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russie - Page 17

  • La Russie présente de nouvelles preuves concernant les laboratoires biologiques ukrainiens

    Publié par Guy Jovelin le 03 avril 2022

    L’une des principales pièces à conviction est une lettre de la société ukrainienne Motor Sich adressée au fabricant turc de drones Baykar Makina, le fabricant des drones Bayraktar TB2 et Akinci, datée du 15 décembre 2021. Les Ukrainiens y demandent spécifiquement si les drones peuvent transporter 20 litres de charge utile sous forme d’aérosol sur une distance de 300 kilomètres, ce qui mettrait une douzaine de grandes villes russes et presque toute la Biélorussie à portée de ces aérosols.

    « Nous parlons du développement par le régime de Kiev de moyens techniques d’épandage et d’utilisation d’armes biologiques avec la possibilité de les utiliser contre la Fédération de Russie », a déclaré le lieutenant général Igor Kirillov, commandant des forces russes de protection nucléaire, biologique et chimique.

    Y-a-t-il un système/mécanisme pour épandre un aérosol ayant une capacité de plus de 20 litres. – Peut-il atteindre une distance de 300 km.

    Kirillov a également fait référence à un brevet américain (n° 8 967 029) portant sur un mécanisme permettant de déployer des agents pathogènes en aérosol à partir d’un drone. La réponse américaine à une enquête russe de 2018 sur ce brevet n’a pas nié son existence, mais a affirmé qu’il ne violait techniquement pas les obligations de Washington en vertu des traités interdisant les armes chimiques et biologiques, a-t-il souligné.

    Kirillov a montré des contrats signés entre des agences gouvernementales américaines, l’Agence de réduction des menaces de défense (DTRA), le Pentagone, le Département d’État et le ministère ukrainien de la Santé, ainsi que les installations spécifiques à l’intérieur de l’Ukraine. Selon l’armée russe, le Pentagone a dépensé plus de 30 millions de dollars pour la recherche biologique dans une seule installation ukrainienne, le Centre de santé publique du ministère de la Santé.

    Robert Pope, fonctionnaire du DTRA, était « l’un des personnages clés » du programme et « l’auteur de l’idée de créer un dépôt central de micro-organismes particulièrement dangereux à Kiev », a déclaré Kirillov. Les projets biologiques du Pentagone en Ukraine étaient coordonnés par Joanna Wintrol, chef du bureau de la DTRA à Kiev, jusqu’à son départ en août 2020. Elle supervisait directement les projets UP-4, UP-6 et UP-8 visant à étudier des agents pathogènes mortels, notamment l’anthrax, la fièvre de Congo-Crimée et la leptospirose, selon Kirillov.

    Le point de contact de l’agence américaine était la ministre ukrainienne de la Santé (2016-2019) Ulyana Suprun, elle-même citoyenne américaine, a noté Kirillov, tandis qu’un intermédiaire important était le contractant privé Black and Veatch, dont le bureau de Kiev était dirigé par Lance Lippencott. Un autre entrepreneur du Pentagone, Metabiota, a également joué un rôle dans le projet.

    Kirillov a ajouté que Hunter Biden, le fils de l’actuel président américain Joe Biden, a joué « un rôle important dans la création d’une opportunité financière pour travailler avec des agents pathogènes sur le territoire de l’Ukraine », citant plusieurs courriels échangés entre lui et des cadres de Metabiota et de Black and Veatch. Il a notamment décrit le vice-président de Metabiota comme « un confident de Hunter Biden », sur la base de leur correspondance. Selon le général, les « médias occidentaux » ont confirmé l’authenticité de ces courriels, vraisemblablement en référence aux documents publiés la semaine dernière par le journal britannique Daily Mail.

    Je comprends que Metabola est un sous-traitant de Black&Veatch, un partenaire important du ministre de la défense – Nous augmentons notre investissement dans Metabola de 250 000$ – Comme promis, les documents sur l’activité de Metabola en Ukraine et des propositions sur la façon de promouvoir l’indépendance économique et culturelle de l’Ukraine vis-à-vis de la Russie ont été préparés.

    Même Kiev était préoccupé par les biolabs, selon un mémo que Kirillov a montré. Une lettre datant de 2017 du département de Kherson du Service de sécurité ukrainien (SBU) indique que DTRA et Black and Veach ont l’intention « d’établir un contrôle sur le fonctionnement des laboratoires microbiologiques en Ukraine menant des recherches sur les agents pathogènes d’infections particulièrement dangereuses qui peuvent être utilisés pour créer ou moderniser de nouveaux types d’armes biologiques. »

    Pointant du doigt un document datant de juin 2019 du Centre de santé publique du ministère de la Santé de l’Ukraine, Kirillov s’est demandé pourquoi il insistait sur le secret et exigeait que les incidents « graves, y compris le décès des sujets » soient signalés aux autorités américaines de bioéthique dans les 24 heures, alors que d’autres documents sur ce programme spécifique ne font référence qu’à un travail standard de prélèvement sanguin.

