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cauchemar

  • RÊVE OU CAUCHEMAR ?, À VOUS DE VOIR !

    Publié par Guy Jovelin le 05 octobre 2026

     

    Le bloc-notes imaginaire

    de Jean-Claude Rolinat

    (Toute ressemblance avec des personnages ou des sites existants, ne serait que pure coïncidence…)

    La vieille Lutèce dormait encore, lorsqu’à l’heure glaciale du laitier, un sourd grondement de chenilles martelant le macadam se fit entendre du côté d’un quartier chic de la capitale. Était-ce les blindés qui répétaient pour le défilé de la fête nationale, ce 21 janvier 2027, pour honorer la mémoire du bon roi Louis XVI, guillotiné deux siècles plus tôt par de furieux gueux, coiffés de bonnets phrygiens ? Que nenni mon ami ! Deux ou trois tanks « Salan » de 54 tonnes, braquèrent leurs canons de 120 m/m vers l’entrée de l’ancien palais du comte d’Evreux, édifié en 1720, avant d’atterrir entre les mains de la maitresse de Louis XV, la marquise de Pompadour, puis entre celles du couple Caroline et Joachim Murat.

    Des coups de canon ?

    Les engins tirèrent une puissante salve de leurs canons de 120 m/m, qui fit voler en éclats la lourde grille d’entrée gardant le palais. À leur suite, des fantassins casqués débarquèrent des vieux Véhicules de l’Avant Blindé (VAB) pour investir la résidence royale. À la simple vue des trois chars, les quelques sentinelles de garde prirent la poudre d’escampette. Les soldats, munis de plans précis, investirent en masse le palais royal. Franchissant rapidement le vestibule carrelé en damier, ils escaladèrent les marches de l’escalier Murat débouchant sur une enfilade de salons : salon Cléopâtre, salon des portraits, salon Pompadour, salon des aides de camp où s’invitait quelquefois le va-t-en-guerre Fabien Malendron, un « cinq étoiles » de l’Armée de l’Air, chef d’état-major des armées… Quelques-uns s’attardèrent dans le salon doré, ex-salon dit « de la Pompadour », qui servait de bureau officiel à Sa Majesté, Manuel 1er de la dynastie des Cramon, fouillant les tiroirs généreusement nourris de paperasses. D’autres se firent des selfies dans le salon Murat où se réunissait hebdomadairement le cabinet royal.

    Dans l’aile Est, ils débusquèrent dans les appartements du roi. Ce dernier, en pyjama, fut rapidement extrait de son lit à baldaquin, comme un vulgaire Maduro. On autorisa sa  dame, la reine Marguerite, en nuisette, à revêtir un peignoir pour lutter contre le froid qui saisit le couple lorsqu’il monta à bord d’un  transport de troupes (VTT). Rapidement, sans témoins, le véhicule qui avait déjà franchi dans un sens la grille du coq, à l’arrière du palais, s’évanouit dans l’aube naissante, embarquant les deux souverains pour une destination inconnue. On saura plus tard, que le roi déchu avait demandé à être exfiltré à… Bruxelles, comme quoi, on ne contrefait pas sa nature profonde !

    Surprise de taille pour auditeurs matinaux…

    Au même moment, une unité de fusiliers marins venus de sa base de Loponant, investissait l’Assemblée royale, au Palais Bourbon, tandis que des paras venus des casernes du Sud-Ouest du royaume, en tenue camouflées, s’emparaient de la Haute chambre du roi, siégeant au Palais du Luxembourg. Ils cueillirent son président, Gaspard Larbalétrier, déjà attablé à cette heure matinale, pour absorber un copieux petit-déjeuner. À la même heure, des légionnaires parachutistes venus de leur base en Corse, coiffés de leur béret vert, envahissaient le camembert de la Maison de la radio encore déserte à cette heure très matinale. Deux ou trois techniciens de permanence furent réquisitionnés pour diffuser impérativement le message d’un « Conseil supérieur de la nation » , qui prenait le pouvoir : « La situation du Royaume des Lys est gravissime parce que ce sont des dirigeants indignes qui œuvrent eux-mêmes contre les intérêts fondamentaux de la patrie, et mettent nos sujets en danger. Un Conseil supérieur de la nation dont les généraux Alcazar, Tapioca, Zantas et Pikendorf ont pris la tête, assure la continuité de l’État. Le destin de la monarchie et le sort du roi destitué, sont entre les mains du peuple qui sera ultérieurement consulté par référendum ».

