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danemark - Page 2

  • Danemark : une ex-ministre de l’immigration condamnée à 2 mois de prison ferme pour avoir « illégalement » séparer des couples de demandeurs d’asile, dont les épouses étaient mineures (MàJ)

    Publié par Guy Jovelin le 13 décembre 2021

    13/12/2021

    Une ancienne ministre de l’Immigration danoise a été reconnue coupable d’avoir séparé illégalement de jeunes couples de demandeurs d’asile lors d’un procès de destitution historique.

    Les juges ont estimé que la décision prise par Inger Stoejberg en 2016 de séparer les couples était illégale et l’ont emprisonnée pendant 60 jours.

    Mme Stoejberg a déclaré qu’elle était très surprise par le verdict, car cette politique visait à lutter contre le mariage des enfants. « Ce n’est pas seulement moi qui ai perdu, mais les valeurs danoises ont aussi perdu », a-t-elle déclaré aux journalistes à l’extérieur du tribunal, ajoutant qu’elle accepterait sa punition mais n’avait aucun regret.

    […]

     

    Le verdict ne peut pas faire l’effet d’un appel et la peine d’emprisonnement est inconditionnelle, ce qui signifie qu’elle doit être purgée.

    Un verdict litigieux

    Le verdict de lundi a divisé l’opinion et provoqué une onde de choc dans l’establishment politique danois. Le chef parlementaire du Parti populaire danois nationaliste, Peter Skaarup, a déclaré qu’il trouvait le verdict incompréhensible et a soutenu la politique de séparation de Mme Stoejberg.

    Mais Rosa Lund, députée du parti de gauche Liste d’unité, a salué le jugement et a déclaré qu’il devait y avoir des conséquences pour les ministres qui ne respectaient pas la loi.

    […]

     

    BBC


    29/11/2021

    Inger Stojberg comparaît pour avoir fait séparer des couples de demandeurs d’asile au motif que les épouses étaient mineures.

    Fait rarissime dans les annales judiciaires danoises: une ancienne ministre de l’Immigration est jugée pour avoir fait illégalement séparer, en 2016, des couples de demandeurs d’asile dont les épouses étaient mineures. Devant les 26 juges de la Cour spéciale du royaume, Inger Stojberg est demeurée inflexible tout au long des 32 jours d’audience. «Je ne vais pas présenter des excuses. Je ne pense pas avoir fait quelque chose de mal. J’espère que chaque personne responsable aurait agi exactement de la même manière que moi», a-t-elle martelé, avant d’assurer: «Mon but était de protéger les filles» mineures contraintes à des mariages forcés. Les débats se sont achevés la semaine dernière et le jugement a été mis en délibéré.

    Le Figaro

  • Danemark : déchéance de nationalité et dix ans de prison pour un projet d’attentat islamiste

    Publié par Guy Jovelin le 28 septembre 2021

    La justice danoise a condamné mardi à dix ans de prison et à la déchéance de la nationalité danoise un homme de 24 ans reconnu coupable de «préparation d’attaque terroriste». Au terme de sa peine dans le pays nordique, l’accusé, qui détient également la nationalité turque, sera expulsé vers la Turquie, a indiqué le tribunal de Frederiksberg dans un communiqué. Originaire de Copenhague, l’homme avait été arrêté en avril 2020, immédiatement après l’achat d’une arme à feu et de munitions, alors qu’il faisait l’objet d’une surveillance par le renseignement intérieur. La police avait trouvé chez lui un drapeau de l’organisation djihadiste État islamique.

    Selon la procureure, qui avait réclamé 12 ans ferme, le jeune homme avait acquis «des armes et des munitions dans l’intention de perpétrer un ou plusieurs attentats terroristes». Son expulsion sera assortie d’une interdiction permanente d’entrée sur le territoire danois. D’éventuelles cibles n’ont pas été rendues publiques.

    «Je pense qu’il a moins été en Turquie que de nombreux Danois», avait défendu son avocat Rolf Gregersen lors de l’audience. «Le Danemark doit prendre ses responsabilités à son égard, une fois qu’il lui a été accordé la nationalité danoise, et ne pas se contenter de lui coller un timbre dans le dos et de le renvoyer», avait-il insisté, selon l’agence danoise Ritzau. Les renseignements danois, qui ont déjoué de nombreux attentats ces dernières années, considèrent la menace d’attentat visant le Danemark comme «sérieuse», six ans après une double attaque à motivation islamiste à Copenhague, qui avait fait deux morts.

