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liban

  • A la faveur du conflit avec l’Iran, Israël colonise le Liban Sud 

    Publié par Guy Jovelin le 13 mars 2026

    Mars 2026 - Israël bombarde le Sud Liban
    Mars 2026 – Israël bombarde le Sud Liban

    A la faveur du conflit avec l’Iran, Israël avance ses pions, c’est-à-dire ses soldats, évacue et bombarde le Liban Sud pour le coloniser à terme. Telle est en tout cas la crainte des Libanais.

    Chaque jour qui passe Israël avance un peu plus en territoire libanais

    Les troupes israéliennes ont, cette fois, lancé leurs incursions à peine 48 heures après le début des hostilités avec l’ancienne Perse. Celles-ci sont souvent initiées depuis les cinq positions qu’elles n’ont jamais cessé d’occuper en violation du dernier cessez-le-feu signé en 2024. « Et chaque jour qui passe, écrite le quotidien L’Orient-Le Jour, Israël avance un peu plus. Tel-Aviv semble d’autant plus déterminé à mener une invasion après l’opération massive de la « paille mâchée » lancée par le Hezbollah et l’Iran dans la nuit de mercredi. Dans ce cadre, la nature de cette offensive terrestre se précise. »

    L’armée israélienne a mené une frappe aujourd’hui sur la banlieue sud de Beyrouth, rapportent plusieurs médias locaux. Elle a également bombardé cette nuit une plage de Beyrouth. Cette frappe israélienne aurait ciblé des tentes de personnes déplacées dans la zone de la plage de Ramla al-Bayda. On dénombre de nombreux morts et blessés. « Un crime de guerre odieux qui rappelle les massacres perpétrés à Gaza » écrit un journaliste du Moyen-Orient. Tashal bombarde ainsi jour et nuit le Sud Liban et la plaine de la Bekaa. Si ces frappes sont dirigées vers des combattants du Hezbollah que Tsahal estime se trouver parmi les populations, ses bombardements ne font pas de distinction entre civils et combattants.

    Le peuple libanais ne veut pas la guerre, il se trouve pris dans une guerre qu’il n’a pas choisie, entre Israël et le Hezbollah

    « Le peuple libanais ne veut pas la guerre, et le gouvernement libanais poursuit la mise en œuvre de ses décisions », a lancé hier le représentant de Beyrouth devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, Ahmad Arafa. « Le Liban se trouve pris dans une guerre qu’il n’a pas choisie, entre Israël et le Hezbollah : entre une partie qui ne manifeste aucun respect pour les lois de la guerre et poursuit ses agressions contre le Liban, d’une part, et un groupe armé hors la loi qui ne tient aucun compte de l’intérêt du Liban ni de la vie de son peuple, d’autre part », a-t-il déploré.

    Une voix qui n’a pas été entendue puisque Israël demande aujourd’hui l’évacuation de toutes les terres libanaises de sa frontière non plus seulement au fleuve Litani à environ 30 kilomètres au nord de la frontière israélienne, mais jusqu’au fleuve plus au nord, le Zahrani à 40 km de l’État hébreux.

     

    Israël ne manifeste aucun respect pour les lois de la guerre et poursuit ses agressions contre le Liban

    Les Libanais, dont nombreux appartiennent à des communautés maronites, craignent à juste titre qu’à terme cette partie de leur pays sera colonisée par l’État hébreux et qu’ils ne pourront donc pas revenir chez eux, dans leurs villages chrétiens. C’est pourquoi nombre d’entre eux refusent de quitter leur maison, leur église, leur cimetière.

    « Avertissement urgent aux habitants du sud du Liban. Les activités terroristes du Hezbollah contraignent l’armée israélienne à agir fermement contre lui », a indiqué sur X un porte-parole en langue arabe de l’armée, le colonel Avichay Adraee. Il a ajouté que les habitants du sud du Liban devaient « se déplacer immédiatement au nord du fleuve Zahrani ».

    Le ministre de la Défense israélienne Israël Katz a ainsi déclaré : « Israël prendra le territoire »

    Israël dit avoir ordonné à l’armée de se préparer à « étendre » ses opérations au Liban et prévient les dirigeants libanais qu’il « prendra des territoires » s’ils n’agissent pas contre le Hezbollah. Le ministre de la Défense israélienne Katz Israël Katz a ainsi déclaré :

    « Si le Liban n’arrête pas le Hezbollah, Israël prendra le territoire ».

