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congo

  • Congo : il avait bidonné son CV avec un faux diplôme, un député condamné à 30 ans de travaux forcés 

    Publié par Guy Jovelin le 20 mai 2022


  • « Congo : les regrettables « regrets » du roi des Belges » par Bernard Lugan

    Publié par Guy Jovelin le 08 juillet 2020

    Colonisation : la Belgique s'excuse pour les enfants de couples ...

    « Le mardi 30 juin 2020, pliant à son tour sous l’air du temps, le roi des Belges a présenté « ses plus profonds regrets pour les blessures infligées lors de la période coloniale belge au Congo ».
    Des « regrets » qui n’avaient pas lieu d’être.

    Pour au moins quatre  raisons principales :

    1) En 1885 quand fut internationalement reconnu l’État indépendant du Congo (EIC), les esclavagistes zanzibarites dépeuplaient tout l’est du pays. Ayant largement franchi le fleuve Congo, ils étaient présents le long de la Lualaba, de l’Uélé, dans le bassin de la Lomami, un des affluents majeurs du Congo, et ils avaient quasiment atteint la rivière Mongala.
    Dans cette immense région, de 1890 à 1896, au péril de leur vie, de courageux belges menèrent la « campagne antiesclavagiste ». Au lieu de lassantes et injustifiables excuses, c’est tout au contraire la mémoire de ces hommes que le roi des Belges devrait célébrer.
    Parmi eux, les capitaines Francis Dhanis, Oscar Michaux, van Kerckhoven, Pierre Ponthier, Alphonse Jacques, Cyriaque Gillain, Louis Napoléon Chaltin, Nicolas Tobback et bien d’autres. Pour avoir voulu arracher les malheureux noirs aux esclavagistes musulmans venus de Zanzibar et de la péninsule arabe, Arthur Hodister et ses compagnons ainsi que le lieutenant Joseph Lippens et le sergent Henri De Bruyne furent massacrés. Les deux derniers eurent auparavant  les mains et les pieds coupés par les esclavagistes. Leurs statues vont-elles être déboulonnées ? Probablement, tant l’ethno-masochisme des Européens semble être sans limites.

    2) Dans le Congo belge les services publics fonctionnaient et des voies de communication avaient été créées à partir du néant, tant pour ce qui était de la navigation fluviale, que des voies ferrées, des aérodromes ou des ports. Quant au réseau routier, il était exceptionnellement dense, des pistes parfaitement entretenues permettant de traverser le pays d’ouest en est et du nord au sud en toutes saisons. Après l’indépendance, ces voies de communication disparurent, littéralement « mangées » par la brousse ou la forêt.

    3) La Belgique n’a pas pillé le Congo. Et pourtant, cette colonie fut une de celles dans lesquelles  les profits  furent les plus importants. Mais, à partir de 1908, les impôts payés par les consortiums et les privés furent en totalité investis sur place.  Le Congo belge pouvait donc subvenir à ses besoins, le plan de développement décennal ainsi que les investissements étant financés par les recettes locales tirées de l’impôt des grandes sociétés.

    4) Parmi toutes les puissances coloniales, la Belgique fut la seule à avoir défini un plan cohérent de développement de sa colonie en partant d’une constatation qui était que tout devait y être fait à partir du néant. En matière d’éducation, la France et la Grande Bretagne saupoudrèrent leurs colonies d’Afrique sud-saharienne tandis que la Belgique choisit de procéder par étapes et de commencer par bien développer le primaire, puis le secondaire et enfin seulement le supérieur. Mais, pour que ce plan puisse être efficace, il lui fallait encore une certaine durée.
    Or, il fut interrompu par l’indépendance alors qu’il fallait à la Belgique au moins deux décennies supplémentaires pour le mener à son terme.

    Alors, certes, il y eut une période sombre dans l’histoire de la colonisation belge, avec une politique d’exploitation fondée sur le travail forcé et dénoncée en 1899 par Joseph Conrad dans son livre « Au cœur des ténèbres ».
    Mais ce ne fut qu’une parenthèse de quelques années.
    A partir de 1908, le Congo rentra en effet dans l’Etat de droit et ses ressources ne servirent plus qu’à sa mise en valeur.Voilà pourquoi, en plus d’être  regrettables, les « regrets » du roi des Belges sont une insulte à de grandes figures belges et à l’Histoire de son pays.

