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liban - Page 2

  • Liban : bombes israéliennes sur des villages chrétiens

    Publié par Guy de Laferrière le 22 octobre 2024 

    Le Liban sous les bombardements israéliens
    Le Liban sous les bombardements israéliens

    Toujours plus de morts et de destructions s’amoncellent dans le pays des Cèdres. Dernièrement des bombes israéliennes sont tombées sur un cimetière. La colère des chrétiens gonfle.

    Villages chrétiens détruits par les bombes israéliennes

    Dans les villages frontaliers de la Bekaa attaqués par l’armée israélienne, la colère des chrétiens gronde. Toujours plus de morts et de destructions s’amoncellent dans le pays des Cèdres. Après des villages chrétiens détruits, dernièrement ce sont des bombes israéliennes qui sont tombées sur un cimetière.

    Les gouffres creusés par les bombes israéliennes parsèment la plaine de la Beka, au sud du Liban. Des gouffres profonds qui, dans chaque village, ont dévoré des bâtiments entiers.
    Israël se donne bonne conscience en expliquant au monde que derrière, ou plutôt sous ces bâtiments, parfois bondés, derrière les pizzerias, les pâtisseries et les coiffeurs se cachaient des hommes de paille liés au Hezbollah ou d’éventuelles infrastructures utilisées par des miliciens chiites.

    À Riyaq, les bombes ont dévasté le cimetière chrétien voisin

    À Riyaq, un village de 16 000 âmes chrétiennes et chiites, le gouffre habituel n’a pas seulement englouti un centre commercial à deux étages. Ici, les bombes ont dévasté le cimetière chrétien voisin où deux énormes croix dessinées sur la porte d’entrée marquent la frontière entre la partie chiite du village et la partie melkite.

    « Juste au-delà de ces croix, raconte le journaliste d’Il Giornale, une cinquantaine de chrétiens pataugent dans la puanteur de mort et de décomposition qui enveloppe les cercueils éventrés, les marbres déchirés et les tombeaux déchirés. Courbés dans la poussière, ils travaillent à recomposer ce petit cimetière symbole de leur histoire. »

    « Je ne sais pas pourquoi les Israéliens ont rasé ce bâtiment l’autre nuit. Je ne sais pas ce qu’il y avait en dessous. Certes, leurs bombes ont profané les tombes de nos proches », se plaint George, un grand homme de 54 ans qui, malgré la puanteur, se faufile parmi les restes de sa tombe familiale.

    « De nombreux cercueils ont été détruits, nous travaillons depuis hier à recomposer les restes de nos proches. Leurs croix, leurs corps sont les signes de notre présence séculaire sur cette terre. Les Israéliens disent qu’ils bombardent le Hezbollah, mais ils nous mettent aussi en danger. Si quelqu’un pense qu’il va nous expulser, il se trompe lourdement. Ce cimetière est le symbole de notre histoire. Nos pères et grands-pères sont enterrés ici et nous ne pensons même pas à nous échapper. Malgré les bombes, nous resterons ici avec nos familles et nos enfants. »

    « Chrétiens pour toujours à Riyaq. Malgré les bombes, nous resterons ici avec nos familles et nos enfants. »

    « Joseph, continue Il Giornale, un chrétien avec une immense croix tatouée sur les épaules, nous fait signe de le suivre. Devant la petite église au fond du cimetière, cinq nouveaux cercueils récemment bénis contiennent les dépouilles récupérées par les bénévoles. En un instant, les cercueils sont sur les épaules des volontaires et une chanson remplit l’air.

    « Ehbina lezi fih il-semawet… » Au son du Notre Père en arabe, la procession se dirige vers les tombeaux restaurés, dépose les cercueils dans les niches en plaçant sur chacun une croix d’or. Et une seule chorale clôt la prière. « Chrétiens pour toujours à Riyaq ».

    Le pourront-ils ? Ou le Liban chrétien, que certains messianistes hébreux voudraient annexer pour reconstituer le Grand Israël, deviendra-t-il la nouvelle Gaza bombardée sans relâche et sans fin ?