    « Il est cinq heures, Lutèce s’éveille », air bien connu…

    Un peu plus loin dans Lutèce, qui commençait à peine à se réveiller, avec ses premiers métros en circulation et ses balbutiements d’embouteillages, des gendarmes mobiles investissaient la permanence nationale du parti La France Islamiste (LFi), et s’emparaient de son leader, Jean-Paul Merluchon qui , stupéfait de cette  brutale intrusion, s’exclamait, à pleins poumons, « le Royaume, c’est moi ! ». À cet instant, dans la ville où reposent dans leur basilique les rois du Lys, des agents de police investissaient également les locaux du journal « Le prolétaire ». Partout ailleurs dans le royaume, des messages de soutien émanant des différentes garnisons, affluaient au secrétariat du « Conseil supérieur de la nation ». Prudents, les généraux de la junte décrétaient la loi martiale, l’armée ayant alors les pleins pouvoirs pour arrêter et incarcérer les fauteurs de troubles. Déjà, au grand stade du Lys enclavé dans une banlieue exotique, les gradins se garnissaient, et ce n’étaient pas des supporters de foot ! Une certaine agitation se faisait sentir dans le département contigü. Bien vite, des agents des polices municipales, des CRS - les fameuses Compagnies royales de sécurité -, et des zouaves rapatriés de la base de  Djibouti, vinrent à bout des velléités de révolte. Cage d’escalier par cage d’escalier, étage par étage, une fouille gigantesque s’organisait. Au pied des immeubles, des camions attendaient, se remplissant au fil des heures de moultes délinquants et autres dealers. Gare au premier écart : la crosse des fusils s’abattait alors sur les têtes récalcitrantes ! Dès que les lueurs de l’aube l’avaient permis, deux ou trois hélicoptères de l’ALAT lâchèrent quelques rafales  sur les façades des tours et des barres hideuses, à titre d’avertissement… À la frontière suisse, on remarquait une anormale augmentation du trafic en direction du pays des vaches et du chocolat au lait. Des vedettes de cinéma, des gloires évanouies du showbiz, des pétionnaires professionnels, et autres footeux trop fortunés, prenaient la clé des champs….

    Quel réveil !

    Soudain, une bruyante sonnerie se fit entendre, m’envahissant le canal auriculaire et la trompes d’Eustache ! Le réveil trépignait sous les effets du signal sonore qu’il émettait… J’ouvris les yeux, l’esprit encore embrumé… Huit heures…. Réalité virtuelle, songe prémonitoire ou rêve apaisant ? Allez savoir…

     

    Source : synthesenationale

  • Cette « nouvelle arme de Poutine » est un « cauchemar » pour les Occidentaux

    Publié par Guy de Laferrière le 10 janvier 2023

     
    Annoncée par Vladimir Poutine le 4 janvier, la mise en service de la frégate Amiral Gorchkov avec des missiles de croisière hypersoniques Zircon représente un défi pour l’Otan. Ses systèmes de défense antiaérienne sont en effet presque incapables d’intercepter des projectiles de ce type, écrit Frankfurter Rundschau.
    Le quotidien allemand Frankfurter Rundschau a évoqué la « nouvelle arme de Poutine », soit des missiles de croisière hypersoniques Zircon qui équipent désormais la frégate Amiral Gorchkov, actuellement en route vers les océans Atlantique et Indien.
     
