qu’à Gaza.
Et selon les principes de la guerre du général Foch (économie des moyens, concentration des efforts notamment), on peut dire que les politiques sionistes ont eu les yeux plus gros que le ventre en déclenchant l’attaque au sol sur le théâtre libanais. Même si les pertes du Hezbollah sont importantes grâce à la malice des sionistes (les bips explosifs et la détection des chefs du Hezbollah par des renseignements humains couplés à des drones), il n’empêche que les combattants chiites ont plus que résisté à Tsahal, leur occasionnant des pertes conséquentes sur leur sixième théâtre ouvert (après la Cisjordanie, la Syrie-Golan, l’Iran, Gaza, Les Houthis yéménites).
Aussi, Nétayahou doit faire souffler son armée car cela commence à grincer des dents dans les familles qui voient revenir soit un cercueil, soit un enfant/parent blessé, souvent à vie et dans l’armée, qui se sent à hue et à dia dans tous les sens.
Pour un si petit pays, les pertes sont significatives. Pendant que les réservistes sont rappelés, ils ne travaillent pas dans leur entreprise, diminuant l’activité économique du pays. Cela ne collait plus, Israël partait à l’implosion.
On comprend mieux pourquoi Nétayahou a souhaité négocier rapidement un cessez le feu, non par charité pour la population libanaise, mais pour permettre à ses troupes de souffler et de se remettre en ordre de combat d’ici deux mois quand il aura diminué le nombre de théâtre ouvert. C’est bien vu, on n’en attendait pas moins du chef du « peuple élu ».
Anatole Castagne.
Source : medias-presse.info