Publié par Guy Jovelin le 18 novembre 2025

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Publié par Guy Jovelin le 18 novembre 2025

Publié par Guy Jovelin le 12 novembre 2025

Publié par Guy Jovelin le 30 octobre 2025

Publié par Guy Jovelin le 08 octobre 2025

Les médias français ont peu fait écho à la remise des Global Citizen Awards 2025 qui s’est déroulée à New York au début du mois, à l’initiative de l’Atlantic Council et en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Or, Emmanuel Macron fut l’un des trois lauréats de ce prix mondialiste décerné devant quelque sept cents dirigeants politiques, économiques, militaires et des médias.
Outre Emmanuel Macron, le président argentin Javier Milei et le président de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), Gianni Infantino, ont également été récompensés ce soir-là.
John F.W. Rogers, président du Conseil de l’Atlantique, a affirmé vouloir honorer trois dirigeants mondiaux « qui ont répondu à l’appel de servir une cause plus grande que la leur ». Et Rogers d’ajouter sans rire que chacun d’eux incarne « le sens du devoir » et que leur personnalité et leurs contributions ont « transcendé les obligations de leur propre situation ».
Il incombe aux dirigeants comme aux citoyens, a déclaré Rogers, de contribuer à « articuler une vision du monde qui permette aux démocraties de prospérer dans cette nouvelle ère ».
Frederick Kempe, président-directeur général du Conseil de l’Atlantique, a lancé un appel à l’action aux nombreux dirigeants présents dans cette salle influente, des entreprises aux gouvernements, en passant par l’armée et la société civile : « Vous avez tous un rôle à jouer, vous pouvez tous façonner cet avenir. »

C’est après un mot d’introduction prononcé par Laurence D. Fink, le patron de Blackrock et nouveau co-président par intérim du Forum économique mondial que le président français a accepté son Prix du Citoyen du Monde.
Il a présenté la guerre entre la Russie et l’Ukraine comme « une guerre existentielle » pour les Européens. « Notre devoir en tant que nations libres, en tant que membres des Nations Unies, est clairement de soutenir les Ukrainiens dans cette résistance, de les soutenir non seulement pour résister, mais aussi pour recouvrer leur territoire et leur intégrité. »
Le belliciste président de la république française a également lancé un appel à règlementer les réseaux sociaux parce qu’ils échappent actuellement au contrôle du Nouvel ordre mondial, entraînant selon lui des effets profondément négatifs sur les jeunes générations et sur le discours politique.
« Aucun dirigeant français n’a dirigé son pays à une période aussi cruciale depuis la Seconde Guerre mondiale », a déclaré le président-directeur général de BlackRock à propos de Macron.

Le président argentin Javier Milei a, lui aussi, reçu le Prix Citoyen du Monde, après une présentation faite par le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.
Notons que le lauréat 2010 du Global Citizen Awards n’était autre que Klaus Schwab, fondateur du Forum économique mondial de Davos.

Depuis, Zelensky a lui-aussi reçu ce prix, en 2023.

