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macron - Page 52

  • Macron : mesurettes et enfumage

    Publié par Guy Jovelin le 03 mai 2019

    POSTÉ LE 30 AVRIL , 2019

    macron.jpgEmmanuel Macron a tenté de répondre à la crise des gilets jaunes et de synthétiser le « grand débat », lors d’un long discours tenu le 25 avril dernier.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que les annonces du chef de l’État sont assez peu convaincantes – mais il est vrai qu’il fallait déjà beaucoup de bonne volonté pour croire au grand bla-bla national.

    Les mesures annoncées donnent l’impression qu’Emmanuel Ma­cron est reparti en campagne, avec l’espèce d’absurde catalogue de mesures qui caractérisent les campagnes électorales en France.

    Redisons donc, une nouvelle fois, que les Français ne veulent plus de cet inventaire à la Prévert de mesures clientélistes et souvent contradictoires.

    Ce que nous voulons savoir d’un candidat, ce sont sa vision politique et les principes qu’il appliquera évidemment en fonction de la situation.

    Faute de quoi, nous nous exposons toujours à des déconvenues : tantôt c’est la crise économique qui empêche d’appliquer le programme, tantôt les tensions sociales, tantôt Dieu sait quoi encore.

    Nous aurions aimé savoir avant le mois de mai 2017 quels étaient les principes politiques du candidat Macron, mais cette campagne en forme de hold-up a escamoté tout débat.

    Or, le président Macron semble décidé à rejouer la scène qui lui a si bien réussi en 2017. Seulement, il ne lui sera plus possible de faire trembler dans les chaumières avec le spectre du fascisme.

    Pendant encore trois ans (et c’est long, pour lui comme pour nous !), M. Macron sera le seul responsable des échecs et des réussites. Se cacher derrière un rideau de fumée ne peut lui être d’aucune utilité.

    En tout cas, les réformes annoncées sont au mieux des mesurettes, au pire nuisibles.

    Dans la catégorie des mesurettes, on apprend que le référendum d’initiative partagée sera désormais accessible avec un million de citoyens. Mais cela ne change pas grand-chose sur le fond. Si nous repensons à l’exemple du traité de Lisbonne, qui a violé la volonté populaire exprimée par le référendum de 2005, nous n’aurions pas pu organiser alors un référendum d’initiative partagée.

    La réforme du CESE, y intégrant 150 citoyens tirés au sort, va encore nous coûter plus cher.

    La réforme de l’État est abandonnée. Si ce n’est un vague «pacte territorial» qui semble bien annoncer de nouvelles usines à gaz et de nouveaux impôts.

    Je pourrais, moi aussi, aligner les mesurettes les unes après les autres. Rien dans ce qu’a annoncé M. Macron n’est de nature à enrayer le déclin français. Même sur le plan économique où il avait semblé un peu moins mauvais que son prédécesseur, il annonce discrètement que la fin de son quinquennat n’apportera rien.

    Mais je suis mauvaise langue. Il est vrai que le président a découvert l’existence du problème de l’immigration. Pour quelqu’un qui ignorait l’existence de la culture française, voici deux ans, c’est un progrès substantiel. Las, la découverte récente de ce grave problème ne donnera lieu qu’à un débat annuel au parlement.

    Croit-on vraiment que le groupe LREM, composé de tant de joyeux drilles ignorant la langue française et les rudiments du droit constitutionnel, fût-il saisi une fois par an du sujet migratoire, va pouvoir prendre des décisions énergiques?

    Si c’est ainsi qu’Emmanuel Macron compte répondre, non seulement à la crise des gilets jaunes, mais plus profondément à la crise économique, politique et culturelle que traverse notre malheureux pays si mal gouverné depuis des décennies, il se ment ou il nous ment!

