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  • Covid-19 : Une fuite massive de résultats de tests rend accessibles les données de 700 000 personnes

    Publié par Guy Jovelin le 02 septembre 2021

    À cause d’une faille sur le site de Francetest, un logiciel transférant les données des pharmaciens vers le fichier SI-DEP, les données personnelles de 700 000 personnes ayant fait des tests antigéniques sont susceptibles de fuiter sur Internet.

    Une faille sur un site transmettant les résultats de tests Covid-19 réalisés en pharmacie vers la plateforme gouvernementale a rendu potentiellement accessibles les données personnelles et les résultats de tests de milliers de personnes, a révélé mardi 31 août Mediapart.

    700 000 personnes concernées

    Les noms, prénoms, dates de naissance, adresses, numéros de téléphone, numéros de sécurité sociale et adresse e-mail, ainsi que le résultat des tests de 700 000 personnes étaient disponibles jusqu’à vendredi grâce à « un mot de passe trouvable, en clair, dans un dossier accessible à tous » sur le site de Francetest, écrit le site d’information.

    Francetest est une société fondée en janvier dernier qui s’est spécialisée dans le transfert de données de tests Covid réalisés en pharmacie vers la plateforme SI-DEP.

    Une faille sur un site transmettant les résultats de tests Covid-19 réalisés en pharmacie vers la plateforme gouvernementale a rendu potentiellement accessibles les données personnelles et les résultats de tests de milliers de personnes, a révélé mardi 31 août Mediapart.

    Source

  • Un tiers des enfants nés au Royaume-Uni ont au moins un parent né à l’étranger. 90% des immigrés ont moins de 45 ans. « La transformation ethnique est destinée à s’accélérer rapidement »

    Publié par Guy Jovelin le 02 septembre 2021

    Au cours des 20 dernières années, le nombre d’habitants au Royaume-Uni nés à l’étranger a doublé pour atteindre neuf millions de personnes, passant de 8 % à 14 % de la population. Parallèlement, la proportion de Britanniques blancs dans la population a chuté de 89 % à 79 %, tandis que les minorités ethniques sont passées de 10 % à 21 %.

    Depuis 2001, 84 % de la croissance de la population britannique est due aux immigrés et à leurs enfants, et cette proportion est passée à 90 % depuis 2017 – la majorité de ces immigrés proviennent de pays non-européens.

    Plus d’un tiers des enfants nés au Royaume-Uni ont désormais au moins un parent né à l’étranger ; dans certains quartiers de Londres, 80 % des naissances sont le fait de mères nées à l’étranger. En effet, les ressortissants non-britanniques sont concentrés de manière disproportionnée dans les villes. Environ la moitié des naissances à Londres, Birmingham, Manchester et Cambridge sont le fait de mères étrangères.

    Sans surprise, donc, un tiers des écoliers britanniques sont issus de minorités ethniques ; dans 20 ans, les enfants issus de minorités ethniques constitueront plus de la moitié des élèves des écoles publiques. En 2018, 90 % des immigrés avaient moins de 45 ans. Cela signifie que la transformation ethnique du Royaume-Uni, dont la population blanche est bien plus âgée, est destinée à s’accélérer rapidement.

    (…) The Spectator via fdesouche

  • Marseille : Emmanuel Macron tweete la vidéo d’une rencontre en intérieur avec des “mamans” où les gestes barrières sont relativement négligés

    Publié par Guy Jovelin le 02 septembre 2021

  • Kaboul est l’heure de vérité des démocrates américains, sinon de la démocratie !

