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etats-unis - Page 8

  • Escalade : Les Russes lancent un avertissement aux États-Unis

    Publié par Guy Jovelin le 17 avril 2022

    lesmoutonsrebelles

    La Russie a envoyé cette semaine une note diplomatique officielle aux États-Unis avertissant que les livraisons américaines et de l’OTAN des systèmes d’armes « les plus sensibles » à l’Ukraine « alimentaient » le conflit là-bas et pouvaient avoir des « conséquences imprévisibles ».

    La démarche diplomatique, dont une copie a été examinée par le Washington Post, est intervenue alors que le président Joe Biden approuvait une expansion spectaculaire de la portée des armes fournies à l’Ukraine, un ensemble de 800 millions de dollars comprenant des obusiers de 155 mm – une sérieuse mise à niveau des armes à longue portée pour correspondre aux systèmes russes – drones de défense côtière et véhicules blindés, ainsi que des armes anti-aériennes et antichar portables supplémentaires et des millions de cartouches.

    Les États-Unis ont également facilité l’envoi à l’Ukraine de systèmes de défense aérienne à longue portée, y compris l’envoi par la Slovaquie de lanceurs S-300 de l’ère soviétique de fabrication russe sur lesquels les forces ukrainiennes ont déjà été entraînées. En échange, a annoncé l’administration la semaine dernière, les États-Unis déploient un système de missiles Patriot en Slovaquie et consultent la Slovaquie sur un remplacement à long terme.

    L’envoi d’armes, dont la première vague, selon les responsables américains, arriverait en Ukraine dans quelques jours, fait suite à un appel urgent à Biden du président ukrainien Volodymyr Zelensky, alors que les forces russes se mobilisaient pour un assaut majeur contre la région du Donbass dans l’est de l’Ukraine et le long de la bande côtière la reliant à la Crimée occupée par la Russie au sud.

    Les troupes russes se sont en grande partie retirées d’une grande partie du nord du pays, y compris autour de la capitale, Kiev, à la suite des défaites humiliantes de l’armée ukrainienne et des forces de résistance locales.

    « Ce que les Russes nous disent en privé est précisément ce que nous avons dit au monde publiquement – que l’aide massive que nous avons fournie à nos partenaires ukrainiens s’avère extraordinairement efficace », a déclaré un haut responsable de l’administration, qui s’est exprimé sur la condition d’anonymat sur le document diplomatique sensible.

    Le département d’État a refusé de commenter le contenu de la note diplomatique de deux pages ou de toute réponse américaine.

    Les experts russes ont suggéré que Moscou, qui a qualifié les convois d’armes entrant dans le pays de cibles militaires légitimes mais ne les a pas encore attaqués, pourrait se préparer à le faire.

    « Ils ont ciblé des dépôts d’approvisionnement en Ukraine même, où certaines de ces fournitures ont été stockées », a déclaré George Beebe, ancien directeur des analyses russes à la CIA et conseiller russe de l’ancien vice-président Dick Cheney. « La vraie question est, vont-ils au-delà de la tentative de cibler [les armes] sur le territoire ukrainien, essaient-ils de frapper les convois de ravitaillement eux-mêmes et peut-être les pays de l’OTAN à la périphérie ukrainienne » qui servent de points de transfert pour les fournitures américaines.

    Si les forces russes trébuchent dans la prochaine phase de la guerre comme elles l’ont fait dans la première, « alors je pense que les chances que la Russie cible les approvisionnements de l’OTAN sur le territoire de l’OTAN augmentent considérablement », a déclaré Beebe. « Beaucoup d’entre nous en Occident ont supposé que nous pouvions approvisionner les Ukrainiens vraiment sans limites et ne pas supporter un risque important de représailles de la part de la Russie », a-t-il déclaré. « Je pense que les Russes veulent envoyer un message ici que ce n’est pas vrai. »

    Le document, intitulé « Sur les préoccupations de la Russie dans le contexte des livraisons massives d’armes et d’équipements militaires au régime de Kiev », écrit en russe avec une traduction fournie, a été transmis au département d’État par l’ambassade de Russie à Washington.