    Et d’ajouter :

    « Le Premier ministre et moi avons ordonné à Tsahal de se préparer à élargir son activité au Liban afin de rétablir le calme et la sécurité dans les localités du nord. »

    Le ministre israélien a également adressé un avertissement direct aux autorités libanaises, estimant que la responsabilité de contenir le Hezbollah leur incombe. « J’ai averti le président du Liban que si le gouvernement libanais ne sait pas contrôler son territoire et empêcher le Hezbollah de menacer les localités du nord et de tirer vers Israël, nous prendrons le territoire et nous le ferons nous-mêmes », a-t-il affirmé.

    Les ministres israéliens ne cachent pas vouloir annexer intégralement le Liban

    Fort justement, l’analyste Laurent Ozon commente cette hypocrisie israélienne qui s’énonce réalistiquement comme ceci :

    « Ce serait sympa si vous pouviez vous battre entre vous pendant qu’on vous bombarde, que nous tuons vos gosses et que nous vous colonisons. »

    Et Ozon d’ajouter :

    « Israël cherche désormais à déclencher une guerre civile au Liban, tandis qu’il progresse dans l’occupation du Liban et que ses ministres ne cachent pas vouloir l’annexer intégralement. »

    Bibi Netanyahu est bien parti dans une guerre de conquête pour réaliser son rêve et celui de trop de ses concitoyens : annexer tout le Liban, au nom de la lutte contre le terrorisme, comme en Palestine, le tout au profit du Grand Israël. Avec la bénédiction des États-Unis et de leurs valets européens.

    Et tant pis pour les chrétiens qui vivent dans ce Liban Sud depuis 2000 ans. L’union judéo-chrétienne n’est qu’une fable pour gogos… le réel la pulvérise en un coup de bombardements tueurs…

    Francesca de Villasmundo

     

    Source : medias-presse.info

  • Les Chrétiens d'Orient menacés comme jamais !

    Publié par Guy Jovelin le 12 mars 2026

    Depuis deux mille ans, les chrétiens d’Orient vivent sur les terres mêmes où est née leur foi. Ils sont les héritiers d’une présence millénaire, enracinée dans les montagnes du Liban, dans les villages de Syrie, dans les plaines de Mésopotamie et dans toute la Terre sainte.
    Aujourd’hui, cette présence est menacée comme jamais.
    Au Liban, notamment dans le sud du pays, les villages chrétiens vivent sous la menace permanente des bombardements, de la destruction de leurs maisons et de leurs églises. Des populations civiles sont prises au piège de la guerre, contraintes de fuir leurs terres ancestrales, tandis que des lieux saints qui témoignent de siècles d’Histoire sont frappés par la violence des armes.
    Le 9 mars 2026, dans le village chrétien de Qlayaa, le père Pierre el-Raï, prêtre maronite de 50 ans, a été mortellement blessé par un tir d’artillerie israélien alors qu’il se rendait auprès de paroissiens touchés par un bombardement. Il est mort en servant son peuple, fidèle à sa mission pastorale et refusant d’abandonner son village malgré les dangers de la guerre.
    Sa mort est une blessure profonde pour les chrétiens du Liban et pour toute l’Église.
    Mais face à ce drame, une autre réalité apparaît avec une brutalité insoutenable : le silence et l’inaction de la France.
    La France entretient avec le Liban un lien historique, culturel et spirituel unique. Depuis des siècles, elle s’est présentée comme la protectrice des chrétiens d’Orient, notamment des maronites. Pourtant, aujourd’hui, alors que ces communautés sont frappées par la guerre et l’exil, le pouvoir français reste muet.
    Pas de réaction forte.
    Pas d’initiative diplomatique majeure.
    Pas de volonté réelle de défendre ces populations qui furent pourtant longtemps liées à la France par l’Histoire et par la foi.
    Cette indifférence n’est pas seulement une faute politique : elle est une honte morale.
    Car ce silence révèle une vérité plus profonde : une diplomatie française désormais affaiblie, souvent inféodée à des intérêts extérieurs, incapable de défendre les peuples qui lui étaient autrefois liés par l’Histoire et par la civilisation.
    Pendant que les villages chrétiens sont bombardés, pendant que des prêtres meurent en servant leurs fidèles, pendant que des familles entières quittent les terres de leurs ancêtres, la France officielle détourne le regard.
    Le drame des chrétiens d’Orient est pourtant clair : si rien n’est fait, leur présence bimillénaire au Moyen-Orient risque de disparaître.
    Chaque église détruite, chaque village vidé de ses habitants, chaque famille poussée à l’exil rapproche un peu plus le Proche-Orient d’un désert spirituel et culturel.
    Les chrétiens d’Orient ne demandent ni domination ni privilèges.
    Ils demandent simplement ce qui devrait être le droit le plus élémentaire pour tous les peuples : le droit de vivre, de prier et de transmettre leur héritage sur la terre de leurs ancêtres.
    Face à cette tragédie, nous affirmons :
    • la nécessité d’une protection internationale des populations civiles et des lieux saints ;
    • la défense du droit des chrétiens du Liban et du Moyen-Orient à rester sur leurs terres ;
    • l’exigence que la France retrouve enfin une politique digne de son Histoire et de ses responsabilités dans la région.
    Que personne ne puisse dire demain qu’il ne savait pas.
    Que personne ne puisse prétendre que ces peuples ont disparu dans l’indifférence générale.
    Car le sort des chrétiens d’Orient est une épreuve morale pour notre époque.
    Et le silence face à leur disparition serait une faute historique.
     