    Le Figaro via fdesouche

  • Danemark : le gouvernement social-démocrate assume son modèle anti-immigrés prôné par «l’extrême droite»

    Publié par Guy Jovelin le 05 septembre 2021

    Alors que certains pays craignent une vague de réfugiés afghans, le Danemark applique depuis des années une politique d’asile prônée par le Parti du peuple danois (parti opposé à l’immigration) et portée par le pouvoir social-démocrate. Quitte à retarder la reprise économique regrettent certains milieux patronaux.

    A Copenhague, les réfugiés afghans fuyant le régime des talibans arriveront au compte-goutte. Le royaume scandinave ne fait pas mystère de ses intentions : avoir le moins de réfugiés possible. Ce leitmotiv, le Danemark le clame haut et fort depuis des années et tente de convertir d’autres Etats membres de l’Union européenne. Avec une proposition choc, qui a suscité une énorme polémique : l’envoi des demandeurs d’asile frappant à sa porte vers des pays lointains, hors d’Europe, le temps de traiter leurs dossiers, voire plus longtemps encore. L’idée, qui s’est traduite par une loi symbolisant le durcissement danois sur la question migratoire, n’est pas née dans le cerveau d’un idéologue d’extrême droite, elle émane du Parti social-démocrate qui, comme ailleurs en Scandinavie, est étroitement associé à la construction d’un Etat-providence généreux, censé ne laisser personne au bord du chemin.

    Pour ce professeur de l’université de Copenhague, les sociaux-démocrates se devaient d’agir” s’ils voulaient récupérer d’anciens électeurs attirés par un parti d’extrême droite soucieux de voir le coûteux système social réservé aux seuls habitants “de souche”.

    De fait, le Parti du peuple danois, islamophobe et antiréfugiés, a donné le “la” dans la politique migratoire du royaume à partir de 2001. Sans jamais participer à un gouvernement, il a réussi à monnayer son soutien à une coalition libérale-conservatrice – minoritaire au Parlement – en exigeant des tours de vis répétés dans les régimes d’accueil des réfugiés, l’attribution des aides sociales aux étrangers et le regroupement familial. Au fil des années, cette sévérité vis-à-vis des immigrés a déteint sur le reste de la classe politique, à quelques exceptions près au centre et à gauche, avec l’assentiment d’une majorité de l’électorat danois.  […]

    Pourtant, “il y a une pénurie de travailleurs qualifiés et non-qualifiés“, insiste Jannik Bay, responsable formation et intégration à la Confédération des employeurs danois. Un manque de cerveaux et de bras qui pourrait freiner la reprise économique, au moment où le Covid-19 est considéré “sous contrôle” par les autorités sanitaires du pays. […]

    Challenges via fdesouche

  • Le Danemark freiné légalement ­par l’instance de recours des r­éfugiés est confronté au renvoi difficile des réfugiés

    Publié par Guy Jovelin le 03 août 2021

    Elle est devenue le symbole du débat sur le retour controversé dans leur pays des réfugiés syriens détenteurs d’un titre de séjour temporaire. Son avocat, Niels Erik Hansen, a fait appel de la décision de l’Office de l’immi­gration. « Je ne veux pas retourner à la mort. J’ai participé à des manifestations contre le régime. Tant que je suis au Danemark, je suis en ­sécurité », a-t-elle supplié devant l’instance de recours présidée par un juge.

    Selon son avocat, « la très grande médiatisation de cette affaire a joué un rôle dans la décision de la commission tout comme les propos négatifs d’Aya sur le régime d’Assad ». Ce cas n’est pas unique. Environ 40 % des dossiers de permis de séjour révoqués des Syriens par l’Office de l’immigration ont été annulés par la commission de recours, selon Stig Torp Henriksen, son directeur.

    […]

     

    La volonté de renvoyer les Syriens ne se traduit pas dans les faits, freinée légalement ­par l’instance de recours des ­réfugiés. De 2011, début de la guerre en Syrie, au 1er janvier 2021, 28 931 Syriens sont arrivés au royaume scandinave : 26 016 y vivent encore aujourd’hui. Même tendance pour les autres grands groupes de réfugiés recensés durant la période 2011-2017 : 94 % des Érythréens, 89 % des Iraniens, 97 % des Afghans et 65 % des Somaliens sont toujours au Danemark.

    Pour Thomas Gammeltoft-Hansen, professeur de droit à l’université de Copenhague, « c’est une noix qu’aucun pays européen n’a réussi à casser. En pratique, il est très difficile d’assurer le renvoi des réfugiés ». « Nous sommes forcés de constater que notre idée d’un permis de séjour provisoire ne tient pas la route », reconnaît le ministre de l’Immigration, Mattias Tesfaye. Et d’ajouter : « À la longue, notre société ne pourra pas supporter un tel fardeau » de résidents temporaires devenus ­permanents.

