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Ces derniers mois, en Haute-Garonne, le phénomène du squat des piscines est de retour. Les fortes chaleurs n’ont fait qu’amplifier cette pratique qui est souvent couplée à du vandalisme, des violences ou encore des vols ou du tapage nocturne.
(…) « Avec l’été, les intrusions dans les piscines se multiplient. Entre le 1er mai et le 20 juillet 2022, Allô Toulouse a enregistré 188 signalements pour cette infraction », indiquent ainsi les services de la municipalité de Toulouse. La mairie précise également que « lorsque l’intrusion se produit dans une piscine municipale, la police municipale est saisie afin d’intervenir dans les plus brefs délais et rétablir la situation ».
En périphérie de Toulouse, le squat de piscine est aussi redevenu un « sport national » notamment en raison de nombreuses maisons vacantes liées à la période estivale. Les squatteurs de piscine profitent de l’absence des propriétaires pour s’offrir un bain. Il y a moins d’une semaine, une bande de jeunes a pris ses quartiers sans la moindre autorisation au sein de la piscine municipale de Saint-Lys dans le sud-ouest de Toulouse. Des témoins ont contacté les gendarmes pour indiquer leur présence mais à l’arrivée des militaires les squatteurs avaient quitté les lieux. Aucune dégradation ou de vol n’a été constatée. Dans le cas de squat de piscines notamment privées, l’interpellation de ces individus reste souvent difficile et les poursuites également. (…)
L’agresseur n’est pas un inconnu de la justice puisqu’il avait déjà été condamné pour avoir poignardé un agriculteur à Laroque-Timbaut, en juin 2017
Dans le prétoire du tribunal correctionnel d’Agen, le mis en cause n’est pas un prévenu comme les autres. Il suffit d’énoncer son patronyme, Kamal Belbakkal, pour que les mémoires judiciaires revivent le procès de ce quadragénaire, mis face à un agriculteur de Laroque-Timbaut, poignardé au motif qu’il laissait échapper des résidus de paille sur la route en contrebas.
Une affaire ayant été le théâtre de joutes entre avocats, celui de la partie civile ayant tenté, en vain, que le dossier soit traité par le parquet antiterroriste, son client affirmant que Kamal Belbakkal, fiché S, avait crié « Allah Akbar » au moment de l’agression. Entre-temps, le quadragénaire a épaissi son casier judiciaire avec des affaires de violences sur ses codétenus.
Ce lundi 25 juillet, Kamal Belbakkal était jugé en comparution immédiate pour violences avec arme, en état de récidive. Deux jours auparavant, il fait remarquer au voisin de son frère – ce dernier l’héberge à Villeneuve-sur-Lot – de cesser de klaxonner à tout va, pour éviter de réveiller son parent qui travaille de nuit. Le différend s’envenime, les insultes fusent et un, voire plusieurs coups de balai, sont portés à la tête du voisin.
Bilan : une plaie de 10 centimètres sur le crâne, suturée de treize points. « Il avait la main sur mon œil, j’ai ramassé le balai par terre, j’ai levé le bras, je n’ai pas vu où je tapais », relate Kamal Belbakkal, s’appuyant sur des regrets et la thèse de la légitime défense.
Kamal Belbakkal est jugé ce vendredi par le tribunal correctionnel d’Agen pour violences volontaires avec arme . Selon sa victime, un agriculteur de Laroque-Timbaut, l’Agenais de 42 ans, l’aurait poignardé le 18 juin 2017, en criant « Allah Akbar » , ce que ce dernier conteste.
Fiché S au moment des faits, le quadragénaire n’avait pas l’autorisation de quitter son appartement au moment des faits. Relaxé en appel pour diffusion d’images à caractère terroriste , puis condamné en juin à huit mois de prison ferme dans le cadre du non-respect de son assignation à résidence, Kamal Belbakkal avait de nouveau eu affaire à la justice en août après avoir jeté un verre au visage de son codétenu. Écopant de 10 mois ferme, il a fait appel de la décision.
L’expertise psychiatrique de Kamal Belbakkal a aussi été abordée : elle note une intelligence vive et adaptive, un certain degré de narcissisme , aucune empathie pour les victimes qu’il présente comme des agresseurs. A l’issue de l’audience, le procureur a réclamé cinq ans de prison à l’encontre de Kamal Belbakkal et l’interdiction de paraître en Lot-et-Garonne pendant cinq ans. Me Mascaras plaide, quant à elle, la relaxe de son client.
Ce vendredi après-midi, Kamal Belbakkal, a finalement été condamné à 3 ans et demi de prison, peine assortie de l’interdiction de porter une arme pour une durée de 5 ans. En revanche, l’interdiction de territoire n’a pas été retenue.
Ces vagues de chaleur sont (…) souvent source d’anxiété, à des degrés divers. Plusieurs des personnes ayant répondu à notre appel à témoignages disent souffrir “d’éco-anxiété”, comme plus de la moitié des jeunes dans dix pays du monde, selon une étude de la revue The Lancet. Annabelle, “éco-anxieuse”, raconte avoir développé “des tocs de vérification, de l’insomnie”, durant les fortes chaleurs ou d’autres évènements météorologiques exceptionnels. Pour Sylvie, cela se manifeste depuis deux ans par “de la tristesse”, un “manque de dynamisme” et du “désespoir”.
Par ailleurs, le réchauffement climatique a parfois des conséquences sur le désir de maternité ou de paternité. “Avoir des enfants dans ces conditions nous parait inconcevable“, témoigne Noémie, 34 ans, résidant en Dordogne. “Quelles conditions allons-nous leur offrir ?“, s’interroge-t-elle. Même chose pour Sophie, fonctionnaire territoriale à Caen et qui ne se voit pas “donner naissance à un enfant dans un tel monde“. “Il est trop tard pour moi, qui ait eu trois enfants, mais c’est sûr que si j’étais plus jeune je n’aurais pas d’enfants“, témoigne de son côté Armella, cadre administrative retraitée du CNRS. “Je comprends l’angoisse de mon fils qui a deux petites filles et s’interroge sur leur avenir“, poursuit-elle. Nina, infirmière et maman de deux enfants envisage de “leur dire qu’ils devraient songer à ne pas devenir parents plus tard…“