    Maxime Morlon - Secrétaire général adjoint du Parti de la France
     
     
     
     
  • Pour éviter d’être hors-jeu diplomatiquement sur le Liban, la France n’arrêtera finalement pas Benjamin Netanyahou

    Publié par Guy de Laferrière le 01 décembre 2024

    Petits arrangements de dernière minute entre Emmanuel et Benjamin

    En échange de la présence de la France dans les négociations sur l’accord de cessez-le-feu entre le Hezbollah et l’armée israélienne, Paris a fait savoir que Benjamin Netanyahou ne serait pas arrêté s’il venait sur le territoire français et ceci malgré le mandat d’arrêt  émis par la CPI contre le Premier ministre israélien.

    Alors que Benjamin Netanyahou voulait écarter la France des négociations sur une trêve au Liban, le volte-face de la diplomatie française l’a fait changer d’avis. 

    Michel Barnier avait pourtant déclaré le 26 novembre, soit quelques heures avant l’annonce du cessez-le-feu au Liban, que la France «appliquera rigoureusement […] les obligations qui lui incombent» en termes de droit international.

    Quelques heures plus tard, le Quai d’Orsay a apporté des clarifications sur l’éventuelle application par la France du mandat d’arrêt émis par la CPI à l’encontre de Benjamin Netanyahou et de son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant.

    Ainsi, le jour même où le Premier ministre israélien accepte de mettre fin à la guerre conduite par Israël au Liban, Paris lui donne généreusement des gages en faisant savoir qu’il n’appliquera pas nécessairement le mandat d’arrêt de la CPI à son encontre.

    Complices un jour, complices toujours…

    Rastignac

     

    Source : medias-presse.info

  • Un cessez-le-feu précaire au Liban

    Publié par Guy de Laferrière le 29 novembre 2024

    On comprend mieux pourquoi  Benjamin Nétayahou a souhaité négocier rapidement un cessez le feu

    Comme je l’avais prédit dans un article début octobre 2024, Tsahal a outrageusement dominé la bataille aérienne avec l’aide inconditionnelle des américains, bombardant soi-disant des caches du Hezbollah et rasant des villages et quartiers de ville entièrement comme à Gaza.

    Cependant, elle a perdu la bataille terrestre au sol avec plus de 150 militaires tués (source militaire ouverte) et donc environ 450 blessés en deux mois (c’est le ratio de un pour trois dans une guerre de haute intensité de ce type).  Soixante chars Merkava ont été détruits, sans compter le reste des blindés d’infanterie et autres véhicules d’accompagnement ou du génie. Cela fait environ au moins un bon régiment de chars de combat au tapis et je ne compte pas le reste dont les renseignements sont parcellaires.

    C’est bien pire qu’à Gaza.

    Et selon les principes de la guerre du général Foch (économie des moyens, concentration des efforts notamment), on peut dire que les politiques sionistes ont eu les yeux plus gros que le ventre en déclenchant l’attaque au sol sur le théâtre libanais. Même si les pertes du Hezbollah sont importantes grâce à la malice des sionistes (les bips explosifs et la détection des chefs du Hezbollah par des renseignements humains couplés à des drones), il n’empêche que les combattants chiites ont plus que résisté à Tsahal, leur occasionnant des pertes conséquentes sur leur sixième théâtre ouvert (après la Cisjordanie, la Syrie-Golan, l’Iran, Gaza, Les Houthis yéménites).

    Aussi, Nétayahou doit faire souffler son armée car cela commence à grincer des dents dans les familles qui voient revenir soit un cercueil, soit un enfant/parent blessé, souvent à vie et dans l’armée, qui se sent à hue et à dia dans tous les sens.

