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azerbaïdjan

  • Comment le pétrole de l’Azerbaïdjan a vaincu l’Arménie.

    Publié par Guy Jovelin le 22 novembre 2020

    Qui l’eût cru ? Après avoir remporté une victoire éclatante, conclue en 1994, par la prise du  et des territoires azéris environnants, l’ a, cette fois, été battue en six semaines par une armée peu réputée pour ses hauts faits d’armes.

    arménie,azerbaïdjan,pétroleMais en vingt-cinq ans, la tendance a été totalement inversée à cause de la manne pétrolière. Les gisements de pétrole de la mer Caspienne ont fait de Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, un port pétrolier important, source de revenus considérables pour le pays. La population n’a pas beaucoup profité de ces pétrodollars, mais le président Aliyev en a investi une part considérable dans du matériel militaire haut de gamme.

    Au pouvoir depuis 2003, succédant à son père (l’Azerbaïdjan est une démocratie relative…), Aliyev s’est résolument tourné vers le pétrole.

    Il y a longtemps que l’on connaît l’importance des gisements pétrolifères et gaziers de la mer Caspienne, mais l’Union soviétique vieillissante avait d’autres priorités. L’Azerbaïdjan, dès son indépendance arrachée en 1991, s’est attelée à la tâche, soutenue par la  et les Occidentaux. Après des années d’études et de négociations, un cap a été fixé : construire un oléoduc partant de Bakou et évitant soigneusement l’Iran au sud, la Russie au nord et, bien sûr, l’Arménie à l’ouest. C’est donc par la Géorgie que l’ouvrage passe, puis la Turquie, pour finir dans le port de Ceyhan, dans l’ancienne Cilicie, non loin de la Syrie.

    Ce trajet improbable et fort coûteux a été financé par la Banque mondiale, la BERD et des banques américaines sous l’égide de British Petroleum, qui possède 30 % des parts, suivie par une compagnie azérie, avec 25 %, les autres pays occidentaux se partageant le reste, États-Unis en tête (L’Usine nouvelle du 25 mai 2005). Personne n’est oublié puisque la Turquie et la Géorgie perçoivent de substantielles redevances, l’oléoduc traversant leur pays. On comprend mieux, soit dit en passant, le grand intérêt que les États-Unis portent à la Géorgie depuis quelques années, aidant à l’installation d’un régime pro-occidental et antirusse.

    En 2005, lors de l’inauguration de cet oléoduc – un des plus longs du monde, avec près de 1.800 kilomètres -, le secrétaire d’État américain à l’énergie Samuel Bodman était présent, en bonne compagnie avec les présidents turc, azéri et géorgien (Le Monde du 25 mai 2005).

    L’afflux d’argent qui suivit la mise en service de cet oléoduc permit à l’Azerbaïdjan de moderniser son armement et, surtout, d’acheter de très nombreux drones israéliens et turcs. Ce sont eux qui ont fait la différence. La valeur du combattant arménien, sans être mise en cause, ne pouvait rien face à ce déluge de technologie meurtrière. L’Arménie est un pays pauvre, sans ressource énergétique.

    Ce ne fut pourtant pas sans mal, et le président Aliyev lui-même (celui qui traite les Arméniens de « chiens ») a reconnu que le franchissement des fortifications arméniennes fut très difficile. Les pertes des Azéris et des islamistes syriens envoyés par Erdoğan restent secrètes mais sont considérées comme très élevées par les observateurs.

    Tout cela était parfaitement connu de la Russie, qui a laissé faire. Poutine et Lavrov ont rappelé leur ligne : il fallait rendre à l’Azerbaïdjan les territoires azéris conquis en 1994 pour conserver l’intégralité du Haut-Karabakh. Certes, et l’ONU s’était prononcée dans ce sens. L’entêtement du médiocre Premier ministre Pachinian (qui ne le restera pas longtemps) a coûté cher.

    Mais tout de même, quelle tristesse de voir une partie du Haut-Karabakh et son  chrétien plus que millénaire laissés aux mains des Azerbaïdjanais et de leurs alliés islamistes syriens.

     

    Antoine de Lacoste

     

    Source : lafautearousseau

  • Haut-Karabagh : la Russie reprend la main et impose un cessez-le-feu douloureux pour les Arméniens

    Publié par Guy Jovelin le 12 novembre 2020

    lesalonbeige

    Haut-Karabagh : la Russie reprend la main et impose un cessez-le-feu douloureux pour les Arméniens

    D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

    La Russie a tranché. Elle prend acte de la défaite militaire des Arméniens, accorde à l’Azerbaïdjan de reprendre ses territoires reconquis, mais aussi une partie du Karabagh, et oblige tout le monde à cesser les combats.

    Il s’agit clairement d’une reprise en main après des semaines de discussions stériles, de cessez-le-feu non respectés, d’observation, voire de passivité. La Russie a choisi de ne pas aider son allié arménien, avec qui elle a pourtant un accord de défense, et de laisser la situation militaire se décanter. La chute de la ville stratégique de Chouchi, ouvrant la voie vers la capitale Stepanakert, a sonné le glas des espoirs arméniens.