    L’ambassade de Russie n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

    Parmi les articles que la Russie a identifiés comme « les plus sensibles », figuraient des « systèmes de lance-roquettes multiples », bien que les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ne soient pas soupçonnés d’avoir fourni ces armes à l’Ukraine. La Russie a accusé les alliés de violer les « principes rigoureux » régissant le transfert d’armes vers les zones de conflit et d’être inconscients de « la menace que des armes de haute précision tombent entre les mains de nationalistes radicaux, d’extrémistes et de bandits en Ukraine ».

    Il a accusé l’OTAN d’essayer de faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle « abandonne » les négociations avec la Russie, jusqu’à présent infructueuses, « afin de poursuivre l’effusion de sang ». Washington, a-t-il déclaré, faisait pression sur d’autres pays pour qu’ils mettent fin à toute coopération militaire et technique avec la Russie, et sur ceux qui détenaient des armes datant de l’ère soviétique pour qu’ils les transfèrent en Ukraine.

    « Nous appelons les États-Unis et leurs alliés à arrêter la militarisation irresponsable de l’Ukraine, qui implique des conséquences imprévisibles pour la sécurité régionale et internationale », indique la note.

    Andrew Weiss, ancien directeur du Conseil de sécurité nationale pour les affaires russes, ukrainiennes et eurasiennes, et maintenant vice-président pour les études au Carnegie Endowment for International Peace, a rappelé que le président russe Vladimir Poutine, dans un discours prononcé le matin de février où l’invasion a commencé, a averti que les nations occidentales feraient face à « des conséquences plus importantes que celles que vous avez connues dans l’histoire » si elles s’impliquaient dans le conflit.

    L’attention à l’époque s’est concentrée sur le rappel de Poutine que la Russie possède un puissant arsenal nucléaire, a déclaré Weiss, mais c’était aussi « un avertissement très explicite de ne pas envoyer d’armes dans une zone de conflit ». Après avoir tracé une ligne rouge, a-t-il demandé, les Russes sont-ils « maintenant enclins à soutenir cela ? »

    Une telle attaque serait « un mouvement d’escalade très important, d’abord et avant tout parce qu’il représente une menace pour l’Occident s’il n’est pas en mesure de maintenir l’approvisionnement en Ukraine, ce qui, par extension, pourrait diminuer la capacité d’autodéfense de l’Ukraine ». Ce risque « ne doit pas être minimisé », a-t-il dit, notant le risque supplémentaire qu’une tentative de frapper un convoi à l’intérieur de l’Ukraine puisse tourner mal au-delà de la frontière vers le territoire de l’OTAN.

    Les hauts responsables américains de la défense restent préoccupés par la possibilité de telles attaques. « Nous ne tenons pas pour acquis tout mouvement d’armes et de systèmes entrant en Ukraine », a déclaré Kirby jeudi. « Pas un jour donné. »

    Kirby a déclaré que les troupes ukrainiennes apportaient les armes en Ukraine après que les États-Unis les aient apportées dans la région, et « moins nous en disons à ce sujet, mieux c’est ».

    source : Bruno Bertez

  • Tourisme suicidaire

    Publié par Guy Jovelin le 14 avril 2022

    Tourisme suicidaireTourisme suicidaire

    L’Oregon, premier État américain à légaliser le “suicide assisté”, prend des dispositions pour permettre aux non-résidents d’entrer dans l’État dans le seul but de mourir.

    À la suite d’un appel contestant la nécessité d’une résidence dans l’État pour les personnes souhaitant accéder au “suicide assisté”, l’autorité sanitaire de l’Oregon et le conseil médical de l’Oregon ont décidé de ne plus appliquer cette disposition légale. Les deux instituts exigeront également que le législateur supprime officiellement l’obligation de résidence, permettant ainsi au véritable tourisme de la mort de se développer.

    Le rapport annuel de l’Oregon indique que les raisons pour lesquelles les gens choisissent le “suicide assisté” sont la “perte d’autonomie”, le fait de se sentir “moins capables de participer aux activités qui rendent la vie agréable” et la “perte de dignité”. L’Oregon a également autorisé le meurtre de personnes pour cause d’anorexie, affirmant être l’État le plus touché par la prévalence des maladies mentales. Pourtant, moins de 1 % des patients tués ont d’abord été adressés à des psychiatres. Quant à la douleur insupportable, qui est la raison la plus fréquemment invoquée comme excuse par ceux qui choisissent le “suicide assisté”, très peu de personnes s’en sont plaintes.

