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algerie

  • Les autorités algériennes ont subitement décidé fin juillet 2026, dans la plus grande discrétion, d’arrêter les importations de tous les produits français à l’exception des médicaments

    Publié par Guy Jovelin le 30 septembre 2026


    Dans la torpeur estivale, des importateurs algériens ont dû écourter leurs vacances. Le ministère du commerce extérieur, qui leur avait imposé depuis plusieurs mois d’établir des plans prévisionnels d’importations (PPI) pour six mois, les a rappelés fin juillet en urgence pour leur demander de remplacer tous les produits d’origine française avec des marchandises d’autres pays, ajoutant ainsi une pression sur la France en pleine crise diplomatique entre les deux pays.

    Deux mois après cette instruction verbale, les autorités algériennes ne confirment pas l’information. Mais sur le terrain, les sources, diplomatiques ou économiques, algériennes ou françaises, sont formelles : en dehors des médicaments qui échappent au système des PPI, mécanisme permettant au gouvernement de maîtriser et de canaliser les flux d’importations, tous les autres produits fabriqués en France sont exclus. « Avant, des restrictions existaient. Mais pas de cette manière aussi généralisée », s’inquiète un importateur algérien, qui, comme beaucoup d’opérateurs sollicités par La Croix, refuse de parler à visage découvert.

    Jusqu’à décembre 2025, les importations en provenance de France passaient déjà dans un goulot d’étranglement. Depuis juillet 2026, elles sont devenues quasi inexistantes, quitte à priver le secteur public de pièces de rechange. C’est le cas de la protection civile qui s’équipe essentiellement chez Renault Trucks, un ancien fleuron français devenu filiale du géant suédois Volvo. Depuis peu, les responsables de cette institution, l’une des plus respectée du pays, doivent chercher à remplacer les pièces défaillantes de leurs engins ailleurs qu’en France.

    […]

     

    La Croix via fdesouche

  • « Je suis heureux de défendre mon pays » : Luca Zidane, gardien de l’Algérie, confie sa joie avant d’affronter l’Argentine

     


    Luca Zidane, le deuxième fils de la légende française Zinedine Zidane, part avec le statut de titulaire malgré une blessure à la tête récente.

    Il s’est exprimé en zone mixte après un entraînement. « On joue au football pour affronter les meilleurs. Demain, on jouera contre l’élite mondiale. Je suis heureux d’être ici, de disputer cette Coupe du monde et de défendre mon pays. », a-t-il assuré 

    Le Parisien via fdesouche

  • L’oppression des chrétiens en Algérie

    Publié par Guy Jovelin le 09 avril 2026

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    L’oppression des chrétiens en Algérie

    Alors que l’Algérie s’apprête à accueillir pour la première fois un pape, le Centre européen pour le droit et la justice publie aujourd’hui un nouveau rapport qui jette une lumière crue sur la situation des chrétiens du pays.

    Fermeture d’églises, poursuites judiciaires, discrimination institutionnelle: ces communautés font face à une véritable oppression d’un pouvoir qui souhaite leur disparition.

    Les chrétiens subissent de plein fouet une politique qui impose une identité nationale unique arabe et musulmane. La diversité religieuse n’a pas sa place dans l’Algérie de Tebboune.

    Il y a pourtant plus de 150 000 chrétiens en Algérie. Une grande majorité est protestante évangélique, avec une petite communauté catholique, composée essentiellement d’étrangers.

    Ce nouveau rapport qui dénonce la politique d’oppression des chrétiens en Algérie s’appuie sur un travail d’enquête approfondi, fondé sur de nombreux entretiens menés avec des chrétiens algériens.

    Voici l’entretien du mois avec les deux principaux auteurs du rapport, Thibault van den Bossche et Constance Avenel:

  • Le pape Léon XIV se rend en Algérie au mois d’avril prochain

    Publié par Guy Jovelin le 15 mars 2026

    Peut être une image de texte

    Thomas Joly

    En se rendant en Algérie au mois d’avril prochain, le pape Léon XIV, lui-même issu de l’ordre de Saint-Augustin, va donc marcher sur les pas de son maître spirituel, le Berbère saint Augustin. Ce dernier est en effet né le 13 novembre 354 à Thagaste, l’actuelle Souk Arras, et il est mort le 28 août 430 à Hippone, l’actuelle Annaba (Bône). C’est cependant un singulier voyage que le souverain pontife va entreprendre. Singulier en effet, et pour cinq grandes raisons :
    1) Le chef de l’Eglise catholique va se rendre en visite officielle en Algérie où en dehors de migrants sudsahariens et de quelques diplomates, les catholiques ont disparu, chassés en 1962 par une épuration ethnique organisée par les fondateurs de l’actuel régime.
    2) Le pape va visiter l’Algérie où sa propre église qui s’est mise en dhimmitude volontaire a abandonné l’idée même de conversion. Se cantonnant à un rôle de « témoignage », elle va jusqu’à décourager les musulmans désireux de la rejoindre afin de ne pas « froisser » les autorités pourtant si « tolérantes » de l’Algérie. « Tolérantes » en effet car, dans ce pays où la Constitution reconnaît la liberté de culte, l’apostasie qui est passible de deux à cinq ans de détention et d'une amende de 500 000 à 1 million de dinars, a pour résultat la mort sociale des « traitres ».
    3) Le christianisme existe en Algérie, mais ce n’est plus le catholicisme… Comme ce dernier a renoncé à sa mission, à sa vocation, les courants protestants et évangélistes l’ont en effet remplacé. Et le moins que l’on puisse dire, est que le pape n’est pas pour eux une référence religieuse…
    4) En Algérie, où les centaines d’églises si vivantes avant 1962 ont été fermées, rasées, pillées, souillées ou transformées en mosquées, où les cimetières chrétiens ont été profanés et labourés, la visite du pape va être l’occasion pour un régime aux abois de redorer son image internationale. Le récit officiel est d’ailleurs bien rodé : « l’Algérie est la gardienne légitime de l’héritage culturel et spirituel de Saint Augustin » …Une telle hypocrisie qui abusera évidemment les éternels gogos sera naturellement relayée en France par les affidés et les stipendiés d’Alger.
    5) Le pape va enfin être reçu dans un pays où, comme le résume un rapport de l’ONG International Christian Concern : « Le gouvernement considère le christianisme comme un danger pour l’identité islamique algérienne et tente par tous les moyens de réglementer l’Église pour la réduire à néant ». Un pays dans lequel les autorités associent le christianisme à une forme de « trahison identitaire » et d’allégeance à l’Occident. En 2010, le ministre des Affaires religieuses de l’époque, Bouabdellah Ghlamallah, déclarait ainsi : Personne ne veut qu’il y ait des minorités religieuses en Algérie, car cela risquerait d’être un prétexte pour des ingérences étrangères sous couvert de protection des minorités ».
    Mais pourquoi donc avoir choisi l’Algérie où, depuis 1962, tout a été entrepris afin d’éradiquer ce qui, de près ou de loin, pourrait remettre en question le dogme de l’unicité musulmane du pays ? L’on nous dit que ce serait pour redonner vie au dialogue islamo-chrétien. Certes, mais n’existait-il pas des pays musulmans africains dans lesquels le dialogue islamo-chrétien est une réalité vivante ? Le Vatican aurait ainsi, et par exemple, pu penser à l’Egypte, au Maroc ou encore au Sénégal…
    Bernard Lugan