En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Chaque soir ou presque, à l’heure où la piscine Jean-Bron ferme ses portes, la supérette du quartier Championnet est prise d’assaut par des groupes de jeunes qui volent et n’hésitent pas à se montrer menaçants et violents envers les gérants.
Carla et Michel Dupont ont décidé de perdre 300 euros de chiffres d’affaires chaque jour. Parce que le couple qui tient le Carrefour Express de la place Championnet, à Grenoble, a décidé de fermer à 18 h 30 au lieu de 21 heures, tous les jours, jusqu’à la fin de l’été.
« Ce sont pourtant les heures où nous faisons le gros de notre chiffre d’affaires quotidien. C’est le moment où les gens rentrent du travail et s’arrêtent faire quelques courses pour le soir », détaille la gérante. Une décision prise à la fin de la semaine dernière après un énième vol doublé […]
Les fidèles l’église Saint-Germain, de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), ont eu peur. Très peur. « Certains ont pleuré. Des enfants surtout ont pleuré », a témoigné un des paroissiens à 78actu.
Dimanche 24 juillet 2022, aux alentours de 18h50, un homme a interrompu la célébration de la messe par ses cris et ses bordées d’insanités. Un paroissien est venu à sa rencontre. En retour, l’homme lui a décoché un coup de tête en plein visage. Selon nos informations, il a eu deux dents cassées.
« Il nous traitait d’hypocrites. De chrétiens de merde. Il disait qu’on le faisait passer pour d’un bouffon. C’est alors qu’un homme, assez grand, s’est approché de lui et lui a dit de partir. L’autre lui a demandé s’il voulait se battre. C’est à ce moment qu’il y a eu le coup de tête. D’autres sont intervenus pour le maîtriser. »
« Il insultait à la volée. Il accusait l’Église d’être raciste alors qu’il venait prier comme un musulman. Il hurlait : Satan a pénétré en moi ! Nous devons en sacrifier certains… Je ne veux pas entendre les paroles du prêtre. Il disait aussi qu’il était le deuxième fils de Dieu car son sang était le sang de Jésus. Le tout en se débattant et en crachant. »
Le prêtre a temporairement arrêté la messe. « Après, quand le calme est revenu, il nous a demandé de prier pour cet homme. »
Klaxons et pneus hurlants, passagers vêtus de blanc assis sur le rebord des portières de berlines de luxe. Vendredi après midi, un bruyant manège démarre sur le parvis piéton de la mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Des toits des véhicules ou par les fenêtres, des drapeaux aux couleurs rouge, jaune et vert pavoisent. Les conducteurs font des cercles concentriques et se rapprochent petit à petit de trois personnes et d’un enfant dans une poussette, plantés au beau milieu de la place et tétanisés par ce jeu dangereux. On voit un instant l’un d’eux cacher son visage entre ses mains.
Alertée par les bruits de klaxon, Katy Bontinck, la première adjointe au maire, filme la scène depuis l’hôtel de ville. On entend quelqu’un dire : « Ah putain, les gens ils vont se faire buter. » Le cortège d’une dizaine de véhicules abrite les invités d’un mariage qui a dégénéré en rodéo urbain. Il s’engouffre dans la rue de la République, une artère commerçante du centre-ville. Des détonations se font entendre : des tirs de mortier qui éclatent sur le passage des mariés et de leurs amis. Un véritable feu d’artifice fuse au pied du KFC, un fast-food toujours très fréquenté.
Ulcérés par ces débordements, les représentants de la ville de Saint-Denis ont saisi le procureur au titre de l’article 40 pour « un rodéo qui aurait pu très très mal finir », déclare Katy Bontinck. Il stipule que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République ». La municipalité lance aussi un appel à témoins en direction des piétons qui étaient sur la place. Heureusement, aucun blessé n’est à déplorer.
Ces derniers mois, en Haute-Garonne, le phénomène du squat des piscines est de retour. Les fortes chaleurs n’ont fait qu’amplifier cette pratique qui est souvent couplée à du vandalisme, des violences ou encore des vols ou du tapage nocturne.