    « Pour les stratèges militaires occidentaux, les missiles hypersoniques sont un cauchemar. Contrairement à d’autres systèmes de missiles, ils peuvent être contrôlés même après le tir et atteignent plusieurs fois la vitesse du son […] Cette combinaison de maniabilité et de vitesse les rend pratiquement impossibles à intercepter par les systèmes de défense antiaérienne », lit-on dans l’article.
    Se référant aux experts militaires, le quotidien écrit que « la stratégie de Poutine pourrait consister à stationner la frégate armée d’un missile hypersonique à proximité des côtes américaines » pour ainsi « augmenter la pression dans la guerre en Ukraine ».

    Un cadeau pour les États-Unis?

    Pouvant voler à une vitesse de plus de 10.000 km/h et à 20 kilomètres d’altitude, ayant une portée de 1.000 kilomètres, le Zircon est le premier missile hypersonique de croisière au monde capable d’effectuer un vol aérodynamique prolongé en manœuvrant dans l’atmosphère grâce à son propre moteur, indique la Défense russe.
    Le vice-président du Conseil de sécurité de la Russie Dmitri Medvedev a qualifié la frégate Amiral Gorchkov avec ces missiles Zircon « de principal cadeau de Nouvel An » de Moscou à l’Alliance. Il a souligné que la frégate était « partie vers les côtes des pays de l’Otan », en particulier les États-Unis.
  • Paris sans voiture : le rêve d’Anne Hidalgo serait un cauchemar

    Publié par Guy Jovelin le 05 août 2021

    Par Pierre Chasseray.

    Voilà bien longtemps que la voiture n’est plus en odeur de sainteté dans la capitale française.

    Les décisions politiques à l’encontre de ce qui fut et reste encore pour une grande majorité de Français un fantastique outil de liberté se multiplient depuis l’arrivée d’Anne Hidalgo à la tête de la municipalité :

    • limitations de vitesse sur le boulevard périphérique puis dans l’ensemble des rues de Paris intra-muros,
    • développement des voies réservées aux vélos et aux bus au détriment de la circulation automobile,
    • schéma de circulation alambiqué générateur volontaire d’embouteillages,
    • interdiction de circulation pour les véhicules jugés les plus polluants avec la mise en place de la zone à faibles émissions (ZFE),
    • suppression des places de stationnement.

    Et depuis le 1er août dernier, augmentation inédite des tarifs de stationnement dus par l’usager pour garer son véhicule…

    Tous les pans de la politique de mobilité – ou, devrait-on dire plutôt « d’immobilité » – menée par les édiles parisiens visent uniquement à bouter hors des murs la diabolique boîte métallique motorisée à quatre roues.

    La ségrégation par l’argent

    Jusqu’alors les mesures mises en œuvre pour exclure l’automobile utilisaient l’interdiction pure et simple, la dissuasion ou dans le meilleur des cas l’incitation à utiliser un mode de transport alternatif. Avec sa dernière trouvaille, l’adjoint aux Transports, l’écologiste David Belliard, ambitionne désormais de frapper les automobilistes au portefeuille pour remplir dans le même temps les caisses de la mairie.

    Il faut dire qu’à Paris, dans tous les domaines, on a fait depuis des années le choix de la ségrégation par l’argent : ceux qui ont les moyens de payer s’acquittent du prix demandé pour obtenir ce qui s’apparente à des privilèges, les autres n’ont qu’à aller voir ailleurs ou souffrir en silence.

    La mobilité n’y coupe pas et la définition de la nouvelle grille tarifaire pour le stationnement des véhicules motorisés (qui concernera aussi bientôt les deux-roues) ne dit pas autre chose. C’est un élément même pas déguisé de la politique fiscale de la ville, un impôt local prélevé dans la poche des non-résidents locaux (le tarif du stationnement résidentiel, lui, reste inchangé), qui a connu il y a quelques jours une augmentation sans précédent : le prix de l’heure de stationnement a été porté de 4 à 6 euros dans les onze premiers arrondissements et entre 2,40 et 4 euros dans les neuf suivants ; le montant des amendes a mécaniquement suivi la même trajectoire (de 50 à 75 euros dans la première zone et de 35 à 50 euros dans la seconde).