    Le Figaro via fdesouche

  • Danemark : Stop aux réfugiés

    Publié par Guy Jovelin le 05 juin 2021

    L’invasion migratoire ne connait pas la crise… la crise du coronavirus !

    Alors que le minuscule virus met à l’arrêt des pans entiers d’économie, place de vies en parenthèses, confine et interdit, masque les visages et pique les bras, l’envahissement de l’Europe se poursuit sans distanciation ni masque ni vaccin pour les heureux clandestins venus de l’autre côté de la Méditerranée.

    Un pays a décidé, après des décennies de politique immigrationniste bien-pensante, d’y mettre un holà. Le Danemark ne veut plus de réfugiés, trop de difficultés. Il vient donc d’adopter hier jeudi 6 juin une loi lui permettant d’ouvrir des centres pour demandeurs d’asile dans des pays hors UE. Il a été confortablement voté par 70 voix contre 24.

    Cette décision a été portée par le ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Mattias Tesfaye, soutenue par la droite et ce que les médias appellent « l’extrême droite ». Dans ses grandes lignes, la loi stipule, qu’en attente d’approbation, tout demandeur d’asile sera envoyé dans un centre d’accueil en dehors de l’Union européenne. Sont acceptés ceux porteurs de maladies graves. Le demandeur d’asile devra rester dans le pays hôte, même s’il obtient le statut de réfugié. En revanche, si sa demande est refusée, il devra quitter le pays. Le texte insiste sur le fait que « le Danemark n’aura pas à fournir de protection au cas où l’étranger obtiendrait l’asile après la fin du traitement effectif de la demande d’asile dans le pays tiers. En revanche, la protection devra être assurée par le pays tiers concerné. Si l’étranger se voit refuser l’asile, ce sera également le pays tiers en question qui devra prendre en charge l’expulsion de la personne en question ».

    Cette nouvelle mesure très controversée, vient s’ajouter aux dernières prises par le royaume nordique qui ne cesse de durcir sa politique migratoire. Pour l’instant, Copenhague serait en discussions avec cinq à dix pays mais aucun n’a officiellement accepté cette sous-traitance. La presse danoise s’accorde sur plusieurs pays africains dont l’Égypte, l’Éthiopie et l’Érythrée.

    Néanmoins, il semblerait que ce soit le Rwanda qui remporte les faveurs du gouvernement danois, Tesfaye s’y est même rendu en avril. Lorsqu’il a présenté son projet de loi, il avait prévenu que les pays hôtes ne seraient « pas forcément des démocraties au sens où nous l’entendons ». « Toute tentative visant à transférer des demandeurs et demandeuses d’asile vers le Rwanda pour l’examen de leur demande d’asile serait non seulement déraisonnable, mais aussi potentiellement illégale. Le Danemark ne peut pas priver les personnes arrivant sur son territoire du droit de solliciter l’asile et les transférer dans un pays tiers sans les garanties requises », rappelait Amnesty International dès le 5 mai. Mais ce n’est pas tout. Le texte voté prévoit également de renvoyer les réfugiés syriens dans leur région d’origine lorsqu’elles sont jugées « sûres ».

    En janvier, le Premier ministre Mette Frederiksen avait rappelé son ambition de « réduire à zéro » le nombre de demandeurs d’asile au Danemark, et le plafonnement du nombre d’habitants « non occidentaux » dans les quartiers.

    L’Agence internationale des Nations Unies, toujours ancrée dans l’idéologie multi-culturelle et plurielle, se distancie du Danemark : elle s’inquiète pour les réfugiés et craint une « érosion du système de protection internationale », si des pays suivent le Danemark :

    « l’asile et la protection deviendront de plus en plus inaccessibles et les réfugiés se retrouveront dans un vide juridique ».

    Face à l’adoption de cette loi, la Commission européenne a elle-aussi exprimé son « inquiétude ». Le projet « soulève des questions fondamentales concernant à la fois l’accès aux procédures d’asile et l’accès effectif à la protection », a déclaré le porte-parole de la Commission, Adalbert Jahnz. Une telle procédure d’externalisation n’est « pas possible » selon les règles européennes, ajoute-t-il, notant toutefois que la décision danoise devait être analysée de « manière plus approfondie » à la lumière des exceptions – « opt-outs » ou dérogations – dont bénéficie le pays sur les questions migratoires.

    Quoi qu’il en soit, à Copenhague, l’exécutif de centre-gauche mène une des politiques migratoires les plus restrictives d’Europe. Comme quoi, la raison peut venir aussi à la bien-pensance…

    Francesca de Villasmundo 

     

    Source : medias-presse.info