    Francesca de Villasmundo

     

    Source : medias-presse.info

  • Explosion des bipeurs au Liban : le Mossad et la stratégie du chaos

    Publié par Guy de Laferrière le 18 septembre 2024

    Explosion des téléavertisseurs des miliciens pro-iraniens du Hezbollah, au Liban
    Explosion des téléavertisseurs des miliciens pro-iraniens du Hezbollah, au Liban

    Hier à trois heures de l’après-midi, au Liban mais aussi en Syrie, les téléavertisseurs des miliciens pro-iraniens du Hezbollah se sont transformés en appareils tueurs. Des milliers de bipeurs ont explosé à l’unisson, le chaos était partout : 12 morts, 200 blessés en soin intensif et quelques 4000 blessés.

    « La plus grande opération d’un service secret de ce siècle »

    Ce n’est pas un James Bond, c’est au-delà : l’opération secrète qui a fait exploser les bipeurs ou téléavertisseurs du Hezbollah hier est exceptionnelle, « la plus grande opération d’un service secret de ce siècle », et certains la qualifieront de terroriste. La terreur, inconnue, venue de nulle part et partout en même temps, s’est abattue sur le Liban mais aussi la Syrie, hier après-midi 17 septembre 2024. Le nombre de morts est monté aujourd’hui à 12 dont des enfants. Et parmi les 4000 blessés, 200 sont en soins intensifs. « Israël est derrière tout ça » commentent les autorités libanaises et iraniennes.

    Les explosions auraient été provoquées par une attaque de pirate informatique qui aurait déclenché des micro-bombes à l’intérieur des “pagers” des ‘combattants de Dieu’ du Hezbollah. Le risque d’escalade est désormais élevé. Dans des vidéos et des photos sur les réseaux sociaux, on voit des hommes en sang assis ou allongés sur le sol et d’autres sont transportés d’urgence à l’hôpital. L’ambassadeur iranien Mojtaba Amani a également été touché. Parmi les victimes figuraient une fillette de 10 ans, fils d’un député libanais du Parti de Dieu, Ali Ammar, et trois membres de la milice chiite. Les images montrent également des explosions dans des magasins et un marché. Un responsable du Hezbollah a souligné : « Il s’agit de la plus grande atteinte à la sécurité jusqu’à présent » après un an de guerre avec Israël. La condamnation du Hezbollah est sévère : « Israël est totalement responsable, il y aura un juste châtiment ».

    Le Mossad, les Services Secrets israéliens, derrière cette opération d’envergure

    Les explosions ont été enregistrées dans diverses régions du Liban, notamment à Dahieh, fief du Hezbollah, dans la zone sud de Beyrouth, dans la vallée de la Bekaa, à l’arrière du mouvement armé et au sud du Liban. Ces événements surviennent quelques heures seulement après que le cabinet de sécurité israélien a fait du retour en toute sécurité des habitants du nord du pays un objectif officiel de la guerre à Gaza. Israël a averti à plusieurs reprises qu’il pourrait lancer une opération militaire pour éloigner le Hezbollah de la frontière.

    Face à une opération de piratage d’une telle envergure, incroyable par sa complexité et sa réussite, le Mossad, les Services Secrets israéliens, est pointé du doigt. La stratégie du chaos a touché près de trois mille militants dans tous les bastions du Parti de Dieu au pays des cèdres, de Beyrouth à Beeka en passant par le sud du Liban et même au-delà de la frontière. Le Hezbollah savait bien que les experts israéliens en guerre électronique et en interception avaient réussi à pénétrer le réseau de communications cellulaires et fixes, autonome et indépendant du reste du pays. En février, Hassan Nasrallah avait demandé aux miliciens de se débarrasser de leurs téléphones portables et d’utiliser le vieux téléavertisseur banal mais considéré comme sûr, qui permet également d’envoyer de courts messages texte codés. Mais l’abandon des téléphones portables n’a pas aidé à arrêter le bras long du Mossad. L’État hébreu serait donc parvenu à violer les systèmes de communication de l’organisation chiite.

    Des explosifs ajoutés dans les bipeurs.

    D’après les premières reconstitutions, il y a quelques mois, les pro-Iraniens ont acheté un gros lot de téléavertisseur Gold Apollo AR924. Le chef et fondateur de la société du même nom, Hsu Ching-kuang, a déclaré, une fois que les photographies des téléavertisseurs explosés ont fait le tour du monde que les appareils, en fait, ont été assemblés par la société taïwanaise, mais sous licence d’un distributeur européen dont le nom n’a pas été initialement divulgué, qui a conclu des relations commerciales avec Gold Apollo il y a environ trois ans.

