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CONNEXION. La lettre argumentaire PDF, rédigée par Jean-François Touzé et Franck Timmermans
Fantasmes, mensonges et vues de l'esprit : l'insécurité chronique dans laquelle vivent nos compatriotes est une invention de l’extrême droite… Les chiffres officiels que vient de publier le ministère de l'Intérieur en apportent une preuve sans appel. Vols à la tire : +16,4 % en un an. Vols simples : +4,9 %. Vols avec violences : +5,6 %. Vols à l’étalage : +1,6 %. Ports d'armes prohibés : +6 %. Menaces et chantage : +13,3 %. Outrages et violences à dépositaire de l'autorité publique : +13 %. Séquestrations ou prises d'otages : +112, 5 % (pour la plupart liés au trafic de drogue). Coups et blessures : +7 % Règlements de comptes et homicides : +12 %. Incendies volontaires et dégradations : +15,2 %. Actes de barbarie : +8,7 % Viols : +19,4 %. Ces chiffres ne comptabilisent bien sûr que les faits constatés et ayant donné lieu à une action du Parquet. Aucun de ces actes n'est bien sûr relié directement à l'immigration… Fantasmes et mensonges de l'extrême droite.
« Au début, tu as parlé d’une société multiethnique et multiculturelle. Remercions Dieu pour cela ! Remercions Dieu, parce ce que c’est une richesse, le dialogue entre les cultures, entre les personnes, entre les ethnies… » (Vaticans News). En déplacement ce samedi à Milan pour le 150ème anniversaire de l’institut San Carlo, le pape a affirmé que les migrants ne doivent pas être craints comme s’ils étaient un fléau. « Jésus était un migrant », et « les migrants ne sont pas des criminels, tout comme la mafia n’a pas été inventée par les Nigérians (…) La mafia est à nous, fabriquée en Italie : elle est à nous », a continué le souverain pontife, ajoutant : « Nous pouvons tous être des criminels ».
Les migrants source de richesses
Selon François, les migrants nous apportent des richesses, rappelant que « l’Europe était aussi faite de migrants – les barbares, les Celtes et tous ceux du Nord qui ont apporté leur culture. »
Mais aujourd’hui, a-t-il déploré, il y a la tentation d’une culture de fermeture, d’élever des murs, des murs dans le cœur et sur terre pour empêcher cette rencontre avec d’autres cultures, avec d’autres peuples. « Et celui qui élève un mur, celui qui construit un mur, dit-il, finira comme un esclave à l’intérieur des murs qu’il a construits, sans horizons ».
« Si j’ai un cœur raciste, » dit le Pape, « je dois me demander pourquoi et me convertir. »Il a insisté pour que les migrants soient accueillis, accompagnés et intégrés parce que les accueillir, c’est s’enrichir et grandir.
Quiconque s’intéresse au mouvement des idées à notre époque est obligé de constater que nous sommes les témoins, en même temps que les victimes, d’une grande purge culturelle, comme s’il fallait purifier notre existence et la délivrer du mal. Le monde intellectuel, ou plus exactement, ses élites intellectuelles et médiatiques sont engagées dans un grand mouvement de déconstruction culturelle et sociale qu’elles assimilent à la lutte contre les préjugés qui pollueraient notre culture et pousseraient à la reproduction de structures sociales inégalitaires en plus de contribuer à l’exclusion des minorités. Pour que le paradis diversitaire advienne, pour qu’un nouveau monde arraché à l’ancien puisse enfin naître, il faudrait aller jusqu’au bout de la déconstruction.
Cette logique folle se manifeste dans tous les domaines de l’existence, même les plus improbables. On a pu le constater encore une fois il y a une dizaine de jours dans la presse européenne qui rapportait la publication d’une étude universitaire britannique dénonçant... les dessins animés de Walt Disney ! Blanche neige, La Belle et la Bête, Aladdin et Le Roi Lion sont notamment ciblés. Sans surprise, on les accuse... de racisme !
Car y a-t-il une seule œuvre aujourd’hui qu’on ne trouve pas moyen d’accuser de racisme ? Ce terme dont la définition ne cesse de s’étendre ne veut à peu près plus rien dire. On accuse aussi ces films de sexisme, La Belle et la Bête, apparemment, poussant même... à la violence conjugale ! Les œuvres plus récentes de Disney, toutefois, feraient la promotion de bonnes valeurs et on pourrait les recommander aux enfants. Fiou ! En d’autres mots, il faudrait considérer ces œuvres comme autant d’instruments de propagande devant faire la promotion de la vision recommandée de la société, sans quoi on aura la tentation de les proscrire. Comment ne pas constater que les savants à l’origine de ces études sont en fait des idéologues militants ?
