Publié par Guy Jovelin le 03 décembre 2021

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Publié par Guy Jovelin le 03 décembre 2021

Publié par Guy Jovelin le 03 décembre 2021

Italie – La Cour de cassation a validé la saisie du navire Mare Jonio, principal navire utilisé par l’ONG italienne Mediterranea Saving Humans, ordonnée par le parquet de Raguse.
Les juges ont rejeté les recours déposés par les différents suspects, dont le militant Luca Casarini, qui contestaient la légitimité de la saisie de documents, de téléphones portables et d’ordinateurs, trouvés à bord du “Mare Jonio” et au domicile des personnes impliquées.
La saisie, validée par le tribunal de Raguse le 26 mars, avait eu lieu dans le cadre de la procédure engagée par le ministère public pour les délits de complicité à l’immigration clandestine et de violation des règles du code de la navigation. Ces infractions ont été commises dans le cadre du transbordement sur le navire “Mare Jonio” et du débarquement ultérieur, qui ont eu lieu dans le port de Pozzallo entre le 11 et le 12 septembre 2020, de 27 migrants illégaux secourus en mer 38 jours plus tôt par le pétrolier “Maersk Etienne” battant pavillon danois.
Selon les juges, le “secours” des migrants n’était pas fondé “en raison de l’absence d’un état de danger réel et imminent pour la vie et la sécurité des migrants, ceux-ci ayant déjà été embarqués à bord du pétrolier Maersk et ne risquant donc pas de périr en mer, n’étant pas privés d’abris et de la possibilité de se nourrir et ne se trouvant pas dans une situation de danger pour leur santé”.
Publié par Guy Jovelin le 03 décembre 2021

Il est 19h45, les portes métalliques de l’école primaire Jean-Pierre Veyet, dans le 7e arrondissement de Lyon, se déverrouillent pour deux familles albanaises, accueillies en catimini sous une bise glaciale et escortées dans les couloirs vides jusqu’à la salle des maîtres.
(…)
Un répit bienvenu pour Manjola, enceinte de cinq mois. Sa famille a dormi sous une tente dans un parc voisin et connu «le stress permanent» de la rue après avoir décliné un logement dans un Centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada) situé en rase campagne près de Brioude, en Haute-Loire. «On ne pensait pas que ça allait être si dur en France, mais on restera, pour nos enfants», assure son mari Plarent, les traits tirés. Un mois après leur arrivée en France, un dossier de demande d’asile a été déposé en octobre à l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), mais obtenir un hypothétique titre de séjour demande plusieurs mois de procédure.
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Le collectif lyonnais «Jamais sans toit», qui conseille parents et enseignants pour ouvrir les écoles aux enfants scolarisés sans abri et à leurs familles, recensait en début de semaine à Lyon 34 familles sans abri, dont 72 enfants mineurs. (…) À ce jour, six écoles lyonnaises abritent la nuit sept familles, dont 20 enfants. Des Albanais mais aussi des Géorgiens, des Syriens ou des Roumains. Propriétaire des murs, la mairie a fait savoir qu’il n’y aurait pas d’expulsion, salue Sophie Pécourt. Mais l’approche des congés de Noël, propices à l’éparpillement des bénévoles, l’inquiète. Pour remédier à la situation, la ville de Lyon a annoncé, jeudi, qu’elle allait mobiliser 100 nouvelles places d’hébergement, dans le cadre du dispositif «Zéro enfant à la rue» mené en partenariat avec l’Etat. «Nous mettons à disposition une partie du patrimoine de la ville, dont 15 appartements à Lyon intra muros, qui sera mobilisée pour une durée de deux ans», a précisé à l’AFP Sandrine Runel, adjointe à l’inclusion et aux solidarités. Manjola et Plarent veulent y croire. En attendant, ils doivent chaque matin enfiler leurs parkas et quitter discrètement l’école avant l’arrivée des premiers élèves.
Publié par Guy Jovelin le 03 décembre 2021

Ce sont deux affaires distinctes mais les méthodes sont similaires : moyennant finances, faire passer en France des migrants venus d’Afrique via le sud de l’Espagne et le col de Lizuniaga dans les Pyrénées-Atlantiques avant de les déposer à proximité d’un centre d’accueil pour migrants du Pays basque. Le premier suspect a été condamné à 5 mois de prison avec sursis.
C’est un passage très peu fréquenté, exception faite des individus qui souhaitent aller de l’Espagne à la France le plus discrètement possible. Le col de Lizuniaga, près de Sare dans les Pyrénées-Atlantiques, est celui qu’ont choisi deux individus pour faire passer plusieurs migrants dans l’Hexagone ces dernières semaines, selon les informations recueillies par CNEWS.
Depuis plusieurs mois, la pression migratoire est importante sur le sud de l’Espagne et le Pays basque est une des voies prisées par les candidats à l’exil à France. Les suspects ont flairé la bonne affaire. Sans se connaître puisqu’il s’agit de deux affaires distinctes, ils allaient rôder autour des lieux de rassemblements des migrants côté espagnol pour vendre leurs services de passeurs.
(…) «C’est un travail intensif, sur 180 km de frontières, explique à CNEWS une source proche du dossier. Et le Pays basque est très prisé par les migrants parce que de nombreuses associations qui leur viennent en aide y sont installées.»
(…) Au total, les enquêteurs lui attribuent 12 passages qui lui ont, selon eux, permis de faire entrer en France 42 personnes en situation irrégulière, chaque passage étant payé 100 à 200 euros par personne. Des faits intégralement reconnus par le suspect en garde à vue. En perquisition, les policiers ont saisi 10 000 euros en espèces qui étaient cachés sous son lit alors que l’individu est sans profession. Jugé en comparution immédiate jeudi 25 novembre, il a été condamné à 5 mois de prison avec sursis.
Publié par Guy Jovelin le 03 décembre 2021

En visite sur l’île méditerranéenne, il a également appelé à dépasser les divisions, au moment où Chypre fait face à une importante crise migratoire
Le président chypriote Nicos Anastasiades a annoncé jeudi 2 décembre que le pape François comptait ramener en Italie 50 migrants résidant à Chypre, dans un discours en présence du souverain pontife en visite dans l’île méditerranéenne. « Nous aimerions exprimer notre gratitude pour l’initiative de transférer 50 migrants de Chypre vers l’Italie », a déclaré Nicos Anastasiades au palais présidentiel de Nicosie. Le Vatican n’a pas confirmé dans l’immédiat cette annonce. Ce n’est pas la première fois : le pape avait ramené des familles syriennes en 2016, lors d’une visite sur l’île grecque de Lesbos.
Le pape François, en visite à Chypre, a également appelé à l’unité ainsi qu’à dépasser les divisions, au moment où l’île méditerranéenne membre de l’Union européenne fait face à une importante crise migratoire. « Pour construire un avenir digne de l’Homme, il faut travailler ensemble, dépasser les divisions, abattre les murs et cultiver le rêve de l’unité », a affirmé le souverain pontife dans une cathédrale maronite à Nicosie. « Nous avons besoin de nous accueillir et de nous intégrer, de marcher ensemble », a-t-il ajouté.