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économie mondiale

  • Économie : propos lénifiants et réalités catastrophiques

    Publié par Guy Jovelin le 09 décembre 2019

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    Marc Rousset

    Vendredi, le Dow Jones a fini en hausse de 1,2 % car on apprenait que l’économie américaine avait créé 266.000 emplois en novembre, contre 180.000 attendus, et que le taux de chômage officiel était retombé à 3,5 %. Lagarde, de son côté, n’a pour l’instant trouvé rien de mieux que de « verdir » le bilan de la BCE.

    Si les actions ont augmenté de 25 % en 2019, après la reculade de fin 2018, c’est uniquement parce que la Fed a décidé de diminuer ses taux au lieu de continuer à les augmenter. Le mardi de la même semaine, on nous annonçait pourtant que l’indice mesurant la volatilité de la bourse new-yorkaise, le VIX, avait atteint son plus haut en un mois et demi. Et mercredi, en contradiction avec le vendredi, on nous avait annoncé que le secteur privé avait créé, en novembre, seulement 67.000 emplois, avec 85.000 emplois dans les services et une destruction de 18.000 emplois dans l’industrie de production.

    Les informations en provenance du secteur bancaire, tout comme celles du secteur automobile en Allemagne, sont très préoccupantes. En France les dépôts bancaires représentent 2.185 milliards d’euros, tandis que le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) ne dispose que de 4,2 milliards d’euros, soit une couverture de 2/1000 pour les déposants français. Quant à la Deutsche Bank, au bord de la faillite, elle va être encore sanctionnée pour un blanchiment d’argent de 200 milliards d’euros dans le scandale « Danske Bank ».

    UniCredit, le premier établissement italien, va de nouveau supprimer 8.000 emplois, après en avoir déjà supprimé 14.000 en deux ans. 51.000 emplois ont déjà été perdus en dix ans, dans le secteur bancaire italien, tandis que Société générale, Deutsche Bank et HSBC ont déjà supprimé, en 2019, plus de 52.000 postes. En fait, l’horizon des banques s’assombrit dans le monde avec les risques croissants de récession, la chute des taux d’intérêt et les taux négatifs, la guerre commerciale États-Unis/Chine et le protectionnisme grandissant.

    Le Japon est un cas d’école de la folie économique contemporaine. La Banque centrale japonaise possède la moitié de la dette publique japonaise et 40 % des actions de la Bourse de Tokyo par l’intermédiaire de fonds d’investissement ! La situation, même si tout se passe entre Japonais seulement, est d’autant plus ubuesque que la dette publique représente 250 % du PIB japonais. Alors que la croissance sera seulement de 0,5 % en 2020, le Premier ministre Shinzō Abe ne trouve rien de mieux que d’augmenter les taux de la TVA et de continuer à bétonner inutilement le pays, avec un programme d’investissements de 200 milliards d’euros.

    La Bourse de Wall Street monte alors que les États-Unis font face à une dette des entreprises sans précédent menaçant l’économie mondiale. La dette privée des entreprises américaines s’élève à 10.000 milliards de dollars, soit 47 % du PIB des États-Unis. Le FMI et le fonds d’investissement BlackRock sont d’autant plus inquiets que 50 % de ces obligations, contre seulement 17 % en 2001, sont notées aujourd’hui BBB, d’où des défaillances importantes à venir d’entreprises zombies en cas de récession.

    L’agence Bloomberg précise que le montant des dettes dans le monde s’élève à 230.000 milliards de dollars (une somme trois fois supérieure à la production, qui est de 80.000 milliards de dollars), soit une somme d’environ 30.000 euros par être humain (100.000 euros pour un ménage de quatre personnes).

    Les médias, les bulles boursières, les banques centrales laxistes et les dirigeants emprunteurs ne font que reporter la crise, mais seront dans l’impossibilité d’éviter le krach en cas de récession car tout le monde, partout dans le monde, est hyper-endetté. L’or est la nouvelle obsession des dirigeants des pays de l’Europe de l’Est, tandis que Bloomberg Intelligence promet de nouveaux sommets et que Trump songe déjà à augmenter de nouveau les dépenses ainsi que la dette publique aux États-Unis pour être réélu.