Pierre-Alain Depauw
Publié par Guy Jovelin le 05 septembre 2025
J’ai regardé attentivement pour vous la conférence de presse des présidents Macron et Zelensky suite à la réunion de la coalition des volontaires organisée le 4 septembre à Paris.
Je ne voudrais pas avoir l’air d’enfoncer des portes ouvertes, mais quand certains rabâchent des mensonges et des âneries pour qu’elles deviennent des vérités, il convient de répéter la vérité afin que leurs inepties demeurent des mensonges.
Ainsi, Emmanuel Macron nous dit :
« Le camp de la paix est à Washington, Kiev, et dans toutes les capitales d’Europe et chez tous les alliés de cette coalition des volontaires ».
Il est bon de voir que Macron valide la nouvelle posture de Washington qui a considérablement évolué depuis l’arrivée de Donald Trump, il y a moins d’un an, à la Maison Blanche.
Il y a encore moins d’un an en effet, les contacts entre les États-Unis et la Russie étaient rompus. Entre février 2022 et janvier 2025, pratiquement aucun contact entre la Russie et les États-Unis au niveau ministériel n’a eu lieu. Pire, quand le « camp de la paix » s’est réuni à Bürgenstock en Suisse en juin 2024, la Russie n’avait même pas été conviée. Et moi qui croyais naïvement que pour faire la paix il fallait être deux.
Ce que Macron oublie dans sa dialectique orwellienne, c’est que précisément le fameux « camp de la paix » n’a eu de cesse que de jeter de l’huile sur le feu de ce conflit. Ainsi, personne n’a oublié que le Premier ministre britannique Boris Johnson fit tout pour faire capoter l’accord de paix négocié à Istanbul en avril 2022 et sur le point d’être signé par Moscou et Kiev.
Combien de malheurs auraient pu être évités si une puissance étrangère n’était pas venue faire du sabotage dans un conflit qui, à l’évidence, ne la regardait pas ? Combien de malheur et combien de territoires perdus pour l’Ukraine aurait été évités.
Il faut également revenir sur le terme de « guerre d’agression ».
Ce sont les États européens et américains qui ont agressé l’Ukraine en répandant le ferment de la déstabilisation en 2014. La Russie n’a fait que réagir notamment pour protéger des populations agressées, ayant ainsi le droit international de son côté. J’ajoute que c’est « le camp de la paix », toujours lui, qui a saboté les Accords de Minsk, avouant toute honte bue qu’il s’agissait d’une manœuvre dilatoire. On notera au passage que c’est aujourd’hui Macron qui accuse la Russie de manœuvres dilatoires. Pardon encore une fois de répéter des choses que le lecteur éclairé sait déjà, mais la pratique de l’inversion accusatoire par les gouvernements occidentaux nous y contraint.
Macron a raison de rappeler que les faits sont têtus car la Russie n’a eu de cesse de chercher des solutions pour éviter le conflit, rendu inévitable par l’intransigeance des occidentaux et notamment des États-Unis. Il eût suffi à l’époque de garanties solides de non adhésion de l’Ukraine à l’OTAN (ce qui aujourd’hui n’est plus guère d’actualité) et de protections efficaces des populations du Donbass pour que Moscou renonce à son intervention.
Ensuite, je ne sais pas si c’est l’effet des substances, mais Macron devrait tout de même faire un peu attention.
Car si l’armée russe avait effectivement perdu 1 million d’hommes pour conquérir 1% du territoire, on se demande bien comment elle ferait pour avancer comme elle avance aujourd’hui.
Personne hélas ne peut contester qu’il y a eu trop de pertes de part et d’autre, mais il me semble qu’à ce niveau-là de l’État, un minimum de mesure s’impose. Bon il est vrai que la conférence ce de presse réunissait exclusivement des journalistes amis, mais tout de même…
Enfin, et pour conclure, on notera que la réunion de Paris n’a abouti strictement à rien.
Car il est bien beau de statuer sur ce que l’on va faire après le cessez-le-feu, mais faudrait-il qu’il y ait un cessez-le-feu. Or le feu ne pourra cesser qu’aux conditions de celui qui a l’avantage sur le terrain.
Et sur le terrain, c’est la Russie qui a l’avantage.
De surcroît, sans vouloir faire de peine à personne, je doute qu’une coalition composée entre autre, de la Belgique, du Luxembourg ou de la Nouvelle-Zélande soit suffisante pour faire peur à Poutine.
Je m’en voudrais de ne pas aborder brièvement la question de savoir ce qu’il convient de faire si Vladimir Poutine n’obtempère pas devant les injonctions des charlots. Ils ont prévu de nouvelles sanctions. C’est vrai que ça a tellement bien marché jusque-là qu’il serait dommage de ne pas appliquer une formule aussi fructueuse.
De la même manière qu’on s’évertue à appliquer des solutions qui ne marchent jamais, on ne change pas une équipe qui perd.
Jacques Frantz
Source : medias-presse.info