(…) « Avec l’été, les intrusions dans les piscines se multiplient. Entre le 1er mai et le 20 juillet 2022, Allô Toulouse a enregistré 188 signalements pour cette infraction », indiquent ainsi les services de la municipalité de Toulouse. La mairie précise également que « lorsque l’intrusion se produit dans une piscine municipale, la police municipale est saisie afin d’intervenir dans les plus brefs délais et rétablir la situation ».
En périphérie de Toulouse, le squat de piscine est aussi redevenu un « sport national » notamment en raison de nombreuses maisons vacantes liées à la période estivale. Les squatteurs de piscine profitent de l’absence des propriétaires pour s’offrir un bain. Il y a moins d’une semaine, une bande de jeunes a pris ses quartiers sans la moindre autorisation au sein de la piscine municipale de Saint-Lys dans le sud-ouest de Toulouse. Des témoins ont contacté les gendarmes pour indiquer leur présence mais à l’arrivée des militaires les squatteurs avaient quitté les lieux. Aucune dégradation ou de vol n’a été constatée. Dans le cas de squat de piscines notamment privées, l’interpellation de ces individus reste souvent difficile et les poursuites également. (…)
L’agresseur n’est pas un inconnu de la justice puisqu’il avait déjà été condamné pour avoir poignardé un agriculteur à Laroque-Timbaut, en juin 2017
Dans le prétoire du tribunal correctionnel d’Agen, le mis en cause n’est pas un prévenu comme les autres. Il suffit d’énoncer son patronyme, Kamal Belbakkal, pour que les mémoires judiciaires revivent le procès de ce quadragénaire, mis face à un agriculteur de Laroque-Timbaut, poignardé au motif qu’il laissait échapper des résidus de paille sur la route en contrebas.
Une affaire ayant été le théâtre de joutes entre avocats, celui de la partie civile ayant tenté, en vain, que le dossier soit traité par le parquet antiterroriste, son client affirmant que Kamal Belbakkal, fiché S, avait crié « Allah Akbar » au moment de l’agression. Entre-temps, le quadragénaire a épaissi son casier judiciaire avec des affaires de violences sur ses codétenus.
Ce lundi 25 juillet, Kamal Belbakkal était jugé en comparution immédiate pour violences avec arme, en état de récidive. Deux jours auparavant, il fait remarquer au voisin de son frère – ce dernier l’héberge à Villeneuve-sur-Lot – de cesser de klaxonner à tout va, pour éviter de réveiller son parent qui travaille de nuit. Le différend s’envenime, les insultes fusent et un, voire plusieurs coups de balai, sont portés à la tête du voisin.
Bilan : une plaie de 10 centimètres sur le crâne, suturée de treize points. « Il avait la main sur mon œil, j’ai ramassé le balai par terre, j’ai levé le bras, je n’ai pas vu où je tapais », relate Kamal Belbakkal, s’appuyant sur des regrets et la thèse de la légitime défense.
Kamal Belbakkal est jugé ce vendredi par le tribunal correctionnel d’Agen pour violences volontaires avec arme . Selon sa victime, un agriculteur de Laroque-Timbaut, l’Agenais de 42 ans, l’aurait poignardé le 18 juin 2017, en criant « Allah Akbar » , ce que ce dernier conteste.
Fiché S au moment des faits, le quadragénaire n’avait pas l’autorisation de quitter son appartement au moment des faits. Relaxé en appel pour diffusion d’images à caractère terroriste , puis condamné en juin à huit mois de prison ferme dans le cadre du non-respect de son assignation à résidence, Kamal Belbakkal avait de nouveau eu affaire à la justice en août après avoir jeté un verre au visage de son codétenu. Écopant de 10 mois ferme, il a fait appel de la décision.
L’expertise psychiatrique de Kamal Belbakkal a aussi été abordée : elle note une intelligence vive et adaptive, un certain degré de narcissisme , aucune empathie pour les victimes qu’il présente comme des agresseurs. A l’issue de l’audience, le procureur a réclamé cinq ans de prison à l’encontre de Kamal Belbakkal et l’interdiction de paraître en Lot-et-Garonne pendant cinq ans. Me Mascaras plaide, quant à elle, la relaxe de son client.
Ce vendredi après-midi, Kamal Belbakkal, a finalement été condamné à 3 ans et demi de prison, peine assortie de l’interdiction de porter une arme pour une durée de 5 ans. En revanche, l’interdiction de territoire n’a pas été retenue.