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mali - Page 2

  • Mali : manifestation à Bamako pour exiger l’intervention de la Russie et le départ de la France (MàJ)

    Publié par Guy Jovelin le 22 juin 2021

    21/06/2021

    Au Mali, la tentation russe – Le reportage de Nathanaël Charbonnier :

    Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé le 10 juin la fin de l’opération Barkhane au Sahel sous sa forme actuelle, Moscou veut se poser en alternative à la France dans la région. A Bamako, la capitale malienne, une intervention de la Russie divise. 

    Ils se rassemblent régulièrement, les jeudis, devant l’ambassade russe, à Bamako. Les membres de la plate-forme Intervention Russie militent pour que Moscou s’implique dans les affaires maliennes. Comme à l’époque de la décolonisation, dans les années 60, quand Bamako s’était rapprochée de l’ex-URSS. 

    Soixante ans plus tard, le regard de Sidi Traoré, membre de ce mouvement citoyen, se tourne à nouveau vers l’Est. “Nous voulons que la Russie vienne traiter nos problèmes sécuritaires, explique-t-il. Nous avons vu la coopération militaire russe avec d’autres pays, comme la Syrie, ou plus récemment la Centrafrique. Nous sommes convaincus que des militaires russes feront davantage que la France.”

    Sentiment anti-français

    Des propos qui laissent sceptiques Boubacar Ba. Ce proche de l’imam Dicko, opposant au régime de l’ex-président malien Ibrahim Boubacar Keïta, très en vue lors des manifestations de 2020, rejette l’idée d’une intervention russe. “Nous assistons à une querelle géopolitique au Sahel, analyse-t-il. Le champ d’action classique de la Russie n’est pas le Sahel.”  Selon Boubacar Ba, la tentation russe est alimentée par un sentiment anti-français. “Une partie de l’opinion malienne veut en découdre avec les autorités françaises, et trouve en Moscou une solution alternative. Mais c’est un saut dans l’inconnu.” 

    La présence française au Mali est régulièrement contestée dans les rues. Certains estiment que l’opération Barkhane et son objectif de lutter contre le terrorisme dans la région est un échec. Alors, pourquoi ne pas demander à un autre acteur d’intervenir ? 

    […]

     

    FranceInfo


    27/05/2021

    27 Mai 2021 – Mali

    Une poignée de personnes ont manifesté ce jeudi à Bamako devant l’ambassade de Russie pour exiger l’intervention de Moscou et le départ de la France.

    C’est un nouveau camouflet pour Paris en pleine crise politique au Mali. Jeudi, plusieurs personnes sont rassemblées devant l’ambassade russe à Bamako pour appeler Moscou à intervenir dans la crise politico-institutionnelle au Mali. Ils appellent par ailleurs au départ de la France, puissante coloniale présente dans le pays dans depuis plusieurs années.

    Cette manifestation intervient au lendemain de la libération du président Bah N’daw et du premier ministre Moctar Ouane, deux dirigeants de la transition arrêtés lundi soir et détenus au camp militaire de Kati. Le vice-président Assimi Goita les reproche d’avoir violé la charte de transition en formant un gouvernement sans l’avoir consulté.

    AfriqueActuelle


    En Lien :

  • Mali : la force Barkhane frappée par une voiture piégée, plusieurs blessés (MàJ)

    Publié par Guy Jovelin le 21 juin 2021



    Une attaque à la voiture piégée visant les forces de l’opération Barkhane a fait plusieurs blessés, lundi à Gossi, dans le centre du Mali, selon les informations rapportées par des sources locales à France 24.

    Les forces françaises de l’opération Barkhane ont été frappées, lundi 21 juin au matin, par une attaque à la voiture piégée dans le quartier de Kaigourou, à Gossi (centre du Mali), selon les informations de France 24. Selon des sources locales, l’importante déflagration a fait plusieurs blessés.

    Un témoin a rapporté que plusieurs hélicoptère étaient dépêchés depuis Gao.

    France24 via fdesouche

  • Mali : allons-nous continuer encore longtemps à faire tuer nos soldats parce que les décideurs français ignorent ou refusent de prendre en compte les réalités ethno-politiques locales ?

    Publié par Guy Jovelin le 04 janvier 2021

    C’est très probablement en représailles de la mort de Bag Ag Moussa, un des principaux adjoints du chef touareg Iyad ag Ghali tué par Barkhane le 10 novembre 2020, que deux Hussards de Chamborant (2° de Hussards), ont perdu la vie le samedi 2 janvier, à quelques kilomètres de la base de Ménaka, quand leur VBL (véhicule blindé léger) a sauté sur une mine.

    décideurs,mali,tuer nos soldatsA la différence de la mort de nos trois hommes du 1° Régiment de Chasseurs de Thierville survenue le lundi 28 décembre, au sud de Gao, l’explosion qui a provoqué celle des deux Hussards s’est produite plus au nord, dans une région qui était devenue « calme », les décideurs français semblant avoir enfin compris qu’ici, nous ne sommes pas face au même jihadisme que plus au sud. Comme je ne cesse de le dire depuis des années, et comme je le montre dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours, ici, le conflit n’est en effet pas à racine islamiste puisqu'il s’agit d’une fracture inscrite dans la nuit des temps, d’une résurgence ethno-historico-économico-politique touareg conjoncturellement abritée derrière le paravent islamiste.


