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En 2019, Hervé a 56 ans et il achète une ancienne auberge aux enchères située dans la commune de Saint-Juvat (Côtes-d’Armor). Il décide de la remettre en état, pour y vivre décemment d’abord, puis pour héberger d’autres personnes. Touristes Airbnb, campeurs dans le jardin, locataire de quelques mois… « J’avais des demandes de partout. », se souvient-il. Pendant cinq ans, il accueillera tous ceux qui le désirent.
Il héberge notamment une famille de quatre Mauriciens en situation irrégulière. « Ouvrir sa porte je trouve que c’est quelque chose de fondamental », assure Hervé qui a logé six mois cette famille et a fait scolariser la plus jeune, mineure, au lycée hôtelier de Dinard (Ille-et-Vilaine).
[…]
Mais, quelques frictions ont lieu. Un jour l’homme accuse Hervé d’avoir volé des affaires qu’il stockait. Il lui reproche souvent de trafiquer la facture d’électricité, et puis « ils vivaient la nuit ». Les nuisances sonores deviennent alors régulières, la musique est forte et il y a souvent des invités.
Le premier dérapage intervient d’ailleurs une nuit de janvier 2026. Hervé allait promener son chien lorsqu’il remarque l’homme en train d’investiguer le compteur électrique. Le ton monte très vite, l’homme accuse Hervé de les arnaquer et le menace d’un « je vais te casser la gueule ». Pour Hervé, c’est la douche froide : « le masque tombe ». S’il y avait eu jusqu’ici quelques incivilités, les choses passent alors au cran supérieur.
[…]
Le bon cœur a ses limites, Hervé met la famille en demeure de quitter les lieux au 1er février 2026. Mais la famille ne déménage pas, et pour le propriétaire, il va falloir entamer une procédure d’expulsion.
Aujourd’hui Hervé a engagé un avocat spécialisé et la procédure est en cours. Mais les choses n’avancent pas vite. Parfois la famille ne se présente pas aux audiences, parfois elle demande un renvoi à une date ultérieure le temps que de nouvelles pièces soient examinées par les juges. Pendant ce temps, Hervé ne peut pas retourner vivre chez lui, dans cette bâtisse qu’il a rénové pendant 5 ans.
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, s’est exprimé sur l’utilisation de la climatisation en période de forte chaleur. Invité du Grand Jury RTL – Public Sénat – Le Figaro – M6, il a estimé que les Français pouvaient « se passer » de la climatisation dans « pas mal d’endroits ».
Une déclaration qui intervient alors que les épisodes de chaleur extrême relancent régulièrement le débat sur l’adaptation des logements, des écoles et des bâtiments publics au changement climatique.
« Climatiser son appartement, c’est aussi réchauffer celui du voisin »
Pour Emmanuel Grégoire, la généralisation de la climatisation ne constitue pas nécessairement la meilleure réponse face à l’augmentation des températures.
« Climatiser son appartement, c’est aussi réchauffer celui du voisin », a-t-il déclaré, en référence à la chaleur rejetée à l’extérieur par les systèmes de climatisation.
Le maire de Paris défend ainsi une approche reposant davantage sur la rénovation énergétique des bâtiments, l’isolation et l’adaptation de la ville aux températures extrêmes.
Selon lui, il est possible de se passer de la climatisation dans de nombreux endroits grâce à des solutions alternatives permettant de limiter la chaleur à l’intérieur des logements et des bâtiments publics.
Paris était-elle suffisamment préparée à la canicule ?
La question de la préparation de Paris face aux épisodes de chaleur extrême a également été abordée pendant l’émission.
L’Île-de-France a été particulièrement touchée par la canicule, avec une forte hausse de la mortalité au cours de la semaine concernée. Face aux critiques, Emmanuel Grégoire réfute toute « impréparation » de la capitale.
Il affirme que personne n’avait anticipé une canicule d’une telle ampleur et souligne que même les scientifiques auraient été surpris par sa gravité et sa durée.
Le maire de Paris défend ainsi la politique menée ces dernières années pour adapter progressivement la capitale aux conséquences du changement climatique.
Des solutions temporaires annoncées dans les écoles
La chaleur dans les établissements scolaires reste l’un des principaux défis auxquels la municipalité doit répondre.
Emmanuel Grégoire promet la mise en place de solutions temporaires dans les écoles les plus exposées, en attendant la réalisation de travaux de rénovation énergétique plus importants.
Ces travaux doivent notamment permettre d’améliorer l’isolation des bâtiments et de mieux protéger les salles de classe contre les températures élevées.
La question devient de plus en plus urgente alors que les périodes de forte chaleur peuvent rendre les conditions d’apprentissage particulièrement difficiles pour les élèves et les enseignants.