     

    Source : lesalonbeige

  • États-Unis : au Texas, des citoyens en armes patrouillent le long de la frontière pour traquer les intrusions de migrants

    Publié par Guy Jovelin le 18 décembre 2021

    La loi de l’Etat qui permet d’arrêter les migrants pour intrusion suscite des vocations chez certains groupes de citoyens armés, que les responsables locaux ne voient pas toujours d’un mauvais œil

    BRACKETTVILLE, Texas — Alors que ce comté du sud du Texas voit une forte augmentation des arrivées d’étrangers clandestins, le shérif Brad Coe coopère avec des groupes de citoyens armés qui l’aident à patrouiller le long de la frontière et à arrêter les migrants accusés d’intrusion.

    Voici plusieurs mois que le shérif du comté de Kinney tombe ponctuellement sur des groupes d’hommes vêtus de gilets pare-balles et équipés de fusils lorsqu’il patrouille pour débusquer des migrants. Un autre groupe armé a proposé son drone à la pointe de la technologie et accompagné M. Coe dans sa ronde. Ce groupe cherche par ailleurs à établir de potentiels partenariats avec des entreprises de sécurité privées.

    Ces personnes sont motivées par une nouvelle loi texane qui permet d’arrêter les migrants pour intrusion. Or, quand les fonctionnaires locaux ne leur offrent pas un soutien tacite, ils les accueillent carrément les bras ouverts. Ces organismes affirment que leur objectif est de stopper les migrants et de les confier aux forces de l’ordre pour qu’elles les arrêtent.

    M. Coe, ancien agent de la patrouille frontalière, accepte volontiers toute l’aide disponible pour tenter de détourner les flux de migrants.

    « L’idée, c’est que s’ils savent qu’ils seront arrêtés, ils iront ailleurs » explique-t-il.

    Au niveau de l’Etat, les autorités voient en revanche d’un mauvais œil ces démarches privées et se disent inquiètes à l’idée que des civils armés se conduisent comme s’ils faisaient partie des forces de l’ordre. Mercredi, l’ACLU (l’Union américaine pour les libertés civiles) et neuf autres associations ont porté plainte auprès du département de la Justice et demandé qu’il procède à une enquête sur les agences d’Etat du Texas et les gouvernements locaux impliqués dans les arrestations d’immigrés. Elles s’inquiètent notamment, disent-elles, du soutien tacite ou ostentatoire que le comté de Kinney apporte à ce genre de groupes privés.

    (…) L’Opinion via fdesouche

  • La poudrière ukrainienne et la mèche

    Publié par Guy Jovelin le 17 décembre 2021

    Moscou aurait deux alternatives : ne pas intervenir militairement en défense des Russes du Donbasss, en laissant qu’ils soient submergés par l’attaque ukrainienne soutenue par l’OTAN et obligés d’abandonner la région pour se réfugier en Russie, décision qui serait traumatisante pour Moscou surtout sur le plan intérieur ; ou bien intervenir militairement pour arrêter l’attaque ukrainienne, en s’exposant à la condamnation internationale pour agression et invasion d’un État souverain.

    Les généraux ukrainiens ont prévenu qu’ils ne seraient pas en mesure de “repousser les troupes russes sans une massive perfusion d’aide militaire d’Occident”. La perfusion a déjà commencé : les États-Unis, qui ont déjà donné à Kiev une aide militaire de 2,5 milliards de dollars, lui ont fourni en novembre encore 88 tonnes de munitions dans le cadre d’un “paquet” de 60 millions de dollars, comprenant aussi des missiles Javelin déjà déployés contre les Russes du Donbass. En même temps les USA ont envoyé en Ukraine plus de 150 conseillers militaires qui, ayant à leurs côtés ceux d’une douzaine d’alliés OTAN, dirigent de fait les opérations.