    Pour bien comprendre la situation, il nous faut revenir en arrière, au mois de juin 2020 avec la mort de l’Algérien Abdelmalek Droukdal, le chef d’Al-Quaïda pour toute l’Afrique du Nord et pour la bande sahélienne, abattu par l’armée française sur renseignement algérien. Cette liquidation qui libérait le Touareg Iyad ag Ghali de toute sujétion à l’Arabe Abdelmalek Droukdal, s’inscrivait dans le cadre d’un conflit ouvert qui avait éclaté entre les deux branches du jihadisme régional. L’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara), rattaché à Daech prône en effet la disparition des ethnies et des Etats et leur fusion dans le califat universel. Tout au contraire, le groupe d’Al-Qaïda, dirigé par Iyad ag Ghali « associé » aux services algériens privilégie l’ethnie touareg et ne demande pas la disparition du Mali.


    Le coup d’Etat qui s’est produit au Mali au mois d’août 2020, a ensuite permis de donner toute liberté à la négociation entre Bamako et la branche locale d’Aqmi, avec pour but de régler le conflit du nord Mali. Pour la France, l’opération était entièrement profitable car cela permettait de fermer le front du nord.


    Même si nous avons perdu ce « doigté » qui était une de nos spécialités à l’époque des « Affaires indigènes » et ensuite des emprises militaires permanentes, dans la durée, avec des unités dont c’était la culture, il allait donc être possible, avec un minimum d’intelligence tactique, et en jouant sur cette opposition entre jihadistes, de laisser se régler toute seule la question du nord Mali. Et cela, afin de commencer à nous désengager après avoir concentré tous nos moyens sur la région des « 3 frontières », donc sur l’EIGS, et également sur certains groupes peul jouant sur plusieurs tableaux à la fois[1].


    Or, le 10 novembre 2020, une insolite opération française menée près de Ménaka, donc en zone touareg, s’est soldée par la mort de Ba Ag Moussa, un des principaux adjoints de Iyad ag Ghali. Les Touareg ayant pris cette action comme une provocation, il était donc clair qu’ils allaient mener des représailles.


    Par devoir de réserve, je n’ai alors pas commenté cette opération sur mon blog, mais j’ai prévenu « qui de droit » que les Touareg allaient, d’une manière ou d’une autre, venger la mort de Ba Ag Moussa et qu’il allait falloir être vigilants dans la région de Ménaka. D’autant plus que, alors que, depuis plusieurs mois, les opérations françaises avaient évité la zone touareg, les derniers temps, elles y avaient repris. Comme si un changement de stratégie avait été décidé à Paris, un peu « à l’américaine », c’est-à-dire en « tapant » indistinctement tous les GAT (Groupes armées terroristes) péremptoirement qualifiés de « jihadistes », et peut-être pour pouvoir « aligner du bilan ». Une stratégie sans issue reposant sur une totale méconnaissance des réalités ethno-politiques locales, et dont nos soldats viennent de payer le prix sur le terrain.


    Le signal donné par les Touareg étant donc clair, aux autorités françaises d’en tirer maintenant les leçons. Veulent-elles oui ou non ré-ouvrir à Barkhane un deuxième front au nord ?


    En ce jour de tristesse, j’ai une pensée particulière pour le sergent Yvonne Huynh, avec lequel, à la veille de son deuxième séjour au Mali, j’avais longuement échangé sur les causes profondes du conflit, et je tiens, à travers ce communiqué, à faire part de mes sincères condoléances aux « Frères bruns », ses camarades de Chamborant hussards.

    Bernard Lugan

    [1] L’on pourra à ce sujet se reporter à mon communiqué en date du 24 octobre 2020 intitulé « Mali : le changement de paradigme s’impose ».

    Source : http://bernardlugan.blogspot.com/

  • Mali : trois soldats français tués par un engin explosif lors d’une opération

    Publié par Guy Jovelin le 29 décembre 2020

    La mort de ces trois soldats de la force Barkhane a eu lieu ce lundi lors d’une opération au Mali.

    Les décès de ces trois soldats appartenant au 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (Meuse) portent à 47 le nombre de soldats français tués dans l’opération Serval. Les opérations « Serval » (lancée en 2013) et « Barkhane » (depuis août 2014) comptent quelque 5.000 militaires français, déployé au Sahel, zone de guerre et de tensions.

    20 minutes via fdesouche

     

  • Avec l'accord de la France, le Mali céde aux islamistes.

    Publié par Guy Jovelin le 07 octobre 2020

    Avec l'accord de la France, le Mali céde aux islamistes.

    Entre 100 et 250 djihadistes viennent d'être remis en liberté par les autorités maliennes.

    En échange de ces libérations, la junte militaire qui a pris le pouvoir à Bamako espère obtenir celles de Soumaïla Cissé, politicien enlevé par les islamistes et, accessoirement pour les nouveaux maîtres du Mali, de Sophie Pétronin, otage française détenue depuis 2016 par un groupe armé proche d'Al-Quaïda.

    Contrairement à celui de monsieur Cissé qui ne nous concerne en rien, nous ne saurions être indifférents au sort de notre compatriote même si nous regrettons que son sens de la compassion l'ai menée à se pencher sur la condition des démunis de Gao plutôt que sur la détresse des Français miséreux.

    Pour autant, rien, jamais, sous aucune condition, ne peut justifier que des négociations soient entamées avec des terroristes. Rien! Pas même la vie d'un otage.

    On ne discute pas avec les djihadistes, on n'entame pas avec eux des pourparlers, on ne cède pas à leur chantage. On les extermine. Et dans une guerre, on ne les enferme pas. On les exécute.

    Dans ces conditions, la libération des tueurs islamistes emprisonnés au Mali qui n'a pu se faire sans le feu vert de Paris, est non seulement une faute politique et une lâcheté. Elle est une insulte à tous nos soldats tués au Sahel.

    Jean-François Touzé
    Délégué général du Parti de la France.

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