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insécurité

  • Bordeaux : face à l’insécurité et aux nuisances, des habitants contraints d’installer des portails à l’entrée des impasses. « Ma femme n’osait plus rentrer seule »

    Publié par Guy Jovelin le 20 mars 2025


    Eric et sa compagne se sont installés impasse Sainte-Cadenne, il y a cinq ans, pensant trouver un havre de paix dans cette ruelle d’un quartier au sud de Bordeaux. Très vite, la réalité les a rattrapés. «C’était la prise de drogue devant chez nous tous les jours et à n’importe quelle heure», se remémore-t-il. Héroïne, crack, seringues jonchant le sol… la ruelle était devenue un lieu habituel de consommation de stupéfiants.

    Les nuisances ne se limitaient pas à la toxicomanie. L’impasse servait aussi d’espace de commodités improvisé. «Ça leur servait d’urinoir puisque nous sommes à côté d’une place prisée, les gens venaient pour faire leurs besoins à ciel ouvert.»

    Stessy Simao, de l’institut Epil And You situé à droite de l’impasse, le confirme au Figaro. «Les propriétaires étaient obligés de nettoyer au seau de javel tous les matins. Ce n’était plus vivable pour eux.» La situation prenait parfois une tournure plus inquiétante. «En rentrant chez moi, je me suis déjà fait agresser par des manifestants qui m’ont passé à tabac. Je me suis également fait cambrioler en pleine nuit. On en arrivait au stade où ma femme n’osait plus rentrer seule par peur. On était obligé de se donner rendez-vous pour rentrer ensemble.» (…)

    Le Figaro via fdesouche

  • Insécurité, crime, grand remplacement.

    Publié par Guy de Laferrière le 25 octobre 2024

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    Jérémy Bouhy : « Retailleau, comme tous ses prédécesseurs avant lui, a bombé le torse en prenant ses fonctions, courant les plateaux pour promettre aux Français de lutter contre l’insécurité, le crime et le grand remplacement… Comme tous les autres, il se contentera finalement d’emmerder Gérard et Patrick, les prolos blancs, le samedi après-midi au stade de foot. »
  • « Ce n’est pas à nos enfants de se barricader ! » : Insécurité, nuisances… à Briançon (05), les riverains ne supportent plus la cohabitation forcée avec les migrants. « On ne sert à rien », regrette un policier

    Publié par Guy de Laferrière le 10 décembre 2023

    REPORTAGE – L’augmentation du nombre de migrants qui tentent de passer à la frontière avec l’Italie crée des tensions dans cette petite ville des Hautes-Alpes, entre habitants inquiets, associations hyperactives, squatteurs menaçants et policiers débordés.

    (…) Sous la direction du commandant divisionnaire fonctionnel Jérôme Boni, les 48 policiers de la PAF de Montgenèvre n’ont pas une tâche facile, c’est un euphémisme. Outre les conditions météo, ils doivent faire face à un afflux massif et inédit de migrants. Depuis le début de l’année, 4600 majeurs et 1200 mineurs ont été contrôlés, 48 passeurs arrêtés. Certains jours, à la fin de l’été, ils arrivaient par centaines. Impossible de les appréhender tous. Les policiers estiment en interpeller 80 %. Mais ajoutent : « 100 % arrivent à passer ! » Comment expliquer cette équation ?

    Les migrants bénéficient de soutiens de part et d’autre de la frontière. En faisant son footing un matin sur l’un des sentiers, l’un des policiers a ramassé un papier par terre sur lequel était inscrite l’adresse d’un refuge à Briançon. « Il a trouvé un véritable roadbook, se désole le maire de Briançon, Arnaud Murgia. On a face à nous des réseaux mafieux complexes. Ils vendent plus cher un séjour à Briançon avec une halte au refuge. C’est le Airbnb des passeurs ! »

    (…) Le 30 août, les migrants se sont retrouvés à la rue au moment où la PAF comptait une centaine d’arrivées quotidiennes. Les habitants croisaient des petits groupes de 20 à 30 individus errant dans la ville. Les tentes ont commencé à fleurir sur un terrain prêté par la paroisse pendant quelques jours. Les tensions grandissaient. Les riverains se sont plaints, notamment, des nuisances sonores.