    Grâce à la surveillance ou à un espion interne, le Mossad a connu à temps le changement de stratégie de communication. L’opération doit avoir été réalisée avant l’arrivée du lot de milliers de téléavertisseurs au Liban. À ce stade, ils ont infecté le système de communication désuet avec un logiciel comme le cheval de Troie, qui activait la batterie comme une mini-bombe avec une simple commande à distance. Plus vraisemblablement encore, la batterie a été remplacée en amont, avant la commande, avec ajout d’explosifs. Les miliciens touchés auraient parlé d’une surchauffe de l’appareil avant le fatidique “bip”, qui a déclenché l’explosion. Cette dernière a semé la panique partout au Liban.

    Un responsable américain a déclaré qu’Israël avait informé les États-Unis de la fin de l’opération, mais que l’armée israélienne avait refusé de commenter. Un coup dur pour le groupe terroriste soutenu par l’Iran. « En une minute, l’ennemi a réussi à infliger au Hezbollah l’un de ses pires coups depuis le début du conflit », a déclaré le porte-parole de la milice, ajoutant que « l’ennemi a poussé la résistance hors des limites des règles d’engagement traditionnelles. Nous sommes face à une situation nouvelle. »

    La guerre entre Israël et le Hezbollah, c’est-à-dire l’Iran, et dont le malheureux Liban sera le théâtre, est plus proche que jamais.

    Francesca de Villasmundo

     

    Source : medias-presse.info

  • Le Liban plongé dans le noir à cause de la pénurie de carburant

    Publié par Guy Jovelin le 10 octobre 2021

     

    Il s’agit de la deuxième panne totale signalée depuis le début du mois. Pour la première, le réseau avait été rétabli quelques jours plus tard.

    Le Liban a été plongé dans un blackout total samedi 9 octobre après l’arrêt de l’activité de deux importantes centrales électriques faute de carburant, a annoncé la compagnie nationale Électricité du Liban (EDL).

    Englué dans une crise inédite, qualifiée par la Banque mondiale d’une des pires dans l’histoire du monde depuis 1850, le pays connait depuis des mois des rationnements draconiens de courant, culminant à plus de 22h par jour, et peine à importer du carburant, sur fond d’une dégringolade historique de la monnaie nationale et d’un assèchement des devises étrangères.

    Ces coupures paralysent la vie de la population et plusieurs secteurs vitaux, tandis que les gérants de générateurs privés, qui prennent généralement le relais, rationnent aussi commerces, hôpitaux et foyers, à mesure que le carburant se raréfie.

     

    Source : lesmoutonsrebelles

  • Liban : Emmanuel Macron s’égare et dérape

    Publié par Guy Jovelin le 29 septembre 2020

    Liban : Emmanuel Macron s’égare et dérape

    De Bernard Antony :

    Emmanuel Macron vient de proférer des propos sur la situation du Liban manifestant le très grave double déni de réalité qu’il commet à propos de ce pays indépendant de la France depuis 1920.

    D’abord, le voilà d’évidence saisi par une vaniteuse confusion dans le rôle qu’il peut y jouer en tant que chef de l’État français.

    Il commet un premier déni de réalité sur sa personne, sa fonction, son rôle car il n’est pas mandaté pour parler en patron du Liban et pouvoir en admonester toute la classe politique comme il le fit chez nous à l’égard du général de Villiers. Manifestement, il ne comprend pas que le Liban n’étant pas sa chose, il est tenu à une certaine réserve dans l’expression de ses jugements de maître d’école comminatoire.

    Son deuxième lourd déni de réalité porte sur le Liban dont il parle comme d’une entité unie, ce qui n’est pas plus vrai aujourd’hui que pendant la guerre de 1975 à 1990 opposant les patriotes libanais aux différentes milices et groupes terroristes islamistes et palestiniens et à l’armée d’occupation syrienne.

    Or, sous la présidence du général Aoun, le Liban est de plus en plus passé sous le contrôle du Hezbollah, parti totalitaire chiite sous direction iranienne et puissante organisation militaire alliée du régime syrien. Disposant de ministères essentiels dans les gouvernements successifs, le Hezbollah, qui contrôle globalement le sud et l’est du pays, constitue le principal obstacle à une durable entente interlibanaise.

    Le seul avenir possible pour un Liban en paix ne passe pas par le maintien de la fiction gouvernementale unitaire actuelle nonobstant l’insurmontable division communautariste.