Ne nous contentons pas d’en rire. Ces idées progressent. Il s’agit chaque fois de purger tel ou tel pan de notre culture en l’accusant d’être contaminé par un passé honteux. Rien ne sera épargné. Nos déconstructeurs sont des fanatiques. Mais on aurait envie de demander aux idéologues qui veulent tout bruler du passé de nous laisser vivre et de cesser d’aborder le monde avec la perspective d’un enquêteur maniaque, toujours convaincu de dévoiler une chanson démoniaque derrière une berceuse, un agresseur derrière un homme qui complimente une femme et un raciste derrière celui qui aime son pays.
Note du carnet
Blanche-Neige, par exemple, renverrait à l’idée « qu’une femme seule ne peut jamais être heureuse, » explique au Sun Victoria Cann, professeur à l’université d’Est-Anglie et une des deux autrices de l’étude. Elle affirme que son seul rôle utile est de « cuisiner et nettoyer » pour des nains qui n’attireront jamais son attention. Siffler en travaillant, quelle idée saugrenue alors qu’on peut sauver la planète en faisant « grève » la mine grognonne. « Les nains ont pourtant une personnalité et un travail. Mais comme ils ne sont pas grands et attractifs, Blanche-Neige ne les considère pas comme des amoureux potentiels. »
La nouvelle icône acceptable pour la jeunesse, plus sévère, moins riante et moins optimiste...
« La Belle et la Bête » s’attire également les foudres des chercheuses militantes. Pour elles, le film représente un cas classique du syndrome de Stockholm, lorsqu’un otage développe de la sympathie pour son geôlier. « L’histoire donne l’impression qu’une femme peut changer son partenaire violent si elle persévère suffisamment longtemps », poursuit Mme Cann. À la fin, la Bête se transforme en bel homme blanc aux cheveux blonds. Quelle horreur, un homme blanc nordique ! Pouah ! Cela donne l’impression que sa beauté l’empêche d’être en colère ou menaçant. »
Avertissement
La vidéo suivante pourrait grandement vexer, blesser, horripiler et, dans les cas les plus intenses, causer l’apoplexie chez les militantes féministes. Il s’agit d’une vision archaïque et patriarcale de l’amour d’une jeune fille qui s’abaisse à considérer l’homme aimé comme un prince. Vision rétrograde que nous ne saurions cautionner.
En 2015, la France a annulé un redressement fiscal visant une entreprise appartenant à un homme d’affaires proche du Premier ministre indien, Narendra Modi, au moment où se négociait la vente de 36 avions de combat Rafale à l’Inde, révèle Le Monde ce samedi. Selon le quotidien, « le litige a été réglé entre février et octobre 2015, au moment même où l’Inde et la France négociaient la vente des trente-six avions de combat ».
L’entreprise française Reliance Flag Atlantic France, détenue par l’homme d’affaire Anil Ambani, connaissait à l’époque des faits « de gros soucis financiers » et sa solvabilité était mise en péril par une importante dette fiscale, selon le journal. Elle était sous le coup de deux redressements fiscaux d’un montant total de 151 millions d’euros. Un contentieux finalement réglé par un paiement de 7,6 millions d’euros, soit une économie de 143,7 millions d’euros d’impôts. [….]
Dans un communiqué relayé par la presse indienne, le groupe Reliance a démenti « tout favoritisme et bénéfice » tirés de son accord avec le fisc français. [….]
Environ 2 000 étudiants réfugiés vont bénéficier de bourse universitaire à la rentrée prochaine, a annoncé le ministère de l’Enseignement supérieur.
Environ 2 000 étudiants réfugiés vont bénéficier de bourses universitaires, à la rentrée 2019. C’est ce que vient d’annoncer le ministère de l’Enseignement supérieur. Il s’agit d’étudiants inscrits en «DU, diplôme universitaire, passerelle étudiants en exil». Environ 1 500 étudiants étrangers, souvent non francophones et qui ont fui des pays ravagés par la guerre, sont actuellement inscrits à ce diplôme. Ils reçoivent, entre autres, des cours de langues.
(…) Jusqu’à présent, pour bénéficier d’une bourse du Crous lorsqu’on est réfugié, il fallait être inscrit dans une filière éligible (licence, prépa, DUT…). «Les universités devaient «jongler» avec les dispositifs sociaux pour soutenir les étudiants réfugiés», a concédé Frédérique Vidal , reconnaissant que «si cela avait été fait il y a quatre ans (au moment de la crise des réfugiés, NDLR) elles en auraient été ravies». Nombre d’étudiants réfugiés, a-t-elle encore déploré, ont ainsi été «incités à quitter leurs études pour accéder au RSA».
(…) Ces étudiants pourront aussi faire une demande de logement universitaire auprès du Crous et disposer d’un accès facilité aux soins et à la restauration universitaire. Le coût de la mesure est estimé à 8 millions d’euros.
(…) Le nombre d’universités dispensant cette formation doit passer de treize actuellement à trente à la rentrée 2019, selon la même source.