    Selon des témoignages, des personnes âgées n’osaient plus sortir le soir et les femmes seules ne se sentaient plus en sécurité à la nuit tombée. D’autant que début août, des militants d’extrême gauche « No Borders » ont squatté une maison en plein centre- ville, en face du commissariat de police pour accueillir les « sans-abri ». Là aussi on refuse d’utiliser le terme de migrants ! Et on est très suspicieux envers ceux qui approchent du bâtiment, leur demandant avec insistance de montrer le contenu de l’appareil photo et du portable, pendant qu’une voiture immatriculée en Allemagne s’engouffre dans la propriété avec ses deux occupants…

    L’inquiétude des parents

    Le squat jouxte une école primaire et voisine avec deux autres établissements scolaires. De nombreux parents s’en sont inquiétés. Dans une petite ville comme Briançon (12.000 habitants), les rumeurs vont vite. À la Toussaint, certains se sont émus de la présence d’un fiché S parmi les squatteurs. D’autres ont eu peur de la possibilité qu’un des occupants possède un couteau. Des parents ont entendu leurs enfants évoquer la présence d’un homme sur le toit du préau. Une partie de la cour de l’école donne sur le terrain squatté. Des palissades ont été installées pour assurer une séparation.

    « Mais ce n’est pas à nos enfants de se barricader, se lamente un parent d’élève, qui assure avoir regardé une vidéo où l’on voit des bagarres à l’intérieur du squat. Je demande juste que mon fils puisse aller à l’école tranquillement. »

    (…)

    « On ne sert à rien, regrette, fataliste, un policier du coin. C’est comme vider la mer avec une petite cuillère. C’est une perte de sens totale pour les policiers. »

    (…) Le Figaro via fdesouche

  • « Il y a eu des émeutes mais même en temps normal je ne me sens pas en sécurité. Je ne sortirais pas le soir l’esprit tranquille » : Rafał Strączek, gardien polonais des Girondins de Bordeaux, sur l’insécurité en France

    Publié par Guy de Laferrière le 05 septembre 2023

    Pour le média polonais Weszlo, le gardien des Girondins de Bordeaux, Rafał Strączek, s’est exprimé sur sa vie en France. Pour lui, la vie en Pologne est meilleure, sur différents aspects.

    “Honnêtement, j’aime davantage la Pologne comme lieu de vie. Beaucoup de gens se plaignent de notre pays, mais en réalité ils n’ont pas de comparaison plus large avec l’étranger. Ici, le niveau des services – coiffeur, magasins divers, lave-auto – et la qualité de beaucoup de choses sont plus élevés, ainsi que la propreté des rues. Cela ne veut pas dire que la situation ici est terrible. Ce n’est pas mal, on s’y habitue, mais à mon avis le confort de vie en Pologne est plus grand”.

    Visiblement, la l’insécurité est importante en France, et la vitre de sa voiture a été cassée deux fois ces derniers mois.

    “Malheureusement, j’ai vécu de tels désagréments. Je ne sais pas pourquoi ni quelle était ma faute. Peut-être que quelqu’un n’a pas aimé le fait que quelqu’un conduise une belle voiture immatriculée à l’étranger. Parfois, les gens sont rongés par l’envie. La bonne nouvelle c’est qu’à part le verre lui-même, je n’ai eu aucune perte majeure. Une fois mon t-shirt du club a été volé, et une fois rien n’a été perdu. J’ai parlé à d’autres joueurs et ils disent que de tels incidents sont courants ici. Ce n’est pas seulement moi qui ai vécu cela”.

    La France est-elle un pays dangereux à ses yeux ?

    “Il y a eu des émeutes lorsque ce jeune de 17 ans a été abattu, mais même normalement*, je ne me sens pas en sécurité ici. Je ne sortirais pas le soir l’esprit clair*. Heureusement, ma copine et moi sommes plutôt casaniers, nous préférons cette façon d’être”.

    [NdeFDS * : autres traductions possibles avec les termes “en temps normal” ainsi que “l’esprit tranquille”.]

    Girondins4Ever via fdesouche