    Publié par Guy Jovelin le 02 septembre 2021

    Pour parler le langage d’Audiard, les citoyens ne seraient-ils que des “caves”, les militaires que des “canards sauvages”, et les politiciens que des “malfaisants” ? Le choeur de la bienpensance hurle au complot dès que ce genre d’hypothèse se pointe dans les esprits, mais si le complot est difficile à établir, le soupçon, lui, s’enfle à vue d’oeil. 

    démocratie,véritésLa politique américaine et sa lecture à travers nos médias justifie plus qu’un doute sur la capacité des gouvernants à servir l’intérêt supérieur des nations qu’ils conduisent et sur la qualité des informations qui sont diffusées. Les Chefs d’Etat et de gouvernement, ceux qui sont élus par leurs peuples d’une manière relativement transparente dans nos “démocraties” en particulier, sont-ils moralement et intellectuellement à la hauteur des enjeux ? Les commentateurs, spécialistes et journalistes ont-ils l’honnêteté et la compétence qui garantiraient un véritable “faire-savoir” sur le “savoir-faire” des dirigeants ? Le récent désastre afghan permet hélas de répondre à ces questions. La plus puissante démocratie du monde est conduite par des hommes politiques incapables de maîtriser les problèmes auxquels leur pays se heurte. Cette évidence de plus en plus criante est voilée par des communicants dont la clairvoyance et la responsabilité sont manifestement altérées soit par idéologie, soit par intérêt professionnel, les deux n’étant pas exclusifs l’un de l’autre.

    On a quelques exemples de l’ignorance des présidents américains. Ainsi Georges W. Bush apprenant que l’Irak comptait une majorité de chiites répondit qu’il croyait que tous les Irakiens étaient musulmans. Un homme, ayant le pouvoir de déclencher l’invasion d’un pays par son armée et de le faire occuper en peu de temps après l’avoir militairement écrasé, n’avait de celui-ci qu’une vision approximative sans doute dominée par sa production pétrolière. Si on ajoute à cela la confusion aberrante entre le régime nationaliste de Saddam Hussein et les islamistes d’Al-Qaïda, et l’invention “d’armes de destruction massive” bactériologique et chimique pour justifier cette action contraire au droit international  et plus encore au bon sens, on est atterré par l’incompétence et l’insuffisance dangereuses de tels hommes d’Etat. S’agissait-il d’une exception malheureuse produite par une élection ratée de justesse par le “bon candidat”, Al-Gore, battu de 537 voix en Floride alors qu’il avait obtenu le vote d’une majorité d’électeurs sur l’ensemble des Etats-Unis ? Une élection bancale, un vainqueur faiblard, et brusquement renforcé par la catastrophe du 11/09 avec le réveil patriote qu’elle entraîne. Après le grand Kennedy, au mandat prématurément terminé,  l’immense Obama reprenait le flambeau des présidents démocrates encensés par la presse progressiste américaine et par nos médias.

    Or, en y regardant de plus près, on se rend compte que le “tropisme démocrate” de “l’information” en France relève du parti pris systématique. Certes, comme le disait récemment le Pape en attribuant à tort les propos de Vladimir Poutine à Angela Merkel, il ne faut pas imposer de force la démocratie à des pays dont les moeurs et la religion de s’y prêtent guère, mais n’était-il pas légitime que les Etats-Unis empêchassent l’installation d’une dictature communiste prosoviétique au large de la Floride ? Une opération avait été montée par la CIA d’Allen Dulles, auteur de plusieurs succès en matière de renversement de régimes hostiles, en Iran ou en Amérique latine, sous la présidence républicaine d’Eisenhower. En parvenant à la Maison Blanche, Kennedy héritait du projet d’un débarquement anticastriste sur les côtes cubaines. Au lieu d’y mettre un terme, il le laissa commencer mais s’opposa à l’intervention de l’aviation indispensable à sa réussite. Les “libérateurs” furent écrasés, emprisonnés ou fusillés, l’Amérique vaincue et humiliée à quelques encablures de chez elle. Le castrisme est toujours au pouvoir à La Havane. Il a projeté des métastases au Venézuela, en Bolivie, au Nicaragua et a  suscité une mythologie aussi stupide que néfaste dans la jeunesse occidentale. Plus encore, il a failli être à l’origine de la IIIe guerre mondiale lorsque Kennedy s’est opposé à l’installation des fusées soviétiques pointées vers les Etats-Unis sur l’île de Cuba. Velléités, demi-mesures, indécision : étaient-ce là les marques du jeune génie politique que nos journalistes ont fait entrer dans la légende, en oubliant que c’est lui qui avait commencé la désastreuse escalade de la guerre du Viet-Nam… ?