    Contrairement aux autres, ce cessez-le-feu sera respecté car, aussitôt après son annonce, deux mille soldats russes accompagnées de blindés ont pénétré dans le Haut-Karabagh pour garantir les termes de l’accord signé dans la nuit du 9 au 10. C’est Poutine lui-même qui a annoncé la signature de l’accord :

    « Le président de l’Azerbaïdjan Aliev, le Premier ministre de l’Arménie Pachinian et le président de la Fédération de Russie ont signé une déclaration annonçant un cessez-le-feu total et la fin de toutes les actions militaires. »

    L’accord est encore flou sur de nombreux points, en particulier le statut du Haut-Karabagh. Mais il est certain que les Azéris ont obtenu ce qu’ils étaient venus chercher : la reconquête (probablement définitive) des territoires entourant le sud et l’ouest du Haut-Karabagh que l’Arménie lui avait enlevés en 1994 et la création d’un corridor reliant le Nakhitchevan (territoire autonome azéri situé au sud de l’Arménie) à l’Azerbaïdjan. Un deuxième corridor est créé par l’accord et permettra de relier l’Arménie au Haut-Karabagh. L’armée russe est déjà sur place pour sécuriser ces deux corridors.

    Les médias et les diplomates soulignent dans l’ensemble le retour en force de la Russie qui a repris la main et s’est à nouveau imposée comme l’unique arbitre de ce conflit si proche de ses frontières. C’est exact et, forte de ses succès militaires, l’armée azérie était prête à poursuivre l’offensive et aurait sans doute conquis la capitale si Moscou ne l’avait pas obligée à s’arrêter net. Poutine a été paradoxalement aidé par la destruction d’un hélicoptère russe par l’Azerbaïdjan : cet hélicoptère survolait l’Arménie et accompagnait des blindés russes, hors du champ de bataille. Terrifié par cette erreur, le président Aliev s’est platement excusé, sachant que la riposte russe pouvait être terrible et remettre en cause tous ses succès militaires. Poutine a eu alors beau jeu de passer l’éponge et d’obliger Aliev à cesser les combats.

    Mais gardons-nous de penser qu’il s’agit d’un triomphe russe. L’intrusion turque dans ce conflit gagné grâce à ses drones (bourrés de composants américains et européens, rappelons-le) et ses avions (américains) fait d’Erdoğan un vainqueur partiel : il a montré que, contrairement à la Russie, son allié avait bénéficié de son soutien total. Certes, les Russes ne sont pas ennemis de l’Azerbaïdjan, et c’est pour cela que la situation était très délicate pour eux, mais c’est tout de même la première fois que la Turquie s’aventure dans cette région et elle y gagne, grâce au corridor du Nakhitchevan, un accès direct à l’Azerbaïdjan et, donc, à la mer Caspienne : c’est tout de même beaucoup.

    Quant à la France, très liée à l’Arménie, elle a été inexistante, mais qui s’en étonnera ?

  • Azerbaïdjan : un mercenaire syrien « On reçoit 100 dollars pour chaque non-musulman décapité »

    Publié par Guy Jovelin le 07 novembre 2020

    lesobservateurs

    « Quand vous rencontrez les infidèles, frappez-les au cou », dit le Coran (47:4).

     

    Et quand une incitation financière vient s’ajouter, c’est d’autant plus tentant.

    Cela confirme une fois de plus que de nombreux musulmans considèrent le conflit Azerbaïdjan/Arménie comme un autre front du djihad mondial.

    le témoignage choquant d’un mercenaire syrien détenu en Artsakh

    Armen Press

     

    Ce militant syrien (photo) qui a été capturé par l’Armée de défense de l’Artsakh [Haut-Karabakh] est identifié comme étant Yusuf Alaabet al Haj, né en 1988, dans le village de Ziyadiya, dans la province d’Idlib en Syrie.

    Il combattait comme mercenaire pour l’Azerbaïdjan.

    La porte-parole du ministère de la défense, Shushan Stepanyan, a diffusé une vidéo de l’interrogatoire.

    Selon le militant, on lui a promis :

    • un paiement mensuel de 2000 dollars pour lutter contre les « kouffars » en Artsakh
    • et un supplément de 100 dollars pour chaque « kouffar » décapité.

    [« kouffar » = terme employé par le mercenaire]

    https://armenpress.am/eng/news/1033500, via Robert Spencer

  • L’Azerbaïdjan utilise des drones israéliens « très efficaces » dans les combats contre les Arméniens

    Publié par Guy Jovelin le 03 octobre 2020

    Bakou a juré de poursuivre les opérations militaires jusqu'au retrait des forces arméniennes de Karabakh

    L'Azerbaïdjan, qui a déployé des drones militaires IAI Harop de fabrication israélienne pour combattre dans des zones de la région du Haut-Karabakh, les a qualifiés de "très efficaces", a rapporté mercredi le site d'information WallaNews, citant un haut responsable.

    La technologie israélienne "aide l'Azerbaïdjan à assurer la sécurité de ses ressortissants", a déclaré Hikmet Hajiyev, l'un des principaux conseillers du président Ilham Aliev, évoquant le véhicule aérien sans pilote de combat développé par la division MBT d'Israel Aerospace Industries.

     

    [...]

    "Les drones sont utilisés comme des kamikazes", a précisé Hikmet Hajiyev, saluant "l'ingéniosité de ses concepteurs".

    [...]

    I24news.tv


    Conflit au Haut-Karabakh: l'Arménie annonce avoir rappelé son ambassadeur en Israël

    "Le fait qu'Israël vende des armes à l'Azerbaïdjan n'est pas acceptable pour nous"

    L'Arménie a annoncé jeudi avoir rappelé son ambassadeur en Israël en raison de la vente d'armes israéliennes à l'Azerbaïdjan alors qu'un conflit militaire a éclaté plus tôt cette semaine entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, sur la question du contrôle de la région du Haut-Karabakh.

    [...]

    I24news.tv