    « Nous n’excluons pas que le programme de recherche officiel ne soit que la partie visible de l’iceberg, alors qu’en pratique, des volontaires ont été infectés par le virus de la fièvre de Congo-Crimée, des hantavirus et l’agent responsable de la leptospirose », a déclaré le général, accusant les États-Unis d’adopter « une attitude dédaigneuse envers les citoyens ukrainiens » et de les traiter comme des cobayes pour des expériences biologiques et médicales.

    Les États-Unis ont longtemps affirmé que les allégations concernant les biolaboratoires financés par le Pentagone en Ukraine étaient de la « désinformation russe ». Au début du mois, cependant, la diplomate américaine Victoria Nuland a déclaré devant le Sénat que des « laboratoires de recherche biologique en Ukraine » existaient bel et bien, et que Washington travaillait avec Kiev « pour s’assurer que le matériel de recherche biologique ne tombe pas entre les mains des forces russes. »

    Selon Kirillov, tous les biomatériaux pathogènes stockés en Ukraine ont été « acheminés par avion de transport militaire vers les États-Unis via Odessa », au début du mois de février 2022. Le 24 février, alors que les troupes russes entraient en Ukraine, le ministère de la santé à Kiev a ordonné la destruction des souches restantes, a indiqué le général.

    Kirillov a précisé que l’intervention russe a mis fin aux activités de cinq laboratoires biologiques ukrainiens qui travaillaient sur l’anthrax, la tularémie, la brucellose, le choléra, la leptospirose et la peste porcine africaine.

    Russia Today

  • Echec diplomatique américain pour isoler la Russie

    Publié par Guy Jovelin le 31 mars 2022

     

    En lançant une guerre diplomatique et économique sans précédent contre la Russie, l’Amérique avait plusieurs objectifs d’importance variable : resouder le camp occidental sous la bannière de l’OTAN, isoler diplomatiquement la Russie, vendre son gaz de schiste et ses armes à l’Europe.

    Sur ces deux derniers points, les affaires sont en bonne voie. Les Allemands vont mettre fin à près de quatre-vingts ans de pacifisme et inaugurent cette nouvelle ère par l’annonce d’un achat massif d’avions américains. Bien joué et spectaculaire démonstration de l’unité européenne. Ah le beau couple franco-allemand !

    échec diplomatique,otan,russieLes Polonais, que plus rien n’arrête, ont gentiment proposé à l’Amérique de donner leurs vieux Migs tout pourris à l’Ukraine en échange de la livraison par Washington de F35 flambants neufs, gratuitement bien sûr. Pas de chance, les descendants des vieux colons protestants ont gardé intact leur sens des affaires, et si l’on veut bien aider le monde en général et l’Ukraine en particulier, il faut tout de même que cela rapporte quelques dollars. Alors sur ce coup-là c’est non. Les avions, ça ne se donne pas.

    Mais ce n’est pas grave, toute l’Europe de l’Est fera son marché à Washington ces prochaines années. L’Europe, c’est bien pour se faire financer ses infrastructures aux frais du contribuable européen, mais tout de même pas pour se défendre, soyons sérieux. Heureusement que les courageux grecs sont là pour acheter nos avions car eux ne veulent pas que leurs pilotes volent sur les mêmes engins que ceux de l’Empire ottoman. Une rare cohérence par les temps qui courent.

    Côté gaz, cela se présente bien également pour Washington. Nord-Stream II est gelé pour un moment, et, tant la Norvège que le Qatar, ne sont pas aptes à augmenter substantiellement leurs livraisons aux Européens. Quant à l’Iran, elle est sous sanctions. On ne sait plus très bien pourquoi mais peu importe. Alors Biden a fait sa tournée européenne pour expliquer qu’il avait du bon vieux gaz de schiste à vendre. C’est beaucoup plus cher que le gaz russe mais, comme chacun sait, l’Amérique n’a jamais envahi personne et donc c’est moralement mieux de lui acheter à elle qu’à Poutine.

    Les capacités de transformation du gaz liquide américain (car il est liquide en plus) sont limitées en Europe mais peu importe : on va dépenser ce qu’il faut pour s’adapter. Poutine lui-même n’avait peut-être pas prévu que l’Europe accepterait de se ruiner un peu plus avec le sourire. En attendant, il demande à être payé en roubles pour le gaz dont tout le monde a encore besoin et il sera intéressant de suivre cela de près. Des transactions de gaz dans une autre monnaie que le dollar, ce serait une brèche intéressante.