« Le jour où les « fells » entreront à Alger, j’espère trouver trois compagnons pour garder les faces du Monument aux morts et tomber en tirant une dernière salve de PM » – R.D –
C’est quelques heures seulement après le génocide du 5 juillet 1962 qui, rappelons-le, fit plus de trois mille victimes parmi la population civile européenne, que De Gaulle prit sa décision de faire fusiller le lieutenant Roger DEGUELDRE qui, fidèle à son engagement « La mort plutôt que le déshonneur! », avait justifié son action dans l’OAS par ces mots : « Mon serment, je l’ai fait sur le cercueil du Colonel Jeanpierre. Plutôt mourir, Mon Colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure ! »
Le lendemain, 6 juillet 1962, à l’aube, au fort d’Ivry, Degueldre se présenta devant le peloton d’exécution en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine, drapeau auquel il avait tout sacrifié et qu’il avait choisi comme linceul. Autour de son cou, il avait noué un foulard de la légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y avait la photo d’un bébé, son fils qu’il n’avait jamais vu. Il avait conçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé était venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort. « Dites que je suis mort pour la France ! » s’écria-t-il à l’adresse de son défenseur. Puis il refusa qu’on lui bande les yeux et, au poteau cria : « Messieurs, Vive la France ! » avant d’entonner la Marseillaise. Les soldats qui devaient l’exécuter, émus par son courage, hésitèrent à tirer. La première salve le blessa seulement : Une seule balle l’atteignit sur les douze qui furent tirées : au ventre dirent certains… au bras affirmèrent d’autres. Quoiqu’il en soit, le fait certain c’est que Degueldre ne fut pas atteint de manière décisive.
L’adjudant chargé de donner le coup de grâce se précipita, l’arme à la main, pour accomplir sa sinistre besogne et se rendit compte que le condamné était toujours en vie. Sa tâche ne consistait désormais plus à achever un quasi-mort censé avoir reçu douze bouts de métal… mais bel et bien de tuer un vivant. Et ce sont là deux choses bien différentes… Il en eut si terriblement conscience, que sa main pourtant préparée à cette macabre mission trembla, et que le revolver se déchargea dans le vide.
Parmi l’assistance, c’était la stupéfaction. Cette situation eut pour effet d’agacer le procureur qui, réveillé un peu tard, n’avait pas eu le temps de prendre son petit déjeuner. Et son estomac gargouillait. Mécontent, il fit signe à l’adjudant de se dépêcher. Pensant ce temps, Degueldre, à demi recroquevillé souffrait. Les coups de feu résonnaient encore à ses oreilles et il se demandait quand son calvaire prendrait fin.
L’adjudant, toujours tremblant, pointa une nouvelle fois son arme sur la tête de l’officier parachutiste, ferma les yeux et appuya sur la détente. Stupeur ! Rien ne se produisit. L’arme s’était enrayé. Une rumeur monta de l’assistance. Degueldre tourna la tête vers son exécuteur comme pour l’interroger. Aucune haine dans son regard… juste de l’incompréhension. Exaspéré par cette situation –unique dans les annales de l’exécution- le procureur ordonna qu’une nouvelle arme soit amenée. Mais personne parmi les militaires présents n’en possédaient. Il fallait courir en chercher une… Et pendant ce temps, Degueldre était toujours vivant… et il souffrait.
A partir de ce moment là, tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée, puisque le condamné étant encore en vie, il fallait le détacher du poteau et lui donner les soins nécessaires. Autrement dit, on n’avait pas le droit d’achever le blessé. Mais les ordres étaient formels; Il fallait que Degueldre soit tué ! Il incarnait à lui seul, l’OAS, cette puissance qui avait fait trembler les Etats Majors, le FLN et l’Elysée… Il fallait exorciser jusqu’à son souvenir.
Et pendant que l’on s’affairait à se procurer une arme, celui qui, à cet instant, aurait pu changer le cours des événements ne réagit point. Pétrifié par la scène, glacé d’effroi, le défenseur du condamné demeurait inerte. Pourtant, il lui appartenait de tenter quelque chose, de courir jusqu’au supplicié, de le prendre dans ses bras et de le couvrir de son corps en invoquant la justice, en appelant à l’amour, en exigeant au nom de toutes les traditions humaines et chrétiennes qu’on fît grâce qu condamné. Cela s’était déjà produit dans l’Histoire quand la corde du pendu avait cassé et que la grâce lui avait été accordée. Mais non, l’avocat demeurait prostré, sans voix, mort… alors que Degueldre, lui, était vivant et qu’il le regardait.
Enfin on remit un pistolet à l’adjudant qui, blanc comme un linge, écoeuré par cette boucherie… mais servile au commandement de tuer, devait en finir puisque tels étaient les ordres et que le défenseur du condamné qui, seul avait qualité pour tenter quelque chose, se taisait.
