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bien-pensance

  • I-SLA-MO-PHO-BIE!

    Publié par Guy Jovelin le 17 août 2021

    Marche contre l'islamophobie, le 10 novembre 2019. © SEVGI/SIPA Numéro de reportage : 00931703_000010

    L’islamophobie est un mot employé à tort et à travers par ceux qui ne se posent pas une question importante: vaut-il mieux être musulman en France, ou mécréant en terre d’islam ? 

    Lieu commun parmi les lieux communs, pour nombre d’adeptes de la bien-pensance, de l’extrême-gauche à l’association CoeXisTer en passant par tout ce que notre pays compte de tenants du politiquement correct, la cause est entendue: la France serait structurellement, monstrueusement, désespérément I-SLA-MO-PHO-BE ! Et bien sûr, le fait même que, parfois, certains se demandent pourquoi tant de crimes atroces de par le monde sont commis au nom de la religion de paix et de tolérance (dont les adeptes sont évidemment tous sans exception les incarnations d’une diversité qui, rappelons-le, est une chance pour la France) ne fait que prouver cette insoutenable islamophobie.

    Eh bien soit ! Cessons de lutter, et admettons-le comme un postulat: la France est islamophobe. Et l’islam est évidemment une religion de paix et de tolérance, et même la religion de paix et de tolérance par excellence. Imaginer le contraire serait déjà islamophobe, une très vilaine pensée.

    Nous, Français, confrontés à nos insuffisances et en l’occurrence à notre manque d’ouverture à l’autre – pardon, à l’Autre – à notre manque de tolérance, devrions dès lors prendre exemple sur cette diversité qui nous enrichit tant, et apprendre. Traitons donc les musulmans de la manière dont la charia enseigne qu’il faut traiter les non-musulmans ! Non ? Attention, refuser cette proposition serait sous-entendre que l’attitude de l’islam serait problématique : alerte islamophobie, vilaine pensée.

    bien-pensance,islamophobie

    Mohammed Ben Salmane en visite à Alger, 2 décembre 2018. © RYAD KRAMDI / AFP

    Réjouissons-nous de vivre en France ! 

    Quelle source d’inspiration allons-nous prendre ? La manière pacifique et tolérante dont les sunnites traitent les chiites, ou celle dont les chiites traitent les sunnites ? Allons-nous donner à l’islam la place que l’Arabie Saoudite donne aux autres religions ? Peut-être proposer à nos concitoyens musulmans un statut inspiré de celui donné aux non-musulmans par la « Constitution de Médine » – en fait le pacte de Yathrib, qui fit d’une confédération de tribus une proto-nation théocratique ? Ou revenir aux sources, et leur appliquer ce que le Coran enseigne qu’il faut appliquer aux polythéistes ?
    Comment ça, non ? Comment ça, ce serait contraire à nos valeurs fondamentales de respect de la dignité humaine et de l’Etat de droit ? Mais enfin ! Voudriez-vous dire que l’islam, les préceptes islamiques définis par le Coran, n’inspireraient pas un comportement respectueux de la dignité humaine et de l’état de droit ? Voilà qui me semble terriblement islamophobe, vilaine pensée.

    Allons. Pour ma part, je me réjouis de vivre dans ce terrible pays islamophobe qui garantit à mes concitoyens musulmans des droits que l’islam n’a jamais reconnus aux non-musulmans. Et à toute personne qui fait à la France le procès d’être islamophobe, je demande simplement : vaut-il mieux être musulman en France, ou mécréant en terre d’islam ?

    Comme qui dirait, je crois que la question elle est vite répondue…

     

    Haut fonctionnaire, polytechnicien. Sécurité, anti-terrorisme, sciences des religions. Disciple de Plutarque.
     
  • Í, la maudite!

    Publié par Guy Jovelin le 11 mars 2021

    Í, la maudite!
    Débats à n'en plus finir sur les chaînes infos comme sur les radios, et tribunes démultipliées dans les colonnes de la presse.
    Logorrhée débordante de bien-pensance convenue et hors sol, sur les violences d'une certaine jeunesse — bien entendu jamais identifiée, ce serait discriminatoire — sur la nocivité des réseaux sociaux, sur les phénomènes de bandes, sur le harcèlement scolaire ou par le biais des réseaux sociaux, sur le mal de vivre des — pourtant de plus en plus puissantes — "minorités", sur les conséquences des restrictions sanitaires en termes de délinquance et d'atteinte à la psychologie si fragile, si délicate, si sensible de la racaille, comme on évoque depuis longtemps déjà la responsabilité de la pauvreté comme circonstance atténuante de la criminalité (c'est bien connu la réelle misère qui fut longtemps celle des marins bretons —et l'est encore — ou des mineurs du Pas-de-Calais a, de tout temps, conduit leurs enfants à brûler les voitures, vandaliser leurs villages ou leurs corons, vendre de la coke et commettre des actes de barbarie).
    Au fil des émissions, au tournant des pages écrites, on déplore les guérillas urbaines, on condamne les "rixes", mot poli pour "batailles tribales", on s'effraie de l'ensauvagement pour très vite le relativiser. On s'interroge benoîtement...
    Un seul mot n'est pas prononcé. Un seul. On sait lequel.
    Il commence par un Ì.
    JFT.
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