    Quant à l’OTAN, ça va plutôt bien, tout le monde veut adhérer sauf l’Ukraine depuis peu et pour les raisons que l’on connaît. C’eût été plus simple d’accepter de discuter de tout cela avant.

    Sur le plan diplomatique en revanche, la situation n’est guère reluisante contrairement à la propagande des médias qui atteint des sommets impressionnants. Gare à ceux qui veulent s’écarter de la meute, il leur en coûtera.

    Malgré beaucoup d’efforts, Biden n’a rien obtenu de la Chine qui refuse de condamner l’invasion russe. Taïwan est dans tous les esprits. L’Inde fait également sécession : l’incroyable indulgence de l’Amérique pour le Pakistan depuis des décennies a son revers.

    Ce n’est pas une surprise. En revanche, plus inattendu, le Moyen-Orient renâcle. Mais l’Arabie Saoudite a été fort maltraitée ces derniers temps et les Emirats Arabes Unis rêvent d’une diversification géopolitique depuis déjà longtemps. Ryad parle beaucoup avec la Chine et l’on envisage des transactions pétrolières en yuan, ce serait une première. Alors là non plus, pas de condamnations, ou alors du bout des lèvres. Même Israël, qui a condamné pour le principe, ne compte pas s’en mêler.

    L’Afrique se fait tirer l’oreille également. L’Amérique n’y est guère populaire et ses leçons de morale fatiguent vite ce continent qui accueillent maintenant davantage les Chinois, les Russes et les Turcs que les occidentaux.

    Finalement, l’isolement de la Russie, annoncée triomphalement par nos médias dominants, ne semble pas si évidente. Une grande recomposition géopolitique, en marche depuis quelques temps, pourrait s’accélérer et laisser l’Amérique et ses valets plus solitaires que prévu.

     

    Source : lafautearousseau

  • Contraint de quitter la Russie, son principal marché après la France, Renault en passe de redevenir un “petit” constructeur européocentré. “Une vraie catastrophe”, se lamente-t-on au sein du groupe

    Publié par Guy Jovelin le 27 mars 2022

    Mais que reste-t-il donc à Renault sans la Russie? La cession programmée d’Avtovaz (Lada), premier constructeur auto russe contrôlé par le Français (à hauteur de 68%) depuis cinq ans, prive la firme tricolore de sa… plus importante base stratégique hors d’Europe! “Une vraie catastrophe”, gémit-on au sein du groupe au losange tricolore! Les cadres dirigeants sont consternés.

    Deuxième débouché commercial pour la firme de Boulogne-Billancourt, la Russie a généré l’an dernier presque un demi-million de ventes (482.200), dont 350.700 Lada! Avec les exportations, Avtovaz a écoulé au total 385.200 véhicules. La Russie représente 18% des volumes totaux du groupe Renault, juste derrière la France (19%), mais largement devant l’Allemagne (6,6%), l’Italie (5,7%). Hors d’Europe, les ventes de Renault au Brésil ne pesaient dans le même temps que 4,7%. La Turquie représente à peine 4,3%, l’Inde 3,5%!

    Les deux sites d’Avtovaz à Togliatti et Ijevsk (40.000 personnes en tout) ont produit, l’an passé, 412.300 véhicules (y compris des Logan et Sandero pour Renault) selon des chiffres officieux, alors que l’usine roumaine du groupe hexagonal (Dacia) à Pitesti n’en a fabriqué que 257.400, le site turc de Bursa 248.000, Tanger au Maroc 230.000, Curitiba au Brésil 178.000. Togliatti à elle seule (286.700) est la première usine de Renault dans le monde! Et ce, alors que le premier site de Renault en France, celui de Batilly spécialisé dans les utilitaires, a culminé à 142.000 véhicules fabriqués en 2021.

    (…) Challenges

    Un chat noir hante-t-il les couloirs du siège de Renault à Boulogne-Billancourt ? On pourrait le penser, au vu des calamités qui s’abattent avec régularité sur le constructeur français. Plongé dans une très mauvaise passe à la suite de l’affaire Ghosn, le Losange a vu son redressement entravé par la crise sanitaire, puis la pénurie de semi-conducteurs. Et alors que les résultats 2021 signalaient enfin un retour à meilleure fortune, l’invasion russe en Ukraine le contraint à couper les ponts avec son principal marché après la France.

    (…) Les Echos

  • La France contrainte d’acheter de l’électricité auprès de l’Allemagne ou de la Russie pour passer l’hiver après l’arrêt de 4 réacteurs nucléaires

    Publié par Guy Jovelin le 18 décembre 2021

    Ce samedi, un quatrième réacteur nucléaire sera mis à l’arrêt après l’apparition de fissures sur trois autres de même génération. Résultat : la France va devoir acheter de l’électricité auprès de l’Allemagne ou de la Russie.