Un nouveau coup de feu claqua. Stupeur ! Celui-ci fut tiré, non pas au-dessus de l’oreille comme l’exige le règlement, mais dans l’omoplate… Une douleur atroce irradia le corps du supplicié. Il regarda vers le ciel et ouvrit grand ses yeux. Peut-être perçut-il à cet instant que son calvaire prenait fin. Il était tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir et il lui sembla entendre, là haut, les voix des martyrs du 5 juillet lui murmurer : « Roger… Roger… dès aujourd’hui tu seras avec nous dans le Paradis ».
Puis une nouvelle détonation retentit… et ce fut la fin.
C’est ainsi qu’après Claude PIEGTS et Albert DOVECAR, Sergent au 1er Régiment Etranger de Parachutistes, mourut, assassiné, le lieutenant Roger DEGUELDRE, également du 1er R.E.P, Chevalier de la Légion d’honneur… Et les salves du peloton couvrirent un instant les plaintes et les râles qui montaient d’Oran, tandis que la France, en vacances, n’entendit rien. Et nous nous devons de ne jamais oublier son ultime message adressé au petit peuple d’Algérie : « Si je ne suis pas de leur race, ni né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours ! »
Huit mois plus tard, le 11 mars 1963, le Colonel Jean BASTIEN-THIRY, Polytechnicien, tombait à son tour à 35 ans, sous les salves du peloton.
Décidément, le crime était profondément enraciné !…
chaque année se tient une émouvante cérémonie sur la tombe du lieutenant Roger Degueldre, à l’initiative du CNC.
Européens raflés, avant leur mise à mortDans quelques instants, ce gamin au regard éperdu sera assassiné avec de nombreux autres, parce qu’il est français. Fusillé ou égorgé…
Ce 5 juillet à Oran (environ 100 000 Européens y résidaient encore à ce moment), alors que le prétendu « cessez-le-feu » avec le FLN était en vigueur depuis 3 mois, suite à la trahison gaulliste, se déroula une terrible chasse aux Blancs.
« On égorgea, on tua au revolver ou à la mitraillette, on prit des rues en enfilade, tuant tout ce qui bougeait. On pénétra dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant des yeux, coupant des membres. On vit même des femmes musulmanes dépecer des vivants avec les dents. »
Bilan : 3 000 morts et disparus.
Le pire, dans cette histoire, est que 18 000 soldats français étaient stationnés à Oran. Ils reçurent l’ordre de l’infâme général
Le général Katz, une belle ordure
Katz de rester cantonnés dans leurs casernes, sans intervenir. Katz téléphona à De Gaulle pour l’informer de l’ampleur du massacre. Le chef de l’Etat répondit « ne bougez pas ». Les accords d’Évian (article V) prévoyaient pourtant que l’armée française puisse intervenir, au cas où la sécurité de ressortissants français serait menacée. Mais les 18 000 soldats français reçurent l’ordre de rester dans les casernes. Enlèvements et assassinats se poursuivirent jusqu’à la tombée de la nuit.
« C’est le seul exemple dans l’histoire d’un massacre perpétré sur une communauté sans défense, en présence d’une armée qui laisse assassiner ses ressortissants sans intervenir.
La tuerie dura près de six heures. Lorsque à 17 heures les gendarmes français sortirent de leur trou à rats, le calme revint aussitôt.
Les cadavres jonchaient la ville, on en trouva pendus aux crochets des bouchers, dans des poubelles…
Dans la chaleur de juillet, la puanteur était horrible.
Les soldats français et algériens déversèrent par camions les cadavres dans le Petit Lac et les couvrirent de chaux vive. Nul ne sait le bilan exact de cette Saint-Barthélemy.
On parlait dans les semaines qui suivirent de 3.000 morts et disparus.
C’est le chiffre que donna le sinistre De Broglie et que reprit le ministre André Santini.
Ce qui est sûr, c’est que le massacre était prémédité car les tueries commencèrent à la même heure aux quatre coins de la ville qui était vaste.
On peut presque dire que les morts eurent de la chance, car le sort des disparus qui furent signalés par des témoins dans les mines de l’Algérie, dans des prisons sordides, dans des maisons closes et des bars à soldats, traités en esclaves ou torturés fut sans nul doute pire encore. » (témoignage de Geneviève de Ternant)
La décision venait de l’Elysée mais trois jours après le massacre, De Gaulle osera : « mis à part quelques enlèvements, ça se passe bien Algérie ». Le général Katz, de son côté, écrira dans son journal le soir-même du drame : « les Pieds-noirs, pour avoir caché sciemment les hommes de l’OAS pendant quatre mois, n’ont eu que ce qu’ils méritaient. »
Le Canard Enchaîné rappelle le rôle de De Gaulle et le cynisme de Katz