    Trop souvent, on ignore en France les fautes des présidents démocrates alors que la comparaison avec les Républicains est plutôt avantageuse pour ces derniers. Après Kennedy, Nixon a été un des meilleurs présidents américains qui a préparé le désengagement du Viet-Nam, favorisé le divorce entre Pékin et Moscou, et assuré la domination du dollar sur le monde avec la fin de la convertibilité. Ces décisions n’étaient pas forcément bonnes pour les Européens, elles l’étaient pour l’Amérique. Mais notre presse s’est enthousiasmée pour la mise à mort politique de Nixon provoquée par une sombre affaire découverte par des journalistes et qui n’entachait en rien le bilan positif de ce grand président. Les conséquences furent sans mesure avec le “Watergate” : la démission de Nixon, l’arrivée du canard boiteux Gérald Ford, la fin des crédits pour la guerre au Viet-Nam imposée par la majorité démocrate, l’effondrement de l’armée vietnamienne, abandonnée à son sort comme tous ceux qui, fuyant la dictature communiste, deviendront des “boat-peoples”.  Privée de soutien et de moyens, elle s’est battue, souvent courageusement, avant le désastre de Saïgon que celui de Kaboul rappelle en pire. Carter fut élu et laissa tomber l’Iran aux mains des Ayatollahs : ce fut la première victoire islamiste, couronnée par le désastre de l’opération de libération des otages de l’Ambassade américaine de Téhéran : des hélicoptères en panne, un C-130 percuté par l’un d’eux, huit morts américains, l’opération manquée, l’Amérique humiliée une nouvelle fois. Pendant ce temps, son ambassadeur en Afghanistan était enlevé et assassiné. Manquant de grandeur et de dignité, elle expulsait le Shah d’Iran atteint d’un cancer. Bon, Carter était mauvais, mais Obama fut-il un grand président ? Sa politique étrangère est une série d’erreurs funestes : il a systématisé la préférence américaine pour les islamistes contre les nationalistes arabes et les dictatures militaires. L’installation d’une démocratie à l’occidentale en Afghanistan ou en Irak était le rêve fumeux de Bush junior, Obama s’est cru plus malin en encourageant la révolution islamiste appelée “printemps arabe” parce qu’il imaginait qu’un courant de “démocratie musulmane” allait prendre la relève des dictatures comme la démocratie chrétienne avait en Europe succédé au fascisme et au nazisme. Cette vision simpliste déconnectée du réel a conduit dans le meilleur des cas au retour des dictatures, et dans le pire aux désastres syrien et libyen si lourds de conséquences pour les peuples, pour leurs voisins et pour l’Europe. En Libye aussi, l’Amérique fut humiliée par l’assassinat de son ambassadeur. Enfin, le retrait prématuré d’Irak permit l’Etat islamique.

    La conclusion s’impose lorsqu’on voit Biden succéder à Trump avec une majorité démocrate dans les deux chambres du Congrès. Ainsi le chouchou de nos médias et de la presse américaine est cette nullité dépassée par les événements qui ne trouve comme excuse que la nécessité de poursuivre la politique de l’administration précédente. Qui peut imaginer que le très patriote Trump réélu pour la seconde et dernière fois aurait laissé l’Amérique impunément humiliée comme elle vient de l’être ? Elle ne l’avait pas été durant son mandat malgré les quolibets et les ricanements imbéciles des commentateurs. Cette répétition de l’histoire doit au moins nous servir d’enseignement : peut-on nourrir la moindre confiance envers des médias qui ont célébré la libération de Phnom-Penh par les Khmers rouges et pleurent aujourd’hui sur le sort des femmes abandonnées au régime taliban, comme cette “Sara” procureure à Kaboul, désormais cloîtrée chez elle et livrée à la peur ?