     

    Source : les4verites

  •  Une photo d’Edouard Philippe et Emmanuel Macron souriants à leur arrivée à Notre-Dame crée la polémique sur les réseaux sociaux

    Publié par Guy Jovelin le 17 avril 2019

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    Source : policeetrealites

  • Encore un dîner de cons qui passe mal

    Publié par Guy Jovelin le 27 mars 2019

     

    Michel Garroté  --  Emmanuel Macron a récemment convié 65 "intellectuels" pour discuter avec lui à l’Elysée dans le cadre du Grand débat (extraits adaptés et commentés ; voir lien vers source en bas de page) : L’acte est assez insolite en France pour mériter l’attention. La réunion s'est prolongée fort tard, le Président ne résistant pas à l'envie de s'épancher en long, en large, et, parfois, en travers. C'est même l'une de ses caractéristiques, comme il l'a montrée à loisir dans le grand débat. Au-delà de ces péripéties, l'acte comme la méthode s'avèrent très révélateurs d'une conception et d'une pratique du pouvoir et permet de lire la personnalité d'Emmanuel Macron (ndmg - le blabla sans fin qui tue, dans le genre "Les aventures de Sarcron et Macrozy" ; la suite au prochain numéro de cirque).

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    Le choix des personnes invitées, l'organisation de cette rencontre, tout porte la marque d'un homme, ou plus précisément d'un adolescent (ndmg - de sale gamin en culottes courtes, de petit pommadé toujours avec maman), en recherche de reconnaissance. Tout ça est caractéristique d'une méthode. Celle de choisir des copains, ou des gens dont on le sait proche et qui ont travaillé pour lui. A remarquer, encore, l'absence de toute une partie importante de la communauté scientifique française, les anthropologues, les ethnologues et les démographes. Ces absences sont significatives. On discute dans l'entre-soi. Cela montre aussi une méconnaissance profonde des causes de la crise que vit la France. Mais, l'objet de cette réunion n'était justement pas d'analyser les causes de la crise, mais de faire de la communication (ndmg - et de pratiquer la "campagne électorale perpétuelle").

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    Certains des participants l'ont dit et écrit. Il n'y a pas eu de débat. Dominique Méda l'a souligné dans une tribune dont voici un extrait : « Comme les maires, nous constituions le mur sur lequel le Président faisait ses balles, jouissant de la puissance de ses muscles et de la précision de ses gestes et donc de la propre expression, cent fois ressentie, de son moi (ndmg - Macron alias Kim Jong Un : "Vive Moi ! Vive Maman !"). Nous étions son faire-valoir ». On ne saurait mieux dire. Tout avait été mis en place pour flatter l'égo du maître des lieux. Le Président a resservi sa soupe, ce brouet refroidi qu'il balance dans les différentes réunions où il apparaît. Il avait tout organisé pour se mettre en valeur, il avait tout organisé pour que cette réunion soit une promotion de sa personne (fin des extraits adaptés et commentés ; voir lien vers source en bas de page).

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    Adaptation & Commentaires de Michel Garroté pour LesObservateurs.ch, 25.3.2019

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    https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201903221040452302-macron-intellectuels-grand-debat-elysee/

     

    Source : lesobservateurs

  • Castaner – Macron ou la République des fusibles

    Publié par Guy Jovelin le 21 mars 2019

    Rédigé par notre équipe le 21 mars 2019.

     

    Le limogeage du Préfet de police de Paris, de son directeur de cabinet et du patron de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne a été l’ultime carte jouée par la Macronie pour se dédouaner de son incapacité (ou volonté ?) à faire régner l’ordre dans les rues de la capitale une fois le samedi venu. Ces limogeages de simples exécutants quel que soit le prestige de leurs titres a permis à Castaner de sauver sa tête, mais la question de la démission ne pourra guère être évitée bien longtemps. La Macronie espère une sortie en douceur, mais c’est bien tout l’édifice qui s’effrite et annonce un écroulement spectaculaire.

    Ce qui est bien avec les hommes politiques, c’est qu’ils profèrent tout et son contraire sans sourciller. Le nouveau monde promis par Macron n’est pas si nouveau ou alors il a fortement tendance à se confondre avec l’ancien. Dans son fameux discours de juillet 2018 où Macron défiait les Français de « venir le chercher », il avait aussi assuré qu’il n’était pas à la tête d’une « République des fusibles ». De belles paroles qu’il est bon de se rappeler à l’heure où Castaner procède à un grand ménage de printemps au sein de la préfecture de police de Paris. Si ménage il y a, c’est qu’il est urgent de trouver des bouc-émissaires susceptibles de prendre les coups à la place de l’adepte de la vodka, de chair fraiche et de piste de danse…

    Virer les exécutants pour rester en place !