    Pour en savoir plus, voir mon livre Histoire de l’Afrique des origines à nos jours, pp 552-555 et 701-715. »

     

    Source : contre-info

  • Congo. Coronavirus : les touristes « blancs » attaqués car considérés comme des propagateurs du virus

    Publié par Guy Jovelin le 06 avril 2020

    Après l'échec du confinement de la capitale, Kinshasa (l'épicentre de l'épidémie au Congo), la situation est sur le point d'échapper au contrôle des autorités congolaises.

    Ce matin, un bus transportant des citoyens occidentaux en route vers l'aéroport international pour être rapatriés a été attaqué par une foule en colère de centaines de jeunes qui voulaient lyncher les "Blancs" accusés de propager le coronavirus au Congo. Pour le moment, les nationalités des Occidentaux ne sont pas connues. Les photos et vidéos recueillies par des témoins oculaires et envoyées à la rédaction décrivent explicitement la situation.

    Le bus, avec une escorte de police à son bord, a été intercepté par une foule en colère accusant les "Mundele" (les blancs en lingala) d'avoir amené le COVID-19 au Congo et par conséquent la mort. La foule était principalement composée de jeunes chômeurs. Dans les vidéos, les dialogues (en lingala) contiennent une forte dose de xénophobie. "Non contents de nous exploiter, à présent les Blancs apportent la mort avec le coronavirus" ; "Après nous avoir apporté le virus les lâches s'enfuient ! "Les Mundele ne veulent pas de nous dans leur maison, mais ils apportent le coronavirus chez nous ! ».

    Les policiers à l'intérieur du bus ont donné l'ordre au chauffeur de continuer. Le bus a pu atteindre l'aéroport international avec peine. La foule en colère n'a pas pu y entrer. Le commandement de la police, averti de l'assaut, a décidé de ne pas envoyer d'unités pour défendre les Occidentaux afin de ne pas faire aggraver la situation. Certaines de nos sources soupçonnent que la décision de ne pas intervenir a également été prise sur la base du fait que les policiers partageaient la colère et les sentiments xénophobes exprimés par la foule en colère. Tous les passagers du bus ont subi un choc émotionnel profond mais sont indemnes. Personne n'a été blessé malgré les jets de pierres importants qui ont brisé plusieurs vitres du véhicule.

    Cet épisode extrêmement grave est le premier signe d'une possible escalade de la violence xénophobe en Afrique contre les Européens et les Occidentaux en général. Dans le monde entier, le COVID19 est devenu un catalyseur pour des problèmes préexistants mais jusqu'ici ignorés ou sous-estimés qui apparaissent de manière spectaculaire et violente.

    [...]

    (Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch)

    Lindro.it via lesobservateurs

  • Au Congo, on aime Tintin et on en vit

    Publié par Guy Jovelin le 08 septembre 2019

     

    L’album Tintin au Congo suscite régulièrement quelque grotesque controverse en Europe, parfois à la demande d’un immigré africain qui croit avoir flairé une bonne occasion de sortir de l’ombre, plus généralement sous la pression de cercles ethno-masochistes qui réclament la repentance permanente de l’homme blanc à l’égard de tous les maux de la planète.

    Mais celui qui a l’occasion de voyager en Afrique noire en général, et au Congo en particulier, pourra rapidement vérifier que le héros de Hergé y est très aimé. Les Africains vivant en Afrique, dans leur très grande majorité, conservent assez de bon sens pour ne voir aucun racisme dans Tintin au Congo. Bien au contraire, au Congo, mais aussi dans beaucoup d’autres pays africains, nombreux sont les artisans qui vivent uniquement de la réalisation de statuettes et de peintures à l’effigie de Tintin et des autres personnages d’Hergé.

    Et tant pis pour le politiquement correct qui sévit dans les capitales européennes.