    Pour un si petit pays, les pertes sont significatives. Pendant que les réservistes sont rappelés, ils ne travaillent pas dans leur entreprise, diminuant l’activité économique du pays. Cela ne collait plus, Israël partait à l’implosion.

    On comprend mieux pourquoi  Nétayahou a souhaité négocier rapidement un cessez le feu, non par charité pour la population libanaise, mais pour permettre à ses troupes de souffler et de se remettre en ordre de combat d’ici deux mois quand il aura diminué le nombre de théâtre ouvert. C’est bien vu, on n’en attendait pas moins du chef du « peuple élu ».

    Anatole Castagne.

     

    Source : medias-presse.info

  • La FINUL confirme qu’Israël « attaque délibérément » ses positions dans le sud du Liban

    Publié par Guy de Laferrière le 22 octobre 2024

    La FINUL confirme qu'Israël « attaque délibérément » ses positions dans le sud du Liban

    Le porte-parole de la FINUL a déclaré que les bombardements israéliens provoquent une « destruction généralisée » des villes et des villages du sud du Liban.

    Le porte-parole de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), Andrea Tenenti, a déclaré vendredi que « le ciblage des forces de la FINUL par l’armée israélienne était délibéré, contrairement à ce qu’affirment les responsables israéliens ».

    Il a déclaré qu’Israël avait ciblé « la FINUL à plusieurs reprises, dont cinq fois délibérément ».

    « La tour de contrôle de Naqoura a été directement visée, ce qui a entraîné la blessure de deux soldats de la paix. Ils ont également visé le système de communication et les caméras et sont entrés dans l’un des quartiers généraux de la FINUL il y a quelques jours et y sont restés pendant 45 minutes », a ajouté Tenenti.

    Il a souligné que « toutes ces attaques sont délibérées et constituent une violation non seulement de la résolution 1701 de l’ONU mais aussi des lois internationales ».

    Des troupes de l’ONU ont été déployées à la frontière, connue sous le nom de « Ligne bleue », après l’invasion du Liban par Israël en 1978.

    Casques bleus aux abris

    Lors d’un point de presse à Genève, Tenenti a expliqué que les forces de l’ONU passent de longues heures dans des abris en raison des bombardements continus.

    « La partie israélienne nous a demandé de nous déplacer de certaines positions le long de la Ligne bleue. Nous avons environ 29 positions très proches de la Ligne bleue, jusqu’à une distance de cinq kilomètres, mais nous avons décidé de ne pas bouger car il est important que le drapeau de l’ONU continue de flotter là-bas. »

    « Nous devons rester au Liban, et le moral des forces de maintien de la paix est toujours très élevé », a-t-il ajouté.

    Israël a lancé il y a trois semaines une vaste campagne de bombardements dans le sud du Liban et dans les banlieues sud de Beyrouth. La plupart des habitants du sud ont fui vers des zones comme Saïda, Beyrouth et Tripoli. Les familles déplacées qui n’ont pas les moyens de payer des loyers élevés se réfugient dans des écoles, des parcs et dans la rue.

    Le porte-parole de la FINUL a également commenté les destructions causées par les bombardements israéliens, qui font que certaines parties du sud du Liban ressemblent à Gaza.

    « L’escalade le long de la Ligne bleue provoque la destruction généralisée de villes et de villages dans le sud du Liban », a déclaré Tenenti.

    Jeudi, les forces israéliennes ont fait exploser une énorme quantité d’explosifs, rasant le village historique libanais de Mhaibib, à la frontière libanaise.

    Les soldats israéliens ont publié des vidéos d’eux-mêmes sur les réseaux sociaux célébrant la destruction en riant.

    En plus des destructions, Israël a émis des ordres d’évacuation pour des zones couvrant plus d’un quart du pays.

    Vendredi, le porte-parole arabe de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a publié une déclaration sur X/Twitter ordonnant aux habitants de 23 villes d’évacuer.

    Nouvelle attaque israélienne contre la FINUL ce dimanche

    Dimanche, un « bulldozer » de l’armée israélienne a « délibérément démoli » une « tour d’observation et la clôture » d’une position de la Finul à Marwahin dans le sud du Liban, a annoncé dans un communiqué la mission de maintien de paix de l’ONU.

    « Malgré la pression exercée sur la mission (…) les soldats de maintien de la paix restent stationnés dans toutes les positions », selon le communiqué. « Nous continuerons d’accomplir les tâches pour lesquelles nous avons été mandatés », à savoir « surveiller et rendre compte » de la situation à la frontière entre Israël et le Liban, ajoute la Finul.

    Léo Kersauzie

     

    Source : medias-presse.info