Publié par Guy Jovelin le 17 mars 2022

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Publié par Guy Jovelin le 17 mars 2022

Publié par Guy Jovelin le 30 décembre 2021

L’Insee vient de publier les chiffres du recensement. Au 1er janvier 2019, la France comptait très exactement 66 988 403 habitants (hors Mayotte). Quel sera l’impact du Covid sur la population française ? Il est encore trop tôt pour le dire : les données du recensement sont actualisées tous les ans mais mises en ligne chaque fin décembre avec un décalage de deux ans.
Selon l’Insee, qui vient de publier ses derniers chiffres, la France comptait très exactement 66 988 403 habitants (hors Mayotte) au 1er janvier 2019. C’est près de 256 000 de plus qu’en 2018 soit l’équivalent de la ville de Bordeaux. Mais la croissance de la population française ralentit (+0,4 % entre 2013 et 2019), contre 0,5 % entre 2008 et 2013). « C’est encore le solde naturel qui fait la croissance démographique en France, mais il est de moins en moins élevé », explique l’institut de la statistique. Le solde migratoire contribue encore pour 0,1 % de croissance, mais le solde naturel a perdu 0,1 point pour s’établir à 0,3 % par an entre 2013 et 2019.
D’une manière générale, toutes les régions ont vu leur croissance démographique ralentir entre 2013 et 2019, « aux exceptions notables de la Guyane et de Paca. C’est la seule région de métropole dont la croissance se renforce, portée par le Var », explique Valérie Roux, cheffe du département de la démographie à l’Insee.
Si certains territoires sont très dynamiques, notamment l’Île-de-France (1 % de croissance chaque année pour la Seine-Saint-Denis) et la façade Atlantique (1,2 % pour la Loire-Atlantique), vingt départements ont perdu des habitants chaque année en France, contre onze lors de la précédente période.
« Ils sont principalement situés dans la diagonale du vide, et Paris », note Valérie Roux. « Dans les territoires ruraux autonomes très peu denses, la baisse de population est plus due au solde naturel qu’au solde migratoire : c’est l’effet du vieillissement de la génération du baby-boom et de la baisse du nombre moyen d’enfant par femme », ajoute-t-elle.
Les territoires les plus porteurs de la croissance démographique sont situés en périphérie des grandes villes, comme Paris, Lyon, Marseille ou Bordeaux. La croissance est en effet élevée lorsque les communes rurales sont sous forte influence des pôles (+0,7 % en moyenne par an) », précise l’Insee dans son étude. […]
Publié par Guy Jovelin le 18 décembre 2021

Ce samedi, un quatrième réacteur nucléaire sera mis à l’arrêt après l’apparition de fissures sur trois autres de même génération. Résultat : la France va devoir acheter de l’électricité auprès de l’Allemagne ou de la Russie.
Cela sonne au mieux comme un avertissement. Ce vendredi, au cours d’une réunion, Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique, a demandé à Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, de prendre des mesures pour améliorer la sécurité de l’approvisionnement en électricité du pays. Deux jours auparavant, le groupe avait annoncé sa décision de stopper les deux réacteurs nucléaires de la centrale de Chooz B, dans les Ardennes. Le numéro 2, dès jeudi, le numéro 1 ce samedi. Des mesures prises pour les mêmes raisons que ce qui avait conduit l’énergéticien à interrompre il y a quelques semaines les deux réacteurs de Civaux (Vienne) : des signes de vieillissement prématurés, observés sur des circuits servant à refroidir les cœurs en cas d’accident.
Publié par Guy Jovelin le 13 décembre 2021

DÉCRYPTAGE – Issus de 127 pays, près de 26.000 étrangers malades ont voulu, l’an dernier, selon l’Ofii, bénéficier du système de santé tricolore, le plus généreux au monde.

L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) dit tout ou presque sur les étrangers qui réclament un titre de séjour en France pour raisons médicales. Le Figaro a pu accéder à son dernier rapport sur la «Procédure d’admission au séjour pour soins». Un document remis tous les ans au Parlement, comme la loi l’exige, mais qui, curieusement, ne fait jamais l’objet d’un débat en commission des affaires sociales. Truffé de chiffres, d’analyses et de recommandations, il éclaire pourtant utilement les conditions et l’étendue de la prise en charge sur le territoire national des étrangers malades.
Les premiers à frapper au guichet français en 2020 étaient Algériens (2712 demandeurs, soit 10,4% des dossiers), Ivoiriens (1764 demandeurs), Congolais (1603), Camerounais (1476), Guinéens (1442), Géorgiens (1174), Maliens (1131), Comoriens (1084), mais aussi Haïtiens, Marocains, Tunisiens ou Russes. Pas moins de 127 nationalités. Où l’on trouve même quelques ressortissants japonais, saoudiens…
Publié par Guy Jovelin le 10 décembre 2021

A quoi ressemble l’agriculture française des 10 dernières années ? Le ministère de l’Agriculture dévoile à partir de 9 heures, ce 10 décembre, son recensement décennal. Il confirme les tendances de fond, constatées depuis des décennies : il y a toujours autant d’agriculture, mais dans moins d’exploitations, qui s’agrandissent. L’autre transformation majeure relevée dans le recensement concerne l’agriculture biologique. Le “bio” a vu sa surface tripler en dix ans et représente aujourd’hui 12% de la surface totale, contre 4% en 2010.
Selon les premiers chiffres dévoilés vendredi par franceinfo, les résultats de cette enquête font état de la disparition de 100 000 exploitations à travers la France, ce qui représente une baisse d’environ 20% en 10 ans. Une tendance déjà amorcée depuis les années 1970, même si la baisse a ralenti. D’environ 3% par an sur la décennie 2000-2010, elle est passée à 2% environ sur la décennie 2010-2020.
En revanche, moins de fermes ne veut pas dire moins d’agriculture. Fermes, champs ou vignes sont encore bien présents dans notre pays, puisque la surface agricole utile se maintient, passant de 51% du territoire de France métropolitaine en 2010 à 50% en 2020. Mathématiquement, la taille des exploitations a donc augmenté et atteint aujourd’hui 69 hectares en moyenne, soit 14 hectares de plus qu’il y a 10 ans.
Et même si la France est encore loin des mégafermes des États-Unis ou d’Australie, la tendance est là-aussi pérenne. Cela s’explique parce que l’agriculteur français moyen vieillit (six agriculteurs sur 10 ont plus de 50 ans, contre cinq en 2010) et qu’à la retraite, il a du mal a trouver un successeur : dans une interview au Figaro, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, évoque un nombre d’installations insuffisant de “7000 par an pour compenser les départs à la retraite“.
Conséquence, les exploitations se regroupent et s’agrandissent. L’espoir viendra des futurs agriculteurs, puisque le recensement donne un chiffre qui incite à l’optimisme : 2020 a été la première année où l’on constate une augmentation des inscriptions dans l’enseignement agricole.
France Bleu via fdesouche