    En ce jeudi, 21 mars, le ton de la voix de Castaner est grave. Il vient d’introniser le tout nouveau préfet de police à Paris. L’ancien n’était-il pas assez bon ? Il faut croire que non, car après dix-huit samedi de manifestations et parfois de casse, il a été remercié par son ministre en sursis. Entre un préfet de police et sa peau, Castaner n’a pas mis longtemps à choisir. Un choix évident même pour un homme potentiellement rongé par les boissons les plus fortes. Au revoir Michel Delpuech, bonjour Didier Lallement ! Un flic nouveau pour mater les black blocks ou les gilets jaunes ?

    A en croire les éléments de langage dispersés aux quatre vents par Beauvau, le nouveau préfet de police est un dur à cuir, un type qui fera régner l’ordre. Vraiment ? Pourtant l’homme nouveau a sévi à Bordeaux où tous les samedis. Une ville où les policiers se retranchent derrières des murs et des canons à eau en attendant que la nuit tombe pour rentrer chez eux la tête basse et les vêtements souillés par des « cacatov » ? Les policiers bordelais ou parisiens reçoivent les mêmes consignes – on tape, on disperse, mais les gilets jaunes en premier lieu. Les black blocks, eux, servent les desseins de certains…

    Lallement doit faire dans le maintien de l’ordre le plus strict. Tour de vis sécuritaire qui va se traduire notamment par l’utilisation des militaires samedi. Des militaires chargés normalement de répondre à la menace terroriste… Là encore, qui sont les terroristes ? Les gilets jaunes, les black blocks ou les djihadistes ? Le Gouvernement voit flou et continue ainsi de criminaliser un mouvement qui n’a toujours pas abandonné la lutte pacifique en faveur d’un avenir et d’une vie digne. Ce samedi fera figure de test, mais le prochain et le suivant aussi. Bref, la carrière ministérielle de Castaner ne tient qu’à un fil et Macron trouvera peut-être une fenêtre d’opportunité pour l’éjecter. Après le grand ménage au sein de la préfecture de police, il y aura une grande lessive dans les tous premiers cercles de la Macronie, scandale Benalla-Macron oblige ! Ah quelle est belle la République des fusibles !

     

    Source : 24heuresactu

  • Macron après l’acte 18 des Gilets jaunes : « Maintenant, c’est terminé »

    Publié par Guy Jovelin le 18 mars 2019

    Par  le 17/03/2019

     

    Le président de la République, rattrapé par la crise des Gilets jaunes, veut frapper fort, après ce nouveau samedi noir sur les Champs-Elysées. Parmi les mesures attendues, une possible interdiction de manifester sur l’avenue.

    Le Premier ministre se rendra ce lundi matin à 11h30 à l’Elysée pour faire des propositions au chef de l’Etat. Elles devraient effectivement déboucher dans la foulée par des annonces à la hauteur de la crise. Plus concrètement, il s’agirait d’interdire d’accès certains secteurs comme les Champs-Elysées, en les sanctuarisant. Bref, le président a décidé de frapper fort : « Maintenant c’est terminé. J’insiste pour que ce type de scène ne puisse plus se reproduire, notamment sur cette avenue », a-t-il tonné, visiblement remonté, auprès ses équipes.

    La pression est maximale sur les épaules d’Emmanuel Macron. Lui qui pensait avoir repris la main ces dernières semaines grâce à son Grand débat national, se retrouve de nouveau au pied du mur. Rattrapé par la crise des gilets jaunes. Un président qui est même apparu à contretemps de l’actualité, en s’affichant au ski dans les Pyrénées à la Mongie, pendant qu’une partie de Paris était littéralement en feu. Avant de revenir précipitamment dans la soirée pour participer à une cellule de crise. « Franchement, cette image au ski, on aurait vraiment pu s’en passer. Ce n’était pas utile », reproche un poids lourd de la majorité.

     

    (…) Le Parisien via fdesouche