    Cela sonne au mieux comme un avertissement. Ce vendredi, au cours d’une réunion, Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique, a demandé à Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, de prendre des mesures pour améliorer la sécurité de l’approvisionnement en électricité du pays. Deux jours auparavant, le groupe avait annoncé sa décision de stopper les deux réacteurs nucléaires de la centrale de Chooz B, dans les Ardennes. Le numéro 2, dès jeudi, le numéro 1 ce samedi. Des mesures prises pour les mêmes raisons que ce qui avait conduit l’énergéticien à interrompre il y a quelques semaines les deux réacteurs de Civaux (Vienne) : des signes de vieillissement prématurés, observés sur des circuits servant à refroidir les cœurs en cas d’accident.

    (…) Le Parisien via fdesouche

  • La poudrière ukrainienne et la mèche

    Publié par Guy Jovelin le 17 décembre 2021

    Moscou aurait deux alternatives : ne pas intervenir militairement en défense des Russes du Donbasss, en laissant qu’ils soient submergés par l’attaque ukrainienne soutenue par l’OTAN et obligés d’abandonner la région pour se réfugier en Russie, décision qui serait traumatisante pour Moscou surtout sur le plan intérieur ; ou bien intervenir militairement pour arrêter l’attaque ukrainienne, en s’exposant à la condamnation internationale pour agression et invasion d’un État souverain.

    Les généraux ukrainiens ont prévenu qu’ils ne seraient pas en mesure de “repousser les troupes russes sans une massive perfusion d’aide militaire d’Occident”. La perfusion a déjà commencé : les États-Unis, qui ont déjà donné à Kiev une aide militaire de 2,5 milliards de dollars, lui ont fourni en novembre encore 88 tonnes de munitions dans le cadre d’un “paquet” de 60 millions de dollars, comprenant aussi des missiles Javelin déjà déployés contre les Russes du Donbass. En même temps les USA ont envoyé en Ukraine plus de 150 conseillers militaires qui, ayant à leurs côtés ceux d’une douzaine d’alliés OTAN, dirigent de fait les opérations.

    La situation est plus explosive encore parce que l’Ukraine -aujourd’hui partenaire mais, de fait, déjà membre de l’OTAN- pourrait être officiellement admise comme le 31ème membre de l’Alliance : et en conséquence, sur la base de l’Article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, les 30 autres membres de l’OTAN devraient intervenir militairement sur le front du Donbass en soutien de l’Ukraine contre la Russie. Le Ministère des Affaires étrangères russe a demandé à l’OTAN de ne pas admettre l’Ukraine, pour ne pas accroître ultérieurement la tension militaire et politique en Europe, rappelant que depuis la fin de la guerre froide la Russie a reçu des assurances réitérées que la juridiction et les forces militaires OTAN ne seraient pas avancées d’un pouce vers l’Est, mais que ces promesses n’ont pas été tenues. Le Ministère des Affaires étrangères russe a ensuite proposé à l’OTAN d’ouvrir des négociations pour des accords à long terme empêchant l’ultérieure expansion de l’OTAN à l’Est et le déploiement de systèmes d’armes dans le voisinage immédiat du territoire russe. La proposition a été sèchement repoussée le 10 décembre par l’OTAN, via le secrétaire général Stoltenberg : “Le rapport de l’OTAN avec l’Ukraine sera décidé par les 30 membres de l’Alliance et par l’Ukraine, et par personne d’autre”.

    Immédiatement après, hier 13 décembre, les ministres des Affaires étrangères du G7 (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon) et le Haut Représentant de l’Union Européenne, qui se sont rencontrés à Liverpool, ont déclaré être “unis dans la condamnation du renforcement militaire de la Russie et de sa réthorique agressive à l’égard de l’Ukraine” et que “la Russie ne devrait avoir aucun doute sur le fait qu’une ultérieure agression militaire contre l’Ukraine aurait comme réponse des conséquences massives et de graves coûts”.

    Pendant ce temps la Finlande, membre de l’Ue et actif partenaire OTAN contre la Russie, annonce l’achat de 64 chasseurs F-35A de Lockheed Martin pour un prix de 8,4 milliards d’euros qui, avec leurs infrastructures, atteint les 10 milliards, auxquels le gouvernement ajoutera 10 autres milliards d’euros pour leur maintenance et modernisation. Les 64 F-35A d’attaque nucléaires seront déployés aux frontières de la Russie, à 200 km seulement de Saint-Petersbourg, de fait sous commandement des USA qui, comme rappelle le sénateur Wicker, n’excluent pas d’utiliser les premiers les armes nucléaires.

    Manlio Dinucci

    Article original en italien :La polveriera ucraina e la miccia

    Via : mondialisation