     

    Source : synthesenationale

  • Les gros mensonges de l’économie mondiale

    Publié par Guy Jovelin le 19 septembre 2019

    Rédigé par notre équipe le 18 septembre 2019.

    Dans notre univers mondialisé, le moindre événement qui a lieu à l’autre bout du monde a des conséquences parfois étonnantes et généralement négatives sur l’économie, nous dit-on. Ce schéma se vérifie une nouvelle fois avec les attaques de drones subies par l’Arabie saoudite ce 14 août. Des installations pétrolières saoudiennes touchées et c’est toute l’économie mondiale qui souffre au bout de quelques heures. Selon les discours officiels, les prix du pétrole augmentent et mettraient en danger l’économie. Ça semble logique dans l’absolu, mais cela ressemble surtout à une excuse pour justifier une trajectoire aussi famélique qu’inavouable.

    Quand les Etats-Unis vont bien tout va bien. Cette petite rengaine d’économistes biberonnés aux médias a vécu. La première puissance mondiale (ou la deuxième, les économistes ne sont même pas d’accord à ce sujet) ne donne plus le la au niveau mondial. Alors que l’économie américaine reprend des couleurs après un double mandat Obama marqué par une descente aux enfers, la trajectoire de l’économie mondiale n’est pas du tout la même. C’est doublement dommageable pour ceux qui nous disent l’économie, car ils ne peuvent pas faire du Trump bashing à ce sujet. Ils sont obligés de trouver d’autres explications à la mauvaise santé des  économies européenne et mondiale.

    Une avalanche de raisons parfois contradictoires

    Depuis un an, le conflit commercial sino-américain suscite les pires craintes chez les économistes. Les contre-sanctions succèdent aux sanctions et ce cycle sans fin ne connaît que de rares pauses que certains osent présenter comme un début de règlement pacifique d’un conflit qui les dépasse… Les hostilités entre les deux premières économies du monde font sans aucun doute des dégâts, mais personne ne sait à quel point. Les estimations sont encore moins précises que les prévisions de croissance, alors pour donner des chiffres et un impact réel, les économistes se creusent encore la tête. Et puis, il y a tellement de choses à discuter que la guerre américano-chinoise est bonne à ressortir quand on ne trouve plus d’explication facile sous le coude.

    Heureusement, en ce moment il y a l’arrêt partiel de la production de pétrole en Arabie saoudite. Le pays sème la guerre et l’horreur au Yémen (en partie avec des armes françaises) et vient de subir une petite contre-offensive sur ses installations pétrolières dans l’est du pays. Pas de morts, mais beaucoup de soucis, car sans le pétrole l’Arabie saoudite n’est rien. L’annonce de l’attaque a plongé les observateurs dans l’angoisse et dès lundi les cours du Brut se sont envolés. La loi de l’offre et de la demande avec pour victimes les consommateurs français, européens et asiatiques. Le gouvernement Philippe assure que la hausse ne sera que de « quelques centimes », mais pourquoi est-elle répercutée dès aujourd’hui alors que le pétrole dans les stations essence a été payé il y a déjà des mois ? Comme toujours, les hausses sont immédiates, les baisses très passagères et l’Etat toujours aussi goinfre avec une facture constituée à 60 % de taxes !

    Le fameux pouvoir d’achat s’étiole et on est en droit de se demander ce qu’il en reste avec des événements qui se succèdent et qui sont censés couler les économies française et européenne. Le Brexit, la crise qui ne dit pas son nom dans les pays du sud de l’Europe, une croissance française amorphe, des banques droguées à la création monétaire… La situation est catastrophique, et pour camoufler l’échec de tout un système, l’idée de balancer du fric aux particuliers pour qu’ils consomment refait surface. Bien entendu, il n’en sera rien, mais en arriver à de telles propositions montre que l’économie européenne est morte sous les coups d’une mondialisation dans laquelle la perte d’indépendance monétaire et fiscale ont été des handicaps impossibles à dépasser. Le fait est que personne ne peut prédire le futur de l’économie mondiale, mais il est certain que la France et une bonne partie de l’Europe sont parties pour se refracasser la tête la première contre le mur.

     

    Source : 24heuresactu