    La situation est plus explosive encore parce que l’Ukraine -aujourd’hui partenaire mais, de fait, déjà membre de l’OTAN- pourrait être officiellement admise comme le 31ème membre de l’Alliance : et en conséquence, sur la base de l’Article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, les 30 autres membres de l’OTAN devraient intervenir militairement sur le front du Donbass en soutien de l’Ukraine contre la Russie. Le Ministère des Affaires étrangères russe a demandé à l’OTAN de ne pas admettre l’Ukraine, pour ne pas accroître ultérieurement la tension militaire et politique en Europe, rappelant que depuis la fin de la guerre froide la Russie a reçu des assurances réitérées que la juridiction et les forces militaires OTAN ne seraient pas avancées d’un pouce vers l’Est, mais que ces promesses n’ont pas été tenues. Le Ministère des Affaires étrangères russe a ensuite proposé à l’OTAN d’ouvrir des négociations pour des accords à long terme empêchant l’ultérieure expansion de l’OTAN à l’Est et le déploiement de systèmes d’armes dans le voisinage immédiat du territoire russe. La proposition a été sèchement repoussée le 10 décembre par l’OTAN, via le secrétaire général Stoltenberg : “Le rapport de l’OTAN avec l’Ukraine sera décidé par les 30 membres de l’Alliance et par l’Ukraine, et par personne d’autre”.

    Immédiatement après, hier 13 décembre, les ministres des Affaires étrangères du G7 (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon) et le Haut Représentant de l’Union Européenne, qui se sont rencontrés à Liverpool, ont déclaré être “unis dans la condamnation du renforcement militaire de la Russie et de sa réthorique agressive à l’égard de l’Ukraine” et que “la Russie ne devrait avoir aucun doute sur le fait qu’une ultérieure agression militaire contre l’Ukraine aurait comme réponse des conséquences massives et de graves coûts”.

    Pendant ce temps la Finlande, membre de l’Ue et actif partenaire OTAN contre la Russie, annonce l’achat de 64 chasseurs F-35A de Lockheed Martin pour un prix de 8,4 milliards d’euros qui, avec leurs infrastructures, atteint les 10 milliards, auxquels le gouvernement ajoutera 10 autres milliards d’euros pour leur maintenance et modernisation. Les 64 F-35A d’attaque nucléaires seront déployés aux frontières de la Russie, à 200 km seulement de Saint-Petersbourg, de fait sous commandement des USA qui, comme rappelle le sénateur Wicker, n’excluent pas d’utiliser les premiers les armes nucléaires.

    Manlio Dinucci

    Article original en italien :La polveriera ucraina e la miccia

    Via : mondialisation

  • États-Unis : dans une nouvelle production de “La Belle et la Bête” de Disney, la “Belle” sera jouée par une femme noire, obèse et “queer”

    Publié par Guy Jovelin le 14 décembre 2021

    États-Unis – “Il n’y a jamais eu de princesses Disney qui me ressemblaient….. C’est juste un rêve”, dit Jade Jones, qui incarne Belle dans une nouvelle production de “La Belle et la Bête” de Disney au Olney Theatre Center.

    Si vous demandez à un jeune enfant de décrire l’héroïne de “La Belle et la Bête”, il pourrait évoquer la princesse Disney : mince, à la peau claire, vêtue de la mémorable robe bleue et blanche du dessin animé, ou alors la jolie Emma Watson qui jouait Belle dans un film sortie en 2017. Et bien dans la production de “La Belle et la Bête” actuellement à l’affiche au Olney Theatre Center dans le Maryland, Belle est interprétée par Jade Jones, une femme noire, obèse, qui se décrit comme une “queer”.

    La directrice de la production, Marcia Milgrom Dodge, nominée aux Tony Awards, a déclaré que la présence de Jade Jones a eu un impact sur le public dès le début : “Ainsi, [toutes] les petites filles peuvent rêver qu’elles sont aussi des princesses.” (…)

    (…) “C’est si facile pour [Belle] d’être juste une jolie fille”, déclare la comédienne. “Je pense qu’il y a tellement plus en Belle que juste le fait d’être belle. Elle est intelligente, drôle, pleine d’esprit, créative et passionnée. Et je pense que j’apporte tout cela au personnage”.

    (…) Le théâtre a mené une campagne sur les réseaux sociaux #IamBeauty pour encourager les spectateurs à partager ce qui les fait se sentir beaux

    MSNBC via fdesouche