    Source : https://www.christianvanneste.fr/

  • L'Afrique Réelle n°141 - Septembre 2021.

    Publié par Guy Jovelin le 02 septembre 2021

     

    Sommaire

     Numéro spécial : Les Peul
    - La question peul
    - Qui sont les Peul ?
    - Les Peul, éternels «réfugiés climatiques »
    - Le Macina ou l’épicentre de la révolte des Peul
    - L’épuration ethnique dans la région des « Trois frontières »
    - Quatre siècles d’expansion des Peul
    - Quand les jihad peul d’hier expliquent les tensions ethniques d’aujourd’hui
    - Nigeria : les Peul à l’avant-garde de l’islamisation

     

    Editorial de Bernard Lugan

    l'afrique réelle,peulsDans son numéro 80 du mois d’août 2016, alors que la « question peul » ne se posait pas encore, l’Afrique Réelle publia un dossier intitulé : « Quand le monde peul s’éveillera, le Sahel s’embrasera ». 
    Aujourd’hui, ce n’est plus le seul Sahel qui est embrasé par la revendication peul puisque, outre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, des pays comme la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigeria, le Tchad et la Centrafrique sont désormais concernés.
     
    Qui sont les Peul ? C’est à cette question qu’est consacré ce numéro spécial de l’Afrique Réelle
     
    Chassés du Sahara par la péjoration climatique, un phénomène qui débuta il y a 4000 ans, les pasteurs Peul ont, depuis, essaimé dans tout l’ouest africain, suivant le recul des pâturages. Aujourd’hui, en butte à l’hostilité des agriculteurs qui colonisent peu à peu leurs couloirs de transhumance, victimes de la « rapacité de la houe », les Peul ne s’identifient pas aux Etats dans lesquels ils vivent, et que certains ne font que traverser. D’autant plus qu’à l’exception du Nigeria et du Cameroun, la colonisation a inversé le rapport de force précolonial au profit des sédentaires. Après les indépendances, grâce à l’ethno-mathématique électorale, ces derniers héritèrent du pouvoir dont les Peul furent totalement exclus. 
     
    L’hostilité qui, dans le nord de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo et du Bénin, entoure désormais les Peul, vient du fait que leur transhumance se fait depuis un Sahel largement contrôlé par les jihadistes. La crainte des populations et des autorités est donc que des terroristes s’infiltrent parmi les pasteurs.
     
    Cette inquiétude n’est pas infondée. Cherchant à étendre leur zone d’action vers le littoral atlantique, les jihadistes ont en effet besoin d’une assise ethnique. Voilà pourquoi, soufflant sur les braises du ressentiment, ils recrutent des combattants parmi ce peuple de 40 millions de membres dispersé sur 15 pays. Désormais, le risque est grand en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo et au Bénin, dont les régions  de l’extrême septentrion sont englobées dans les zones de nomadisation des Peul. D’autant plus que, depuis deux ou trois décennies, dans tout l’ouest africain, nombre de Peul sans bétail constituent un prolétariat manipulable et prêt à toutes les aventures. 
     
    Comme je l’explique dans mon livre Les guerres du Sahel, des origines à nos jours, les Peul se trouvent donc, le plus souvent contre leur gré, placés au cœur de plusieurs conflits hérités de la longue histoire régionale, du temps d’ « avant les Blancs ». Sans leur connaissance, les observateurs et les journalistes sont condamnés à la superficialité des analyses. 
     
    Rallumés par le jihadisme et nourris par une suicidaire démographie dont la conséquence est la lutte pour la terre et les pâturages, ces conflits font peser une menace supplémentaire sur la stabilité déjà bien fragile d’une vaste partie de l’Afrique.