    L’affaire est belle. Et elle l’est d’autant plus pour les élus municipaux qu’elle va peser principalement sur les usagers venant de l’extérieur de la capitale et non pas sur leurs administrés et électeurs.

    Les Parisiens sont en effet les ménages ayant de loin le moins recours à une voiture pour se déplacer parce qu’ils disposent – reconnaissons-le – d’un réseau de transports en commun inégalé en France par sa densité. Ainsi le taux de motorisation des foyers parisiens n’atteint même pas 34 %, lorsque celui de l’ensemble de l’Île-de-France se porte à 65,5 % et le reste de la France à plus de 84 %.

    De plus, pour un Parisien, posséder une voiture revient le plus souvent à la laisser prendre la poussière dans le box d’un parking privé souterrain et la sortir le week-end ou à l’occasion des vacances, pour aller rouler… chez les autres.

    Ceux qui roulent en voiture dans Paris sont en fait les banlieusards qui viennent travailler quotidiennement dans la capitale et qui n’ont pas trois heures à perdre chaque jour dans des RER bondés. Ce sont aussi les habitants des banlieues en périphérie qui profitent une fois de temps en temps de leur proximité avec la capitale pour sortir le soir, aller au restaurant ou au cinéma et ne se sentent pas en sécurité dans le métro après 23 heures.

    Ce sont les touristes qui viennent de la province pour visiter en famille les musées, faire les boutiques, découvrir les vitrines animées et les illuminations en période de fêtes, et pour qui le prix d’un voyage en train est inabordable. Bref, ceux qui roulent en voiture dans Paris sont ceux qui font vivre la capitale parce qu’ils y travaillent, y consomment. Ils font vivre son attractivité.

    L’avenir inquiétant de la ville de Paris

    Or, on sait avec l’expérience qu’une municipalité qui fait la chasse à l’automobile prend le risque de perdre toute attractivité économique. Ce phénomène est observé depuis plusieurs années dans de nombreuses villes moyennes qui ont restreint considérablement l’accès des voitures à leur centre-ville : les commerces de proximité privés de leur clientèle qui a préféré se reporter vers les centres commerciaux en périphérie en vertu du stationnement facile et bon marché qu’ils proposent ont fermé un à un. Ces quartiers autrefois dynamiques sont désormais désertés et c’est l’économie de toute la ville qui s’en ressent.

    Certes, Paris n’est pas une ville comme les autres, c’est la capitale de la France, ce qui signifie qu’elle ne se dirige pas comme n’importe quelle autre ville, que ses édiles ont des devoirs non seulement envers les Parisiens qui y résident mais aussi envers tous les Français. Plus que n’importe quelle autre ville, Paris se doit donc d’être ouverte à tous.

    Or, à force de mesures sectaires et discriminatoires prises en vue de satisfaire exclusivement l’électorat verdâtre qui pullule comme des mauvaises herbes, en dépit du bon sens et au détriment de l’intérêt de l’ensemble des usagers, la capitale flamboyante se renferme sur elle-même et la ville-lumière pourrait bien s’éteindre à petit feu.

    Imaginons maintenant un Paris sans voiture, tel que l’appellent de tous leurs vœux les comparses d’Anne Hidalgo…

    Vidée des banlieusards, tant on leur a fait comprendre qu’ils étaient indésirables ici : un Paris sous cloche.

    Réservée à une élite boboïsante fortunée adepte du vélo : une ville-musée.

    Boudée par les touristes qui auront trouvé ailleurs atmosphère plus accueillante pour leurs séjours : une ville morte.

    Même plus une ville, l’ombre d’une ville.

     

    Extrait de: Source et auteur

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