    Elle ne passe pas essentiellement par un illusoire changement comportemental immédiat de l’ensemble des politiciens libanais.

    Elle ne peut résulter que d’un accord des différentes composantes politico-religieuses pour un projet de réforme confédérale du pays, une cantonalisation qui pourrait s’inspirer du modèle suisse. C’est ce que pourrait subtilement inspirer un chef de l’État français réaliste et adroit.

    Mais on le voit bien, ce n’est pas pour l’heure ce que l’on peut attendre du très orgueilleux et très jacobin Emmanuel Macron de surcroît bien peu connaisseur des paramètres religieux et culturels, modelant l’histoire du Liban.

    Macron, qui a proféré l’énormité que l’on sait sur la colonisation « crime contre l’humanité », s’exprime hélas comme un très mauvais colonialiste façon dirigeants radicaux de la III° République.

     

    Source : lesalonbeige

  • Comment la Turquie infiltre le Liban

    Publié par Guy Jovelin le 28 septembre 2020

    Dans le monde moderne envahi d’anglicismes (merci à Radio Courtoisie d’être une sentinelle implacable), il y a le soft power et le hard power pour qualifier certains comportements dans le cadre des relations internationales.
    Les nouvelles routes de la soie chinoises par exemple constituent une manière pacifique d’étendre sa puissance (soft power). L’invasion de l’Irak par les États-Unis relève bien sûr de la deuxième attitude (hard power).

    TAntoine de Lacoste, auteur sur Boulevard Voltaireoutes les grandes puissances savent alterner les deux stratégies. Notre bon sultan  par exemple : guerrier en Libye ou en Syrie, mais pacifique au .

    Depuis plusieurs années, la communauté sunnite est ainsi l’objet de toutes les attentions de la part de la Turquie. Un hôpital financé par Ankara doit bientôt être inauguré dans le sud du pays, à Saïda nous apprend par exemple le grand quotidien libanais L’Orient-Le Jour.
    Les Turkmènes sont également courtisés. Cette communauté est importante en Syrie et plusieurs milices islamistes présentes dans la province d’Idleb et sous contrôle turc sont composées de Turkmènes. Moins implantés au Liban, ils y comptent toutefois quelques dizaines de milliers de membres et Erdogan leur a proposé de leur accorder la nationalité turque sur simple demande. Près de dix mille d’entre eux ont fait la démarche.
    Au fil du temps, l’influence turque se développe et devient agressive. Ainsi, plusieurs rassemblements arméniens (nombreux au Liban) ont fait l’objet de contre-manifestations, drapeaux turcs en tête. Un comble pour ces Arméniens dont beaucoup descendent de rescapés du génocide qui avaient trouvé refuge au pays du cèdre lors du mandat français. Des slogans très menaçants ont été entendus par les médias libanais.

    On peut d’ailleurs noter en passant qu’un phénomène similaire s’est passé en France cet été : à Décines, près de Lyon, des manifestants turcs ont perturbé et menacé un grand rassemblement arménien…
    La Turquie investit aussi pour l’avenir en offrant notamment des bourses pour des étudiants sunnites.
    Politiquement, elle reste encore relativement prudente. Ainsi, le parti libanais affilié aux Frères musulmans (la confrérie islamiste préférée d’Erdogan), Jamaa islamiya, n’est pas officiellement soutenu par Ankara qui préfère développer un réseau plus large. La Turquie a par exemple proposé son aide après l’explosion du 4 août qui a ravagé Beyrouth et Erdogan a vivement critiqué  lors de ses déplacements dans la capitale libanaise, l’accusant de vouloir restaurer l’influence coloniale de la France. Quelle ironie quand on se souvient que pendant des siècles toute cette région a subi un joug ottoman qui n’était guère suave…

    Erdogan tisse sa toile et entretient des relations personnelles avec plusieurs hommes politiques importants. L’ancien premier ministre sunnite, Saad Hariri, a ainsi été témoin du mariage de la fille d’Erdogan.
    L’enjeu est de taille. La Turquie a conquis la Tripolitaine en Libye, occupe la province d’Idleb en Syrie, a des bases militaires et navales au Qatar, en Somalie et tente de spolier le gaz au large de Chypre… Et cela ne fait que commencer. C’est l’occasion pour la France de s’affirmer à nouveau comme la protectrice du Liban.

     

    Source : lafautearousseau